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Rencontre œcuménique de Bari : saint Nicolas, le saint de l’unité

SAINT NICHOLAS MYRE
Domaine Public
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La ville de Bari n’a pas été choisie par hasard pour abriter la rencontre œcuménique entre le pape François et les patriarches des Églises orientales le 7 juillet 2018. Cette cité portuaire des Pouilles est en effet le lieu où sont vénérées les reliques de saint Nicolas de Myre, un saint particulièrement important pour la recomposition de l’unité de l’Église en Orient et en Occident. 

Selon la tradition, saint Nicolas est désigné évêque de Myre (actuelle Turquie) autour de l’an 300. Après sa mort en 345, ses ossements sont conservés dans l’église qui porte son nom dans cette ville. Il est alors vénéré par de nombreux pèlerins jusqu’à l’arrivée des musulmans au IXe siècle qui menacent les communautés chrétiennes.

C’est dans ce contexte que des marins venus de Bari décident d’invervenir pour rapporter ces reliques en terre chrétienne. Celles-ci sont alors dérobées aux gardiens grecs de l’église et à leurs maîtres musulmans, puis mises à l’abri à Bari le 9 mai 1087.

Encore aujourd’hui la translation des reliques fait l’objet d’une grande fête annuelle du 7 au 9 mai dans le centre historique de Bari. Afin de reconstituer l’arrivée de celles-ci, un cortège traverse la ville jusqu’au vieux port, où l’archevêque célèbre une messe. La mort de saint Nicolas est également célébrée le 6 décembre, dans la ville comme dans toute l’Église.

Symbole de l’unité de l’Église

Au fil du temps, saint Nicolas est devenu le symbole de l’unité des Églises d’Orient et d’Occident, en premier lieu parce qu’il a vécu au temps de la chrétienté encore unie. Son importance est aussi liée au fait qu’il demeure très vénéré en particulier par les orthodoxes russes, bien que ses reliques se trouvent en territoire catholique.

BASILICA OF SAINT NICHOLAS BARI
By posztos | Shutterstock
La basilique Saint-Nicolas de Bari.

Fruit d’un accord entre le pape François et le patriarche orthodoxe Cyrille Ier, les reliques ont été transférées pour la première fois à Moscou et Saint-Pétersbourg entre mai et juillet 2017. L’événement a rencontré un vif succès, attirant des centaines de milliers de personnes.

Le patriarche de Moscou avait estimé que cet événement avait été le « premier signe concret de rapprochement » entre les Églises catholique et orthodoxe russe. Rien n’aurait « pu faire autant pour le développement des relations entre le monde catholique et orthodoxe que les reliques de saint Nicolas », avait-il renchéri.

Une porte vers l’Orient

Bari représente également une porte vers l’Orient : port traditionnel de débarquement des pèlerins venus d’Orient depuis le XIe siècle pour vénérer les reliques de saint Nicolas, mais aussi d’embarquement des croisés entre les XIIe et XIVe siècles vers la Terre Sainte. C’est notamment de là que l’empereur Henri VI, fils de Barberousse, lancera son appel à poursuivre la troisième croisade en 1195.

Par ailleurs, à Bari est aussi vénérée une icône du XVIe siècle de la Vierge Marie de type Odegitria — celle qui montre la voie, ­en grec. Il s’agit d’une représentation de la Vierge qui montre l’enfant Jésus, un thème marial très répandu dans l’Église orthodoxe. Selon la légende, la toute première Odegitria est celle de Blachernitissa, un quartier de Constantinople. Datant du VII siècle et aujourd’hui conservée à Moscou (Russie) elle était considérée par le passé comme la protectrice de Constantinople et par prolongement, des chrétiens d’Orient.

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