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L’héritage spirituel du cardinal Tauran

© Meeting de Rimini
Le cardinal Tauran était président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux.
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Décédé dans la nuit du 5 au 6 juillet à l’âge de 75 ans, le cardinal Tauran a énormément œuvré pour le dialogue interreligieux. En novembre 2016, il s’était exprimé devant l’ensemble des évêques de France sur la nécessité du dialogue avec les musulmans. Un « dialogue de la vie », dans lequel les chrétiens ne doivent pas renoncer à annoncer Jésus et l’Évangile.

Président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le cardinal Tauran s’est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi. À travers la diplomatie du Saint-Siège il aura consacré sa vie au service de la paix dans le monde dans le dialogue interreligieux. Ce dialogue, il n’a eu de cesse de le nouer et de le défendre. En novembre 2016, le cardinal Tauran s’était ainsi exprimé devant l’ensemble des évêques de France réunis pour leur Assemblée plénière d’automne. Il avait alors souligné la nécessité du dialogue avec les musulmans. Un « dialogue de la vie », dans lequel les chrétiens ne doivent pas renoncer à annoncer Jésus et l’Évangile.

« Le dialogue n’exclut pas la conversion », expliquait-il. Revenant sur les fondements de ce dernier, il a rappelé une conviction du Concile Vatican II (Nostra Aetate) : « L’Église regarde avec estime les musulmans ». Loin d’être réservé aux élite, ce dialogue doit s’inscrire dans le quotidien ordinaire de nos vies. « Vivre ensemble est possible », affirmait-il régulièrement.

Le dialogue, un instrument de paix

Selon lui, la visée du dialogue est de « favoriser la paix et la collaboration entre les peuples ». Le cardinal Tauran n’hésitait pas à souligner que ce dialogue devait être avant tout « au service de la société parce que nous croyons que les religions peuvent apporter un supplément d’âme ». Enfin, et c’est peut-être le plus important, il n’a eu de cesse de revenir, tout au long de sa vie, sur l’importance d’éduquer pour dialoguer. La compréhension mutuelle doit pouvoir s’appuyer sur la connaissance de sa propre religion. « Les religions ne sont pas à l’origine du chaos actuel. Mais on ne peut comprendre le monde d’aujourd’hui sans prendre en compte les religions », affirmait-t-il ainsi en 2015, lors d’une conférence sur la vision chrétienne des relations entre chrétiens et musulmans. « Elles seront un élément incontournable dans la résolution des conflits en cours ».

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