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Quand votre enfant s’effondre, faire face à sa fatigue morale

SAD CHILD
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Non, l'épuisement moral n’est pas réservée aux adultes. Chez l’enfant, il se manifeste de façon insidieuse, parfois trompeuse. Tensions entre les parents, décès d’un proche, déménagement… C’est souvent un événement déclencheur et déstabilisant qui en est à l’origine. Quels sont les signes de l'épuisement infantile ? Comment aider son enfant en souffrance ? Voici quelques pistes avec Rita de Roucy, psychologue et psychothérapeute familial.

On a longtemps pensé que l’épuisement moral était réservé aux adultes. Mais il n’y a pas d’âge pour aller mal. Si tout le monde s’accorde sur le fait que l’adolescence est une période propice au mal-être, l’épuisement moral peut également toucher les enfants plus jeunes, entre 6 et 12 ans. Il prend des formes très diverses, parfois insoupçonnées, souvent différentes de celles de l’adulte. C’est un état à éclipses.

Fatigue, tristesse et troubles du sommeil

Chez l’enfant la tristesse peut être remplacée par l’irritabilité, l’amaigrissement par le manque d’augmentation régulière de poids… Parmi les symptômes fréquents, il y a aussi le retrait, souvent discret, des relations sociales. L’enfant a tendance à moins jouer et ses résultats scolaires baissent. « Les enfants ont parfois du mal à verbaliser leur mal-être, explique à Aleteia Rita de Roucy, psychologue et psychothérapeute familial, c’est donc leur corps qui s’exprime pour eux. Certains vont moins jouer, moins manger, être abattus. D’autres, à l’inverse, vont être hyperactifs, très excités, même agressifs. »

Aleteia : L’épuisement chez l’enfant peut-être due à une cause profonde. Comment la déceler ? Y a t’il des signes qui doivent alarmer les parents ?
Rita de Roucy :
Si vous voyez que l’enfant s’isole, qu’il rentre à la maison de l’école triste ou éteint, parfois avec des larmes aux yeux ou que vous observez qu’il n’a pas d’amis, s’il vous dit que personne ne l’aime, alors il faut absolument consulter un pédopsychiatre. Celui-ci pourra voir s’il s’agit d’une dépression, d’une angoisse ou d’une phobie. Un parent ne peut pas agir seul.

Quelles peuvent être les causes de la dépression chez l’enfant ?
Cela peut être lié aux parents qui travaillent énormément, qui ne parviennent pas à entretenir une relation de qualité avec leurs enfants. C’est ce lien qu’il faut observer en premier lieu. Ensuite, cela vaut la peine d’approfondir l’histoire de l’enfance de la mère ou du père. Par exemple, l’enfant qui est en manque d’un lien de qualité va se rapprocher inconsciemment de la phobie de l’enfance vécue par son père ou par sa mère. Les enfants sont comme des éponges, ils s’imprègnent des émotions de leurs parents, même de celles qui sont les plus reculées chez eux.

Comment trouver un pédopsychiatre de confiance ?
Mon premier conseil est de vérifier si le pédopsychiatre en question est attaché à un hôpital. Ensuite, le bouche-à-oreille entre personnes de confiance marche très bien. Nous vivons une époque où tout le monde est psy. Tout le monde veut devenir un psy. Il faut donc vraiment faire attention. Toute erreur de choix peut s’avérer préjudiciable pour l’enfant.

Comment rassurer l’enfant avant la consultation chez un pédopsychiatre ?
Il ne faut jamais dire à un enfant : « Mon pauvre, tu n’as vraiment pas l’air d’aller bien ». C’est une phrase qui peut effrayer votre enfant. Il faut le rassurer en disant que vous avez vécu quelque chose de semblable et que vous avez eu la chance de rencontrer au même âge une personne qui vous a aidé. Ne dramatisez pas ce passage à vide de l’enfant. Parlez-lui des projets qui lui font le plus de plaisir. Il verra que la vie ne s’arrête pas là. Il comprendra qu’il y a des moments qui peuvent être difficiles, mais qu’il ne s’agit que de passages, toujours vers quelque chose de mieux.

Il y a les médecins du corps, il y a aussi les médecins du cœur…
Votre enfant le comprendra facilement. En effet, beaucoup d’enfants découvrent dans l’échange avec le pédopsychiatre un temps d’écoute privilégié. C’est ce qui leur permet de s’exprimer à la fois en liberté et en confiance. Passée l’appréhension de la première consultation, vous verrez bientôt que votre enfant apprécie cette rencontre et qu’il sait en tirer tous les profits que vous souhaitez pour lui.

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