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Chili : la genèse d’une décision quasi-inédite

POPE FRANCIS GENERAL AUDIENCE
Antoine Mekary | ALETEIA | I.Media
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Venus rencontrer le pape en début de semaine, les 34 évêques du Chili ont annoncé leur démission collective ce vendredi quelques jours après la remise d’un rapport concernant des abus sexuels commis au Chili. Un acte "collégial et solidaire" selon Mgr Fernando Ramos, évêque auxiliaire de Santiago. Aleteia revient sur la genèse de cette décision.

Le pape François avait annoncé dès jeudi des « changements » à court, moyen et long terme pour rétablir « la justice » au sein de l’Église chilienne. Ce vendredi, les 34 évêques chiliens ont remis collectivement leur démission entre les mains du pape François, « afin qu’il décide librement pour chacun d’entre nous », à l’issue de trois jours de réunion au Vatican. D’ores et déjà cette annonce secoue l’Église chilienne et plus largement l’Église toute entière.

Mais pourquoi une telle décision ? Il faut remonter à janvier 2018 et le voyage du pape François au Chili pour apprécier cet évènement. Le déplacement du Saint-Père avait été marqué par des critiques de l’opinion chilienne à l’endroit de l’Église locale et du Pape lui-même sur la gestion des abus sexuels commis par des prêtres dans le pays. En réaction, le souverain pontife avait ordonné une nouvelle enquête, réalisée par Mgr Charles Scicluna. Celui-ci avait alors rendu un rapport de 2 300 pages.

Le 8 avril, une lettre de l’évêque de Rome aux prélats chiliens avait déjà mentionné des récits « crus, sans additifs ni édulcorants, de nombreuses vies crucifiées » par les abus commis par des membres du clergé. Il avait également déploré avoir commis lui-même de « graves erreurs d’évaluation et de perception de la situation » à cause d’un « manque d’information vraie et équilibrée ».

« Inacceptables abus de pouvoir, de conscience et sexuels »

Ces faits concernent en particulier, mais pas exclusivement, le père Fernando Karadima, vicaire de paroisse à Santiago dans les années 1970. Les premières dénonciations contre lui remontent à 2003, sans qu’il n’y ait d’enquête canonique avant 2007. C’est en 2010 que la Congrégation pour la doctrine de la foi avait déclaré Fernando Karadima coupable et l’avait renvoyé de l’état clérical.

Après avoir reçu trois victimes fin avril, le pape François a convoqué les évêques chiliens à Rome, du 15 au 17 mai. Au premier jour de cette réunion, le Pape a lu et exposé ses propres conclusions et réflexions. Sa déclaration souligne avec clarté « une série de faits totalement répréhensibles » et qui concernent des « inacceptables abus de pouvoir, de conscience et sexuels » au sein de l’Église au Chili.

Le pape François a désormais la possibilité d’accepter « immédiatement » la démission de chaque évêque, ou de la rejeter et donc de les confirmer dans leur charge. Il peut également accepter cette démission mais la rendre effective au moment du rendez-vous avec le nouvel évêque.

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