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Voici le tableau préféré du pape François. Savez-vous pourquoi ?

MATTHEW CARAVAGGIO
Domaine Public
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Lors de l'audience générale du 30 mai, le pape François a eu la joie de recevoir une copie de son tableau préféré, "La vocation de saint Mathieu" par Caravage. Son iconographie le touche particulièrement.

Maintenant qu’il est accroché dans sa chapelle privée de la maison Sainte-Marthe, le pape François peut contempler, sans modération, son tableau préféré, La vocation de saint Mathieu par Caravage. Il lui a été offert par Stefano Lazzari, le fondateur de l’entreprise Tifernate Bottega spécialisée dans la reproduction d’œuvres d’art et habituée à collaborer régulièrement à des films historiques comme, dernièrement, Caravage, l’âme et le sang produit par Sky et Magnitudo Film en collaboration avec Vatican Media.

© Public domain
La vocation de saint Matthieu par Caravage, église Saint-Louis-des-Français à Rome.

Le Pape connaît bien ce tableau. Exposé dans l’église Saint-Louis-des-Français à Rome, il allait souvent le contempler alors qu’il était cardinal. Cette image, admirée chaque année par des millions de touristes, représente saint Mathieu appelé par le Christ à le suivre. La toile reste énigmatique dans sa mise en scène. Dans la partie droite du tableau on reconnaît bien Jésus, indiquant du doigt Matthieu. Il est accompagné de saint Pierre dont le visage est caché. Mais qui est Matthieu dans la scène ? L’identification fait encore l’objet d’une controverse. S’agit-il du vieil homme barbu, le visage tourné vers le Christ, qui semble dire, d’un air étonné en pointant son doigt vers lui-même : « Est-ce bien à moi que l’on parle ? ». Ou serait-ce le jeune homme caché dans l’ombre au bout de la table, absorbé par l’argent ? Cette dernière hypothèse semble la plus juste si l’on en croit la commande qui avait stipulé que Matthieu devait être représenté comptant son argent. Le vieil homme ne ferait donc que pointer le jeune Matthieu comme pour signifier au Christ : « Est-ce bien lui que tu veux ? ».

« C’est ainsi que je me sens, comme Matthieu »

« C’est un grand honneur et une grande satisfaction d’avoir été en mesure de donner au Pape cette peinture extraordinaire, un chef-d’œuvre du Caravage sur le thème de la miséricorde et de l’appel universel du Christ », a déclaré Stefano Lazzari. On imagine l’émotion du pape François à la vue de cette belle copie dont le thème fait si bien écho à son sacerdoce, comme il l’a déclaré lui-même dans une interview de 2013 pour La Civilta Cattolica : « Ce doigt de Jésus vers Matthieu. C’est comme cela que je suis, moi. C’est ainsi que je me sens, comme Matthieu. C’est le geste de Matthieu qui me frappe : il attrape son argent comme pour dire : “Non, pas moi ! Non, ces sous m’appartiennent !”. Voilà, c’est cela que je suis : un pécheur sur lequel le Seigneur a posé les yeux. C’est ce que j’ai dit quand on m’a demandé si j’acceptais mon élection au pontificat ».

Un appel qui remonte à l’adolescence

La devise officielle du Saint-Père est, d’ailleurs, directement tirée des Homélies de saint Bède le vénérable, prêtre (Hom. 21; ccl 122, 149-151), qui, en commentant l’épisode évangélique de la vocation de saint Matthieu, écrit : Vidit ergo lesus publicanum et quia miserando atque eligendo vidit, ait illi Sequere me : « Jésus vit un publicain et comme il le regarda avec un sentiment d’amour et le choisit, il lui dit : “Suis-moi.” »

© Wikimedia
Le blason officiel du pape François.

Cette devise possède une signification particulière dans l’itinéraire spirituel du Pape. En 1953, jour de la fête de saint Matthieu, le jeune Jorge Bergoglio, âgé de 17 ans, fit l’expérience de la présence pleine d’amour de Dieu dans sa vie. Suite à une confession, il sentit que son cœur était touché et ressentit la descente de la miséricorde de Dieu qui, avec un regard d’amour tendre, l’appelait à la vie religieuse.

Une fois élu évêque, Mgr Bergoglio, en souvenir de cet événement qui marqua les débuts de sa consécration totale à Dieu, décida de choisir, comme devise et programme de vie, l’expression de saint Bède miserando atque eligendo, qu’il a reproduit dans son blason pontifical : « Choisi parce que pardonné ». Une devise qui raisonnera désormais chaque jour un peu plus dans le cœur du Saint-Père lorsqu’il contemplera son tableau.

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