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Chaque mardi, les chrétiens sud-coréens prient la Vierge pour la réunification

MASS SOUTH KOREA
ED JONES I AFP
AFP PHOTO / Ed Jones / AFP PHOTO / ED JONES
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Deux jours avant sa prise de fonction, le nouveau nonce apostolique en Corée du Sud, Mgr Alfred Xuereb, a confié à Vatican News les espoirs de l’Église après la rencontre historique entre les dirigeants des deux Corées.

L’Église a un « rôle très important à jouer dans le processus de réunification » des deux Corées estime dans un entretien avec Vatican News, Mgr Alfred Xuereb, le nouveau nonce en Corée du Sud et en Mongolie. « Cela fait 23 ans que l’Église se réunit chaque mardi dans la cathédrale de Séoul pour prier la Vierge Marie d’agir en faveur de la réunification, souligne-t-il et je suis sûr que Marie pose du ciel un regard bienveillant sur ses enfants en Corée ».

Comme toute l’Église coréenne, le nonce est « plein d’espoir » après la rencontre historique du 27 avril entre le président Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, les deux dirigeants de la péninsule, au village de Panmunjom dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux pays depuis 65 ans. La déclaration signée par les deux dirigeants doit permettre d’ouvrir la voie à la dénucléarisation complète, à la paix et à la réunification des deux pays. Depuis, les dirigeants des deux Corées se sont rencontrés dans la zone démilitarisée hier. Une rencontre inattendue au lendemain du revirement de Donald Trump.

Au nom du Pape

Bien entendu « un long chemin reste à parcourir » et de « nombreux obstacles » restent à surmonter, mais Mgr Xuereb fait siens les espoirs des évêques sud-coréens, qui se réjouissent du sommet et ont bon espoir un jour de « voir une paix durable s’installer enfin sur nos terres », comme souligné par le cardinal Andrew Yeom Soo-jung, archevêque de Séoul. L’Église, a insisté le nonce parti pour Séoul samedi dernier, peut faire beaucoup dans ce processus de réunification, notamment « par l’évangélisation et sa contribution au niveau diplomatique ». Au nom du Pape qui suit de près la situation, il a donc invité « toute l’Église » à soutenir les efforts de paix, et les parties intéressées à « la construire » pour « offrir aux générations futures un avenir d’entente et de prospérité ».

Le cardinal Yeom, pour sa part, qui a accepté le rôle d’administrateur apostolique de Pyongyang, la capitale nord-coréenne, malgré l’impossibilité pour lui d’entrer sur le territoire, ne désespère pas de pouvoir un jour rencontrer les fidèles du diocèse de Pyongyang et célébrer la liturgie avec eux : « Je ne crois pas que le feu de l’Esprit saint se soit éteint, a-t-il confié, il y a toujours des fidèles qui rencontrent Dieu au plus profond de leurs prières, qui se souviennent de la grâce des sacrements et qui soupirent après Dieu ».  Dans la seule église catholique de Changchung à Pyongyang, sans prêtre, sans évêques, et des fidèles « baptisés entre eux », environ 200 personnes viennent prier chaque dimanche matin pendant une quarantaine de minutes. Pas de messe, juste une cérémonie rituelle le dimanche, présidée par le président de l’Association des catholiques de Corée.

À Séoul, la prière du mardi

Ainsi, depuis le découpage de la péninsule coréenne en deux, le 15 août 1945, les chrétiens prient sans relâche pour leurs frères et sœurs nord-coréens. Alors que les hauts responsables des deux Corées se rencontraient dans le cadre du sommet intercoréen, les catholiques de Corée du Sud se sont réunis en prière, invoquant la bénédiction de Dieu et le succès de la rencontre, mais également dans divers pays d’Asie. Jusqu’à organiser des rencontres œcuméniques, comme en Thaïlande, où des responsables de différentes confessions chrétiennes, ont prié pour la réussite du sommet.

Ce mardi, comme tous les mardis depuis 23 ans, une prière devrait être organisée dans la cathédrale de Myeong-Dong, appelée également Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception, fondée en 1898, par les missionnaires catholiques français des Missions étrangères de Paris. Celle-ci est un symbole de la présence de l’Église catholique en Corée. Dans les années 1970 et 1980, elle servait de point de ralliement au mouvement pour la démocratisation du pays et pour la défense des droits de l’homme. Elle joue toujours aujourd’hui un grand rôle dans la prière et dans l’activité missionnaire. Le 18 août 2014, le pape François y a célébré une « messe pour la paix et la réconciliation » entre les deux Corées. Le vendredi aussi, dans différentes églises, les chrétiens s’assemblent pour une nuit de prière, dans l’espoir un jour de voir tomber ce mur qui sépare les deux Corées.

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