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La force d’âme et la foi de Paul VI en téléfilm

PAUL VI
Giancarlo GIULIANI I CPP I CIRIC
Le Pape Paul VI lors de l'audience pontificale place Saint Pierre, Rome, Vatican.
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“Paul VI, un pape dans la tourmente”, téléfilm que la RAI a réalisé sur ce pape en deux parties de près de deux heures, est aujourd’hui disponible en DVD (Saje). Il a le grand mérite d’être fidèle à la réalité historique et de présenter la complexité de cette période où l’Église universelle croise aussi les enjeux de l’Église en Italie.

Pape de 1963 à 1978, Giovanni Montini, a vécu les drames de l’Église confrontée au lendemain du concile Vatican II. La grande crise moderniste a ébranlé les fondements de l’institution, vidant les églises et les séminaires, semant les troubles théologiques y compris chez des pasteurs chevronnés. Les années 1960-1970 sont parmi les plus difficiles que l’Église a connus. Il a fallu la grande force d’âme et la foi d’un Paul VI pour en amortir les chocs et maintenir malgré tout la barque hors de l’eau.

Au-delà de son pontificat, Giovanni Montini est un homme qui a connu des événements extraordinaires. Brillant intellectuel et professeur aimé de ses étudiants, il a travaillé à la Secrétairerie d’État avec les papes Pie XI et Pie XII, dont il fut l’un des plus proches conseillers. Il a participé aux négociations diplomatiques en vue des accords du Latran (1929). Il a affronté les fascistes et a œuvré pour le maintien des libertés de l’Église au cours de cette période délicate.

Puis c’est la Seconde Guerre mondiale et l’invasion de Rome par les nazis. Enfin, la reconstruction de l’Italie à partir de 1945, année zéro pour ce pays, où le péril rouge est particulièrement menaçant. C’est à Giovanni Montini que l’on doit les débuts de la démocratie chrétienne. C’est lui qui a encouragé Aldo Moro, alors professeur de droit, à se lancer dans une carrière politique afin de participer à la reconstruction matérielle et morale de l’Italie. Après la destruction du fascisme, il fallait éviter que la péninsule ne tombe sous la dictature de Staline. Aldo Moro, son grand ami, qui fut arrêté et assassiné par les Brigades rouges en 1978.

Giovanni Montini fut ensuite archevêque de Milan, de 1954 à 1963. Là, dans cette ville immense, il découvrit la réalité du début de la sécularisation et l’importance de la question ouvrière. Son affection pour les humbles lui valut le surnom d’évêque des ouvriers. Devenu pape, Paul VI fut le premier pontife à voyager autant en dehors de l’Italie : l’Inde, l’Iran, Jérusalem, l’Afrique et l’Amérique latine ainsi que l’Océanie. Une nécessité des voyages pastoraux qui fut ensuite reprise par Jean-Paul II.

Ce téléfilm de la télévision italienne évite deux écueils : la vision sulpicienne et l’absence de vision surnaturelle. Les doutes, les échecs, les errements du pape sont montrés, ainsi que sa foi indéfectible, sa force d’âme pour affronter des tourments très difficiles. Le téléfilm permet de mieux saisir l’importance de cette période, ses transformations, ses évolutions, de l’Italie des années 1930, marquée par le régime fasciste, aux années de plomb des années 1970, marquées par la violence des groupuscules communistes. C’est aussi une période de l’histoire de l’Église qui est analysée, avec les espoirs puis les doutes suscités par le concile Vatican II. On y retrouve quelques grandes figures du siècle, comme les cardinaux Tisserant et Villot ou encore l’action de Pie XII.

Cela en fait un film historique de grande qualité, mené par des acteurs qui incarnent réellement leurs personnages. Les décors comme les dialogues sont très travaillés, conférant au film un réel intérêt historique. Tissée autour de l’amitié entre Paul VI et Aldo Moro, l’intrigue permet de suivre la vie de Giovanni Montini tout en maintenant un certain suspens et une action dramatique qui évite les errements du reportage pour donner un véritable film.

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