Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Samedi 28 novembre |
Sainte Catherine Labouré
home iconFor Her
line break icon

En images : les robes de mariées à travers les âges

© Public domain

Robe de fiançailles de l'impératrice Élisabeth d'Autriche.

Marzena Devoud - Publié le 22/06/18

Symbole d'un grand jour, la robe de mariée occupe une place à part dans la garde-robe féminine. Elle symbolise un moment crucial dans la vie d'une femme. Confectionnée en secret pendant de longs mois, la robe de mariée transforme la jeune femme en reine d'un jour. Mais il n'en a pas été toujours ainsi.

Au cours de l’histoire, ce n’est pas que l’institution du mariage qui a évolué. La robe de mariée aussi. Durant de nombreux siècles, la mariée ne porte pas une robe spécifique pour le jour de la cérémonie. Bien avant d’adopter la traditionnelle robe blanche, la jeune fille choisit tout simplement parmi ses tenues la robe qui a la plus belle couleur. Que l’on vienne d’une famille pauvre ou que l’on appartienne à la noblesse, la règle veut que l’on se pare de ses plus beaux atours le jour J, sans autre contrainte particulière. Le style de la robe traduit le rang et les ressources de la famille de la mariée.


CELESTINA AGOSTINO

Lire aussi :
Celestina Agostino : « Le jour de son mariage, on n’est pas à la mode, on est soi »

En France, les femmes portent d’ailleurs souvent leur costume régional. N’est-il pas un habit traditionnel pour la messe du dimanche ? L’apparition d’une tenue spécialement dédiée à la cérémonie du mariage vient de l’Église au temps de la Renaissance. C’est au Concile de Trente (1542), que l’Église instaure de nouvelles règles pour le mariage : elle rend obligatoire la publication des bancs, la présence d’un curé, ainsi que la présence de témoins. De même, elle prescrit « solennité et éclat » pour la tenue. Les tableaux de l’époque témoignent que les mariées des familles aristocratiques commencent à revêtir une robe de couleur blanche.

Blanc, symbole de pureté

Les siècles suivants, les robes de mariée retrouvent des couleurs. Le noir est le plus prisé car il permet à la femme de porter plusieurs fois sa robe, pratique courante notamment dans les familles les plus modestes. Pour voir vraiment la robe blanche sur une mariée, il faut attendre le XIXe siècle. Cette apparition du blanc est liée aux prémisses de la séparation de l’Église et de l’État. Elle distingue le mariage civil du religieux. Avec la sécularisation, la robe de mariée blanche devient alors le symbole de la virginité et de la pureté.


QUEEN VICTORIA

Lire aussi :
Découvrez comment la reine Victoria a changé à jamais la robe de mariée

La robe de mariée reflète le plus souvent les préférences esthétiques du moment. Sa forme évolue au fil des décennies, depuis les robes à paniers du XVIIIe siècle, le style épuré du Premier Empire, la mode romantique et les formes structurées par les crinolines et les tournures sous la Restauration. Au lendemain de la Première guerre mondiale, elle ne résiste pas à l’évolution des mœurs et des styles vestimentaires : les femmes se marient alors dans des robes à taille basse aux ourlets raccourcis.




Lire aussi :
Cinq robes de mariée qui ont marqué l’histoire

Après la pénurie de tissu de la seconde guerre mondiale, les couturiers — tel Christian Dior — reviennent aux longueurs dans les années 1950. C’est l’âge d’or de la robe ample et évasée jusqu’aux pieds.

Les créateurs de haute couture s’en emparent alors et s’en donnent à cœur joie, laissant libre cours à leur imagination. Et ce n’est pas par hasard que leurs défilés se clôturent sur la robe de mariée : c’est la consécration d’une union réussie entre le monde de la mode et la célébration du mariage.

Découvrez en images, l’histoire des robes de mariée à travers les âges :


COUPLE MARRIED

Lire aussi :
Mariage : des traditions propres à chaque région

Tags:
histoireMariage
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
Agnès Pinard Legry
Jauge de 30 personnes : les catholiques unis ...
Timothée Dhellemmes
"Ridicule", "pathétique", "humiliante"... la ...
Agnès Pinard Legry
Vent debout contre la jauge de 30 person...
Timothée Dhellemmes
Les messes publiques reprendront samedi... ma...
Timothée Dhellemmes
Les évêques fustigent une décision "irréalist...
Monseigneur Matthieu Rougé
Timothée Dhellemmes
Mgr Rougé : "C’est un manquement à la parole ...
CATHEDRALE NOTRE DAME DE PARIS
Caroline Becker
Découvrez l'intérieur de Notre-Dame de Paris,...
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement