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Pétronille, la sainte qui a fait de la France la « Fille aînée de l’Église »

BURIAL OF SAINT PETRONILLA
GUERCINO (1591–1666)
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Sainte Pétronille, méconnue en France, et pourtant sa première sainte patronne, est honorée chaque année par une messe spéciale pour la France que le cardinal Vingt-Trois, archevêque émérite de Paris, célèbrera ce 17 mai.

Sainte Pétronille est patronne de la France depuis le temps de Pépin le Bref (714-768). Et elle est honorée en grande pompe chaque année, depuis 1574, à l’autel où sont conservées ses reliques, à l’intérieur de la basilique Saint-Pierre, à Rome, par une messe particulière dédiée spécialement à la France.

La messe est célébrée cette année par l’archevêque émérite de Paris, le Cardinal André Vingt-Trois, en présence de l’ambassadeur de France près le Saint-Siège, son épouse, et les membres du corps diplomatique. Généralement, ce ne sont pas moins de 200 français, fidèles et pèlerins de Rome, qui y assistent, ces derniers voyant en cette tradition une belle occasion pour réaffirmer l’amour qu’ils nourrissent pour leur patrie et prier pour elle.

Une sainte méconnue

Pourtant en France, on connaît mal cette sainte entourée de tous les égards depuis des siècles. Et même si cette messe est là pour rappeler ces liens forts anciens qui l’unissent à la France, rares sont ceux qui savent pourquoi ce choix de sainte Pétronille et comment cette tradition est arrivée jusqu’à nous de façon si intense :

Sur la vie proprement dite de sainte Pétronille, on ne connaît pas grand chose si ce n’est que nous parlons d’une vierge martyre romaine du Ier siècle, descendante de Titus Flavius Petro, le grand père de l’empereur Vespasien et enterrée dans les Catacombes de Domitille.

Découvrez en images les catacombes de Domitille à Rome

Selon la tradition, Pétronille aurait été amenée à la foi et baptisée par Saint Pierre lui-même, thèse jugée probable par la plupart des historiens. Dans la Légende dorée du chroniqueur Jacques de Voragine, on raconte que Dieu lui aurait épargné le martyre en la rappelant à Lui, alors qu’un noble romain qui l’avait demandé en mariage, et qu’elle refusait d’épouser pour consacrer sa virginité à Dieu, la menaça de mort si elle ne lui donnait pas une réponse favorable d’ici trois jours. Pétronille pria, jeûna et à sa prière, Dieu la rappela à lui.

Pourquoi ce choix de sainte Pétronille ?

C’est le roi franc Pépin le Bref lui-même qui a demandé au Pape que le corps de Pétronille soit porté au Vatican, qu’un sanctuaire y perpétue son culte, et qu’on y prie pour la nation franque. Parce qu’en défendant le pape Étienne II, contre les Lombards et empêchant leur roi Astolphe de s’emparer de Rome et d’en faire la capitale, Pépin lui avait donné un royaume, « l’État pontifical », proclamé le jour de son (deuxième) sacre par le Pape. Nous sommes le 28 juillet 754. Pépin devient alors « Fils de l’Église », et sainte Pétronille, « la fille spirituelle » de saint Pierre, tout naturellement la « patronne des francs » qui vaudra à la France, par analogie,  son titre de « Fille ainée de l’Église ».

Mais le pape Étienne II n’a pas eu le temps de transférer le sarcophage de sainte Pétronille dans une chapelle près de l’église de Saint-Pierre, comme il avait promis à Pépin, et c’est alors son successeur, le pape Paul Ier qui s’empresse de le faire. Celle-ci devient l’église des rois Francs, et en quelque sorte le symbole de l’alliance de la papauté et de la monarchie franque.

Une dévotion sans bornes

Le culte de la martyre romaine se répand dans toute la France où tant de petites Perrine, Pernelle, Perronelle voient le jour, en son honneur. Que de prières lui sont faites pour intercéder en faveur de quelques grâces, pour guérir une maladie (Louis IX lui-même). Que de défilés de rois dans la petite chapelle, que d’ornements précieux lui sont offerts au fil du temps. Jusqu’à une fameuse Piéta — celle de Michel-Ange — qui n’y restera que de 1499 à 1544, la chapelle devant être détruite comme l’ensemble de la basilique constantinienne, pour permettre la construction de l’actuelle basilique vaticane.

Le corps de sainte Pétronille est alors mis dans la « nouvelle Saint-Pierre » ainsi que la Piéta de Michel-Ange. En 1889, le pape Léon XIII fait suspendre devant l’autel de sainte Pétronille une lampe dont la flamme doit toujours restée allumée, sur laquelle est gravée : « Elle semble toujours prier sans cesse pour la France ». Et c’est donc à cet autel que, chaque année, une messe est célébrée pour la France.

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