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De la « religion laïque » à « la pastorale du sport »

ANTOINE GRIEZMANN
FRANCK FIFE I AFP
Le footballeur français, Antoine Griezmann.
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À quelques heures de l'ouverture de la Coupe du monde de football en Russie, le Vatican a décidé de ne pas rester sur le banc de touche et publie une réflexion sur le sport afin d′en promouvoir une vision chrétienne.

Alors que la Coupe du monde débute ce jeudi 14 juin, le Vatican a publié Donner le meilleur de soi, un document qui livre des pistes de réflexion sur le sport, dont l’on vous livre le meilleur.

Un moyen de « mission et de sanctification »

Le sport est un phénomène universel. Pour le Saint-Siège, il est avant tout un moyen de « mission et de sanctification ». Puisque l′Église est « appelée à être un signe de Jésus » dans le monde, le sport devient une bonne occasion « d′apporter le message du Christ ». D′autant qu′il est possible de le pratiquer dans les paroisses, les écoles ou les associations. Et là, d′en communiquer la joie, la beauté — celle de la Création et de l’être humain, image de Dieu.

Un « signe des temps »

Tous les papes du XXe siècle — de saint Pie X au pape François en passant par saint Jean Paul II — ont considéré le sport comme un « signe des temps ». Par son phénomène de masse et sa portée universelle, il a été développé dans toutes les cultures. Le sport est devenu un « langage universel » compris par tous. Il faut savoir s′en saisir.

Une « Cour des gentils » modernes

Le sport représente une sorte de « Cour des gentils » moderne. La « Cour des gentils », pour les Juifs, était l’espace du Temple de Jérusalem réservé aux gentils, c′est-à-dire les non-Juifs, qui souhaitaient s’approcher du lieu le plus sacré du judaïsme, sans pouvoir accéder à l’enceinte intérieure du Temple. Ainsi, le Vatican reconnaît cette vertu au sport : la possibilité d′approcher Dieu sans le connaître nécessairement.

Un apostolat

Le sport est donc une occasion de « pastorale ». Saint Paul — l′Apôtre des gentils — lui-même n’avait pas hésité à inclure le sport parmi les « valeurs humaines », l’utilisant comme une opportunité de dialoguer avec ses contemporains. Cet apostolat passe par les éducateurs et les parents en premier lieu, mais aussi les volontaires, les prêtres et les religieux. Et des aumôniers sportifs, propose le texte du Vatican.

Gymnase de la vie

Le sport peut devenir « un gymnase de vie », mis au service de l′éducation. Il permet de lutter contre l′individualisme ou la culture du déchet, en enseignant aux jeunes les vertus cardinales : courage, tempérance, prudence et justice. Mais aussi le sens du sacrifice, de la discipline. Une expérience qui peut être vécue par des personnes issues de nations et de communautés du monde entier, sans différences de niveau ou de type de sport.

Donner le meilleur de soi-même

Le document rappelle qu’en 2014, le souverain pontife avait expliqué que les sportifs devaient s′impliquer dans la vie « comme dans le sport » : donner le meilleur d’eux-mêmes, non seulement dans le sport, mais dans toutes leur vie. C′est-à-dire se mettre au défi de la recherche du bien, « dans l’Église et dans la société », sans peur, avec courage et enthousiasme. Il ne faut pas se contenter de médiocrité mais donner le meilleur de soi-même, dépenser sa vie pour ce qui vaut vraiment la peine et pour durer toujours.

Un jeu

Le sport doit rester un jeu. Saint Thomas d′Aquin en avait exalté la vertu « d′eutrapélie » qui permet de se procurer le « repos de l′esprit » après s’être appliqué aux choses que l’on doit faire. Une vertu qui, par nature, doit être exercée avec modération. Le sport est une sous-catégorie du jeu, explique-t-on au Vatican, et jouer est à la base du sport. « Quel qu′en soit le niveau ». Ainsi, le pape François demande formellement que « le sport reste un jeu ».

Ne pas vouloir la victoire à tout prix

Viser « plus haut, plus vite et plus fort », selon la devise olympique proposée le dominicain Henri Didon, et reprise par Pierre de Coubertin en 1884, ne veut pas dire vouloir « la victoire à tout prix ». En dépassant l’objectif de la victoire, en cherchant le développement de la personne au sein d’une communauté composée de coéquipiers et d’adversaires, le sport pourra toujours « viser plus haut ». Tous ceux qui sont impliqués dans les événements sportifs poussent vers de meilleures performances sportives, pour gagner à tout prix. Il en résulte un pression trop grande avec aussi pour conséquence la recherche de tous les moyens, « même de manière moralement douteuse ».

Sublimer la beauté du geste sportif

Avec ses règles, sa spécificité, sa beauté, le sport est capable de générer de fortes passions et émotions. Cependant, la beauté du geste sportif, la qualité de l’enseignement technique et l’efficacité organisationnelle ne sont pas les véritables objectifs. C’est un voyage dont le terme n′est pas l′événement en lui-même. Il ne faut pas s’arrêter au niveau émotionnel, mais chercher les répercussions à long terme : accueillir, accompagner, guider et offrir des raisons d’espérer et de vérité. Voilà la tâche pastorale du sport.

Pas de prestataires de service, mais des éducateurs

« Il ne peut y pas avoir de pastorale du sport sans stratégie éducative », explique encore le texte. C′est pour cela qu′il est nécessaire d′être impliqué de manière active aux côtés de ceux qui ont choisi « d’offrir leur service à l’Église par le sport ». « L’Église a besoin d’éducateurs », tranche le texte, et non de « prestataires de services ». C′est-à-dire des personnes animées par la force de transmettre des valeurs et de relever des défis. La pastorale sportive ne s’improvise pas : elle requiert des personnes « préparées et motivées » prêtes à s’impliquer au service d’une vision chrétienne du sport.

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