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Les émotions, un moteur de performance ?

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Longtemps dédaignées, les émotions, quand elles sont comprises, acceptées et maitrisées, contribuent au succès professionnel. Éclairage.

Nous avons souvent tendance à opposer l’intellectuel à l’émotionnel. Pourtant, il s’agit des deux faces d’une même pièce : l’être humain. Son intelligence est plurielle. Mais les tests habituellement utilisés pour l’évaluer — le fameux quotient intellectuel (QI) — ne ciblent qu’une forme d’intelligence que l’on pourrait appeler académique et dont les principales composantes sont la compréhension verbale, la visualisation spatiale, la mémoire et le raisonnement logique. Mais qu’en est-il de celui qui, en regardant sa feuille blanche, imagine déjà les innombrables traits qui feront d’elle un chef d’œuvre ? Celui qui, parce qu’il passe chaque matin 15 minutes à discuter avec des sans-abri, développera une application révolutionnaire permettant de recréer du lien social ? Ou encore celle qui, par sa grande capacité d’écoute, réussira à résoudre les tensions au sein d’une équipe et, par la même occasion, permettra au projet d’aboutir ? Parmi les différentes formes d’intelligence, on peut ainsi citer l’intelligence sociale, la créativité, l’intelligence pratique ou encore l’intelligence émotionnelle. La rédaction d’Aleteia a choisi de s’intéresser à cette dernière.

« Il n’existe pas de définition absolue de l’intelligence émotionnelle pour la simple raison qu’elle n’entre pas dans les cases rationnelles que sont celles de la définition », commence Éveline Bouillon, coach et auteur de l’ouvrage Quotient émotionnel : comment se servir de ses émotions comme d’une ressource ?. La notion d’intelligence émotionnelle est apparue dans les années 1990 grâce aux travaux des psychologues Peter Salovey et John Mayer. Initialement définie comme « une forme d’intelligence qui suppose la capacité de contrôler ses sentiments et émotions et ceux des autres, à faire la distinction entre eux et à utiliser cette information pour orienter ses pensées et ses gestes », l’intelligence émotionnelle a ensuite désigné « l’habileté à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres ».

« Un Monsieur m’a rapporté ce que disait Marcel Dassault qu’il avait rencontré quand il était enfant : “Il y a deux valeurs essentielles dans une entreprise. Ce sont la motivation et la créativité. Mais elles ne figurent pas au bilan”», raconte Éveline Bouillon. C’est parce qu’elle n’est pas chiffrable que l’intelligence émotionnelle a longtemps été laissée de côté ». Si le quotient intellectuel a longtemps été évoqué pour mesurer la réussite, on sait aujourd’hui que le quotient émotionnel est au moins aussi important pour évoluer professionnellement.

Il comporte cinq grandes capacités. Premièrement l’intelligence intrapersonnelle, c’est-à-dire la capacité à percevoir et comprendre ses propres émotions sans les refouler, à les analyser avec du recul puis à la verbaliser. « Une émotion est une information qui nous renseigne tout autant sur notre environnement que sur notre monde intérieur, explique Victoire Dégez dans son livre Regards de leaders, mieux communiquer en situation d’autorité. C’est un tableau de bord qui nous donne des indications sur nos besoins et leur satisfaction. Ignorer cette émotion c’est prendre le risque d’étouffer le besoin qui n’est pas comblé. »

Deuxièmement, l’intelligence interpersonnelle. Il s’agit là de l’aptitude à comprendre les autres, les émotions qui les habitent, par empathie émotionnelle, et les raisonnements qu’ils construisent, par empathie cognitive. Cette intelligence simplifie les relations et facilite la gestion des conflits. Attention, il ne s’agit pas de manipulation : cette intelligence englobe le respect de l’autre et sa liberté.

Le quotient émotionnel comprend également la capacité de régulation émotionnelle qui permet de maîtriser nos humeurs sans les refouler. « C’est par la verbalisation sincère et ajustée que la personne peut utiliser ses émotions pour nourrir la relation aux autres et non pour la polluer », rapporte Victoire Dégez. La ténacité (capacité à se mobiliser de façon durable vers un objectif malgré les difficultés) et l’intelligence sociale (capacité à jongler spontanément avec les règles de la vie en société) en sont les deux dernières composantes.

Pour Éveline Bouillon, il s’agit avant tout de rétablir une cohérence en « intégrant ce que je ressens mais aussi le besoin de l’autre sur le plan émotionnel ». L’intelligence émotionnelle n’est donc ni la naïveté du candide ni le handicap de celui qui n’ose s’affirmer. Elle permet au contraire de savoir se protéger quand on sent le danger, de témoigner d’une plus grande prudence et réserve lorsque le contexte l’exige mais aussi — et surtout — d’être en harmonie avec son environnement.

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