Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Abonnez-vous à notre newsletter

Aleteia

« Cela suffit ! », le cri du cœur du pape François à Bari

POPE FRANCIS VISIT BARI
Antoine Mekary | ALETEIA | I.MEDIA
Partager

Encouragé par la présence des patriarches orientaux, dont certains ont été les témoins d’horreurs dans leur pays respectifs, le pape François a lancé à Bari un bouleversant appel pour la paix. Par Arthur Herlin, à Bari.

Point d’orgue de cette Journée de rencontre œcuménique en faveur des chrétiens d’Orient voulue par le pape, un temps de prière pour la paix au Moyen-Orient a été organisé sur le front de mer de Bari dans le sud de l’Italie. Renforcés par la vénération un peu plus tôt des reliques de saint Nicolas, saint de l’œcuménisme par excellence, tous les patriarches orientaux ont prononcé des prières dans leur langue respective, entremêlées de chants en araméens.

Fort de cet intense moment de communion spirituelle, le pontife et tous les patriarches orientaux — parmi lesquels le patriarche d’Alexandrie Théodore (Tawadros) II, Aphrem II, patriarche syriaque orthodoxe d’Antioche, ou encore le cardinal Bechara Boutros Raï, patriarche maronite, en français — se sont aussitôt rendus à la basilique Saint-Nicolas dans la vieille ville de Bari pour une table ronde à huis clos dédiée à la réflexion sur la situation des chrétiens d’Orient.

Un appel à la paix

Après être restées closes pendant plus de deux heures, les grandes portes de la basilique Saint-Nicolas se sont finalement rouvertes. Tous les participants à cette journée de prière et de réflexion pour les Chrétiens d’Orient à l’initiative du pape François, sont finalement sortis sur le parvis. Faisant part au nom de tous des résultats de cette rencontre, le pontife a prononcé un vibrant appel à la paix au Moyen-Orient. Ce dialogue fraternel a été un signe que « la rencontre et l’unité doivent toujours être recherchées », a-t-il lancé. Tout comme la paix : celle-ci doit être « cultivée », y compris sur les « terrains arides des oppositions ». « Les trêves assurées par les murs ou les épreuves de force » n’y feront rien, encore moins les marchands de mort vendeurs d’armes.

« Cela suffit, les avantages de quelques-uns sur le dos d’un grand nombre ! », a alors martelé le pape François, s’adressant directement aux grandes puissances. « Cela suffit, l’occupation de terres qui lacèrent les peuples! Cela suffit, la domination des vérités de parti, sur les espérances des gens ! Cela suffit, l’utilisation du Moyen-Orient à des profits étrangers au Moyen-Orient! (…) Cela suffit, les oppositions obstinées ! Cela suffit, la soif de profit qui ne prend personne en compte, cherchant uniquement à accaparer les gisements de gaz et de combustibles ».

Les États-Unis, l’Europe, la Russie, et bien d’autres sont prévenus : une « très grave responsabilité » pèse sur eux. « On ne peut pas élever la voix pour parler de paix pendant qu’en cachette se poursuivent des courses effrénées à l’armement ». Au terme de cette prise de parole, le pape a exhorté les nations à se mettre « au vrai service de la paix ». Seule la volonté « réelle » d’écoute et de dialogue peut transformer les cris de guerre en chants de paix.

Le pontife et tous les patriarches accompagnés d’enfants ont ensuite libéré des colombes en signe de paix. Comme une voix venue d’Orient, un chant en araméen a aussitôt vibré sur la place de la basilique, raisonnant dans les rues étroites de la vieille ville de Bari.

Cliquez sur la première image pour voir le diaporama :

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]