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L’amour conjugal, c’est comme les poupées russes

RUSSIAN NESTING DOLLS
By pikselstock | Shutterstock
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À la lumière de l'encyclique Humanae Vitae, Stéphane Seminckx, docteur en médecine et en théologie, souligne dans un récent ouvrage le sens chrétien du mariage. Il illustre notamment l'amour conjugal par l'image des poupées russes.

Le 25 juillet 1968, le pape Paul VI publiait la retentissante encyclique Humanae Vitae sur le mariage et la régulation des naissances. 50 ans plus tard, complétée et développée par les enseignements des papes Jean-Paul II, Benoît XVI et François, Humanae Vitae demeure un guide pour tout chrétien visant l’amour conjugal. Un guide exigeant, certes, mais réaliste. Stéphane Seminckx, prêtre, docteur en médecine et en théologie, en donne les clés dans son ouvrage Créés pour se donner (Pierre Téqui), explicitant le sens du mariage et de l’amour conjugal. Pour illustrer les trois dimensions de l’amour, inextricablement liées dans le mariage chrétien, il utilise l’image des poupées russes qui représentent l’imbrication de l’amour-eros dans l’amour-philia, lui-même intégré à l’amour-agapé.

Aleteia : Vous comparez l’amour conjugal à des poupées russes. Comment est née cette idée ?
Stéphane Seminckx :
C’était en 2006, alors que je donnais une conférence sur l’encyclique du pape Benoît XVI, Deus Caritas est, j’ai évoqué les trois facettes de l’amour qui doivent s’intégrer, s’emboîter, pour que le couple puisse vivre pleinement le don. L’image des poupées russes permet de comprendre le sens chrétien du mariage en un clin d’œil !

Quelles sont les trois dimensions de l’amour conjugal ?
La première est l’amour d’attrait (eros, en grec). Il fait dire : « Je te perçois comme quelque chose de bon pour moi », c’est un amour intéressé, qui répond à un besoin (être attiré par l’autre pour pouvoir l’aimer) et possède une connotation charnelle. Il est source de plaisir. La seconde, qui inclut et transcende la première, est l’amour d’amitié (philia). Il fait dire : « Je te perçois comme quelqu’un : je recherche ton bien », c’est un amour désintéressé, qui répond au besoin de sortir de soi-même et possède une connotation spirituelle. Il est source de joie. Enfin, la grande poupée qui englobe les deux dimensions précédentes, c’est l’amour conjugal (agapé). Il fait dire : « Je me donne à toi », c’est un don total et il répond à une vocation. Il est source de bonheur.

Comment réussir à imbriquer toutes ces dimensions ?
La métaphore des poupées russes m’a été inspirée par la définition que donne le Catéchisme de l’Église catholique de la chasteté. Il est écrit : La chasteté signifie l’intégration réussie de la sexualité dans la personne et par là l’unité intérieure de l’homme dans son être corporel et spirituel. » L’intégration réussie de la sexualité, c’est-à-dire de l’eros, dans la personne. Cela suppose que la personne humaine forme une unité. Unité qui s’était désintégrée depuis le péché originel. Avant le péché, Adam et Ève avaient la maîtrise de leurs pulsions. Par le mariage, le couple est appelé à vivre la chasteté, et reçoit une grâce spécifique qui aide les époux à forger dans leur propre personnalité cette maîtrise, cette souveraineté, qui engendre unité et liberté, car je me possède moi-même pour me donner totalement. Cette unité n’est pas un simple constat, mais un défi de l’amour.

N’est-ce pas un défi ambitieux pour les pécheurs que nous sommes ?
Ambitieux, oui, mais en même temps réaliste ! Car Dieu donne ce qu’il demande. Mais avant, il y a un choix fondamental à faire : est-ce que je veux me laisser entraîner à l’amour de Dieu ? C’est Dieu qui transmet l’amour. Veut-on aller puiser à la source et vivre l’amour à l’échelle divine ? Cela suppose un combat spirituel, pour que chaque acte conjugal conserve sa vérité de donation totale à l’autre, mais cela ne doit pas être vécu comme un boulet au pied ! Il faut plutôt y voir un terrain d’exercice de l’amour, une occasion de s’affirmer dans l’amour de Dieu. Et puis c’est un combat positif, joyeux, ancré dans l’espérance. Notre capacité d’aimer vise la plénitude. On ne dit pas : « Je t’aime modérément » ou « Je t’aime, mais seulement le week-end ». L’amour conjugal ne possède pas de version light. Il vient de Dieu, Amour infini, et nous sommes appelés, par Dieu, à viser le sommet.

Pierre Téqui éditeur

Créés pour se donner, le sens chrétien du mariage, Stéphane Seminckx, Pierre Téqui éditeur, février 2018, 131 pages, 13,50 euros.

Tags:
mariage
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