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Mexique : le futur président sollicite le Pape pour un processus de pacification

Andrés Manuel Lopez Obrador
Andrés Manuel Lopez Obrador, nouveau président du Mexique.
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En raison de la « qualité morale et spirituelle » du pape François, le président-élu du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, lui a demandé d' »accompagner » un processus de pacification de ce pays marqué par les affrontements autour du trafic de drogue.

Élu le 1er juillet 2018, Andrés Manuel López Obrador sera formellement investi président des États-Unis mexicains le 1er décembre prochain. D’ici là, il veut organiser des rencontres pour la « pacification et la réconciliation » du pays. Depuis fin 2006, le Mexique mène une lutte contre les cartels de la drogue particulièrement importante. Très violents, les affrontements ont fait plus de 200 000 morts.

Le Pape cordialement invité

Dans l’optique de ces rencontres, le futur président mexicain a transmis à la nonciature apostolique à Mexico une « cordiale invitation » à l’attention du souverain pontife. Celui-ci, considère l’homme politique, pourrait « accompagner » ce processus, en raison de sa « qualité morale et spirituelle ».

Une telle participation serait « un privilège », affirme Andrés Manuel López Obrador dans sa missive. Son futur gouvernement, assure-t-il, accordera une « grande valeur » aux vues du Pape sur le Mexique. Les forums de réconciliations se tiendront entre le 7 août et le 24 octobre. Des membres d’organisations sociales, humanitaires ou religieuses y seront notamment invités. De même que des représentants des Nations unies. Les réflexions devraient aboutir à un « plan pour la sécurité publique et pour la réconciliation et la paix ».

Des prêtres en danger

Le 14 juillet, Loretta Ortiz, coordinatrice de ces rencontres, avait annoncé que le pape François avait accepté d’y participer par vidéo-conférence. Une annonce alors démentie par Greg Burke, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège. Cette information, avait-il soutenu auprès d’EFE, « n’a pas de fondement ». Les violences au Mexique touchent notamment les prêtres. Pas moins de 22 d’entre eux y ont été assassinés depuis 2012.