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Hildegarde de Bingen : l’ail cru est excellent pour la santé !

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Bien que cela paraisse peu appétissant et malodorant, l’ail cru est un puissant antibiotique naturel, il redonne force et vitalité, et se révèle être un excellent remède en cas d’hypertension ou de troubles ORL. Charlemagne, Hildegarde de Bingen et les récentes études s'accordent sur les bienfaits de ce riche condiment.

Bien avant Hildegarde, l’ail était déjà réputé pour ses multiples vertus. C’est pourquoi Charlemagne avait recommandé à son administration, dans son fameux Capitulaire de Villis, de faire pousser de l’ail dans les jardins royaux et les abbayes. Ce texte réglementaire dresse une liste des plantes médicinales à cultiver dans l’Empire, afin que les soldats puissent se soigner en tous lieux du territoire.

Au XIIe siècle, Sainte Hildegarde de Bingen, religieuse bénédictine allemande, rédige plusieurs traités de médecine et de botanique, mettant en évidence la relation entre la santé du corps, de l’âme et de l’esprit. Sainte Hildegarde a été proclamée docteur de l’Église le 7 octobre 2012 par Benoît XVI, ce qui fait d’elle la quatrième femme docteur de l’Église après Catherine de Sienne, Thérèse d’Avila et Thérèse de Lisieux.

Bien se nourrir, c’est soigner la personne toute entière

Sainte Hildegarde pense qu’il est possible de prévenir les maladies grâce à son alimentation. Le docteur Wighard Strehlow, dans L’art de guérir par l’alimentation selon Hildegarde de Bingen, souligne qu’elle « n’a pas décrit les aliments en fonction de leur teneur en calories et en vitamines, mais en fonction de leurs vertus curatives de sorte que l’on ne fera pas de différence entre un aliment et un remède ». La médecine d’Hildegarde est « holistique », ou intégrative : elle considère l’homme dans sa globalité. « Quand le corps et l’âme fonctionnent en parfaite harmonie, ils reçoivent la récompense suprême de la joie et de la santé », dit-elle.

Les vertus curatives de l’ail selon Hildegarde, confirmées par les études scientifiques

Habituellement, Hildegarde conseille de consommer les légumes cuits afin de faciliter la digestion. Cependant, l’ail, lui, doit se manger cru, « car si on le faisait cuire, il ressemblerait à du vin éventé. » L’ail donne de l’énergie. La sainte mystique avait remarqué les effets revitalisants de l’ail, qu’elle préconisait aux personnes âgées. Effectivement, plein d’antioxydants, l’ail est une plante de l’énergie. Elle revitalise le métabolisme grâce à ses vitamines (A, B1, B2, B6, et C) et à ses minéraux (manganèse, fer, cuivre, sélénium).

L’ail est bon pour le cœur. Hildegarde en prescrivait pour les cas d’artériosclérose et d’hypertension. En effet, ce précieux condiment fluidifie le sang et est indiqué pour prévenir les maladies cardiovasculaires. De plus, il permet de réguler le taux de cholestérol en luttant contre ce que l’on appelle « le mauvais cholestérol », qui augmente le risque de maladies cardiovasculaires.

L’ail tue les bactéries. Utilisé à l’époque comme un antibiotique, l’ail est reconnu aujourd’hui comme un antibiotique naturel puissant, tuant les bactéries, les virus et les parasites. Les scientifiques expliquent que les qualités antibactériennes et antifongiques de l’ail proviennent de l’allicine. Cette substance, composée de soufre, a donné son nom à la famille des plantes à laquelle l’ail appartient : les alliacées, dont font partie également l’oignon et le poireau. Pour profiter pleinement de l’effet antibiotique de l’ail, l’idéal est bien de le manger cru, car l’allicine disparaît ou perd de sa force en cas de cuisson.

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