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Les trois « P » d’une vie consacrée épanouie

M.MIGLIORATO/CPP/CIRIC
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Prière, pauvreté et patience… Voici les trois ingrédients nécessaires pour lutter contre "l’euthanasie spirituelle" qui menace la vocation religieuse aujourd’hui.

Quel bel exemple que celui de Mère Teresa, qui priait deux heures par jour devant le Saint-Sacrement en dépit de toutes ses occupations, pour discerner ce qui se passe dans le monde et rester ancré à sa vocation religieuse. La sainte mère de la charité allait « se chercher des problèmes », parce qu’elle était comme « une machine à se chercher des problèmes », mais elle priait continuellement et personne ne pouvait l’arracher à ses prières.

Et la pauvreté ? Quel rempart contre « l’esprit de mondanité » ! Comme la patience, qui aplanit bien des difficultés et permet de ne pas céder à la désespérance. « Soyez attentifs à ces trois « P » — prière, pauvreté et patience. Soyez attentifs », a exhorté le pape François aux 600 religieuses, religieuses et laïcs consacrés du monde entier, reçus le 4 mai dernier à l’occasion d’un congrès international organisé par la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique. Ces trois « P », a déclaré le Saint-Père, sont les piliers de la vie religieuse, pour « ne pas se perdre dans ce monde, dans le brouillard de la mondanité, dans les provocations, dans l’esprit de guerre… » :

Prière

La prière pour retourner au « premier appel », vers celui – le Seigneur – « qui m’a regardé dans les yeux et m’a dit : « Viens, quitte tout et viens ! ». Toute prière, a rappelé le Pape, consiste à revenir à cette rencontre initiale avec le Seigneur. C’est en priant, en parlant avec Lui que le religieux vit sa consécration, la renouvelle sans cesse, et reste toute la journée en présence de Dieu. Et avoir « tout quitter » pour le Seigneur implique une radicalité, « du sourire des premiers pas » (l’appel) à « tous les problèmes » rencontrés par la suite. Prier, c’est chercher constamment le Seigneur « pas seulement le matin », a recommandé le Pape, mais toujours, même au plus fort des occupations. « On ne peut vivre la vie consacrée, on ne peut discerner ce qui se passe sans parler avec le Seigneur », a insisté le Pape.

Pauvreté

La pauvreté est « le mur et la mère de la vie consacrée ». Sans elle « pas de fécondité spirituelle », a souligné le Pape, et pas de rempart non plus contre « l’esprit de mondanité », contre le diable qui « entre par les poches ». Toute atteinte à cette pauvreté sont des « blessures » faites « au corps de la vie consacrée ». La pauvreté peut varier d’une congrégation à l’autre, prendre une direction ou une autre, mais « l’esprit de pauvreté doit toujours être présent ». La pauvreté n’est pas négociable ! Et le Pape de mettre alors en garde contre les trois tentations possibles :  l’attachement à l’argent et aux richesses, la vanité et l’orgueil.

Patience

La patience parce que c’est l’attitude de Jésus « qui va des petites choses de la vie communautaire, des petits gestes, jusqu’au sacrifice de soi-même », a déclaré le Pape, pour éviter les guerres intestines au sein des congrégations, les carriérismes dans les chapitres généraux. La vie en communauté exige de la patience, celle de se supporter les uns les autres. Sans elle, impossible de suivre le Christ, impossible de compatir aux souffrances du monde, de les porter sur ses épaules. L’impatience, notamment devant le manque de vocations, peut s’avérer mauvaise conseillère : On est dans un « pays trop sécularisé », alors on ferme. Non, ça c’est de « l’euthanasie spirituelle », signe d’un cœur consacré qui n’en peut plus, n’a plus le courage de suivre le Seigneur et cède à la désespérance. C’est le chemin mondain, celui de l’ars bene moriendi, l’art de bien mourir. Et on vend au cas où quelque chose arriverait dans le futur. « C’est un signal, un signal que l’on est proche de la mort ». Quand une congrégation commence à s’attacher à l’argent, n’a pas de patience, on tombe dans le second « P », c’est -à-dire dans le manque de pauvreté.

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