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Père Hamel : le diocèse de Rouen veut se porter partie civile

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Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, a demandé à la justice de pouvoir se constituer partie civile au nom de son diocèse dans l’enquête sur l'assassinat du père Jacques Hamel en juillet 2016. Sans esprit de vengeance mais avec le souhait d’enrichir le procès en béatification dont les conclusions devraient être transmises l’an prochain au Vatican.

C’est officiel désormais. Dans une interview au Figaro suivie d’une conférence de presse vendredi, l’archevêque de Rouen Mgr Dominique Lebrun a confirmé que son diocèse souhaitait se constituer partie civile dans l’enquête sur l’attentat de Saint-Etienne du Rouvray. Une demande en ce sens a été fait dès octobre 2017 auprès de la justice.

Cette démarche singulière ne s’inscrit pas dans un souci de réparation classique mais « essentiellement au service du procès en béatification qui doit établir les circonstances de la mort, en particulier les dialogues que les assassins ont eus avec les personnes présentes », a indiqué Mgr Dominique Lebrun. « La justice française est plus compétente que moi pour recueillir ces éléments, a-t-il fait valoir. Or, pour avoir accès au dossier pénal, il faut se constituer partie civile ».

Le parquet s’est opposé à cette demande, selon l’AFP. « J’ai connaissance d’objections déposées dans le cadre de la procédure, a reconnu Mgr Dominique Lebrun. C’est au juge (la juge d’instruction Emmanuelle Robinson, ndlr.) de trancher », a commenté l’évêque de Rouen. « Je n’envisage pas trop un refus de la part de la justice. Un tel refus serait quelque chose qui défierait le bon sens », a-t-il néanmoins avancé.

Le père Jacques Hamel (1930-2016), de l’archidiocèse de Rouen, a été assassiné en pleine messe à l’âge de 86 ans, en son église Saint-Étienne de Saint-Étienne-du-Rouvray, le 26 juillet 2016, par deux hommes se réclamant de l'État islamique. En septembre, le pape François a célébré une messe en sa mémoire, en le présentant comme martyr. Le procès pour étudier sa cause s’est ouverte le 13 avril 2017, au niveau diocésain. Jacques Hamel est un "serviteur de Dieu". Le miracle n’est pas exigé par l’Église dans le cas d’un martyr. Elle considère le don de sa vie comme un miracle suffisamment important. Le père Hamel était un prêtre des périphéries, discret, vivant une pauvreté toute évangélique.

Présent à ses côtés lors de la conférence de presse, le postulateur de la cause en béatification du père Jacques Hamel, le père Paul Vigouroux, a estimé que la constitution de partie civile pourrait « permettre de savoir si vraiment, c’est par haine de l’Église que l’assassinat a été commis. C’est un élément important pour la détermination de la qualité de martyr ». La première étape, l’enquête diocésaine, devrait se terminer « d’ici la fin de l’année civile ». Le dossier sera ensuite examiné par une commission du Vatican.

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