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Le souvenir du miracle eucharistique de Dijon reste vivace

SAINT MICHEL
Eglise Saint Michel, Dijon (21).
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En passant, on la remarque à peine. Mais si on prend de la hauteur, quelques 104 marches plus haut en direction du clocher, apparaît distinctement sur le parvis de l’église Saint-Michel, à Dijon, une étoile au milieu des pavés. Elle est le seul souvenir ostensible de la Sainte-Hostie de Dijon, marquée par un miracle eucharistique en 1430, puis brûlée le 10 février 1794 à la Révolution.

L’histoire de la Sainte-Hostie de Dijon commence à Monaco, en 1430, lorsqu’une femme achète chez un brocanteur un ostensoir probablement volé, qui contient encore la grande hostie réservée à l’adoration du Saint-Sacrement. Ignorant la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie, elle décide de gratter l’Hostie avec un couteau. L’hostie suinte alors du sang frais qui sèche rapidement, en imprimant une image du Seigneur assis sur un trône en forme d’arc-en-ciel, entouré des instruments représentant la Passion du Christ, les Arma Christi, à savoir marteau, clous, tenailles, échelle pour dépendre les corps crucifiés, les trois croix du Golgotha, la lance du centurion, l’éponge imbibée de vinaigre, la couronne d’épines et le coq de saint Pierre.

SAINT HOSTIE
Domaine Public
Sainte-Hostie de Dijon

La femme, bouleversée, porte l’hostie chez le chanoine Anelon, qui la conserve. Mis au courant, le pape Eugène IV fait don de l’hostie miraculeuse au Duc Philippe de Bourgogne. Ce dernier l’offre à la ville de Dijon, alors capitale du duché de Bourgogne. La précieuse relique est placée dans la chapelle du palais des Ducs, qui devient dès lors une sainte chapelle.

Arrive la Révolution, et avec elle, la fermeture des églises non paroissiales. En 1791, la sainte chapelle est condamnée et la Sainte-Hostie trouve refuge dans le tabernacle de l’autel de la Sainte-Vierge, en l’église Saint-Michel. Mais le 9 février 1794, la commune de Dijon réquisitionne l’église pour en faire le Temple de la Raison. Le lendemain, cinq agents du Conseil Communal, en présence de Montéléon, curé jureur, brûlent la Sainte-Hostie devant l’église Saint-Michel. Voilà pourquoi une étoile est dessinée au milieu des pavés, triste marque du lieu où un sacrilège fut commis le 10 février 1794.

Parvis de l'église Saint-Michel, à Dijon I Mathilde de Robien

Si l’étoile est une commémoration visible de l’histoire de la Sainte-Hostie dijonnaise, il demeure également une messe de réparation, célébrée tous les 10 février, et ce depuis 1826. Et ce n’est pas tout. Depuis 2005, a été instituée une adoration perpétuelle à la chapelle des Sœurs de la Congrégation Franciscaine Adoratrice et Réparatrice du Sacré-Cœur, grâce auxquelles le Saint-Sacrement est exposé de manière permanente.

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