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Comment préserver le lien avec mon ado ?

© Luke Porter / Unsplash
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Toujours mien mais plus tout à fait le même, l’enfant trace son chemin vers l’âge adulte. Il apparaît sous un nouveau jour et les rapports avec lui ne sont pas toujours simples. Découvrez des conseils chargés de bienveillance pour l’accompagner et être à ses côtés pendant toute l’adolescence.

Avec la liberté à l’horizon, l’adolescence est une étape clé dans la vie d’un enfant. Moment de découvertes et d’expériences, il s’ouvre à un nouveau monde. Il prend aussi ses distances avec son foyer, ses repères pour mieux s’émanciper. Au-delà des clichés, c’est un cap pour toute la famille. Une période où l’enfant a aussi besoin d’être accompagné. « Je sens qu’il est nécessaire de préserver le lien avec lui, confie Marie Legrand, référente nationale des Chantiers-Éducation pour les AFC (Association Familiales Catholiques). Pourquoi donc ? Parce que ce temps de bouleversements corporel et émotionnel est un temps difficile pour lui. Ses émotions jouent au yoyo. Il a des difficultés à faire le tri dans ses pensées. Il perd confiance en lui ou se montre arrogant. Parce qu’il a encore plus besoin de savoir que je l’aime d’un amour inconditionnel, d’un amour unique parce qu’il est unique, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Parce qu’il a besoin qu’on pose avec lui un cadre sécurisant ». Maman de quatre enfants, âgés de 13 à 20 ans, Marie Legrand est au cœur de la problématique de l’adolescence. Elle partage avec nous ses expériences et ses conseils pour maintenir une bonne relation avec son enfant et entretenir une belle complicité.

Aleteia : Comment une mère perçoit le passage de son enfant à l’adolescence ?
Marie Legrand : Je le vois dans sa façon de s’habiller, de se comporter. Il veut ressembler à sa bande de copains. Il retrousse ses bas de pantalon ou de chemise. Il veut porter des baskets. Il fait attention à sa coupe de cheveux et se regarde longuement dans le miroir de la salle de bains. Il désire prendre de la distance avec sa famille pour mieux se comprendre, se connaître. Il a le désir de sortir hors de la maison pour retrouver ses amis. Et il ne souhaite faire que ce qu’il lui plait. Avec l’adolescence, tout est amplifié. Dans les très hauts, la joie, les rires, les émotions puissantes comme dans les plus bas, où une mauvaise journée a des airs de fin du monde… Les échanges, les émotions, sont beaucoup plus intenses. Même au niveau sonore. Il n’est pas rare que le ton monte !

Comment peut-on faire face à ces changements ?
En tant que maman, on doit se dire que c’est une évolution logique. Je peux me sentir désarçonnée par son comportement, me sentir amusée par ses réflexions et ses jeux de mots, me sentir apeurée dans ma mission de parent. Et j’accueille en moi ce changement. Il est naturel et bon. Mon enfant est appelé à devenir ce qu’il est. Quelle joie ! C’est à moi de m’adapter à son évolution, à comprendre son monde. Avant une situation de conflits, je me prépare en amont pour mieux appréhender la difficulté. Quand je bouillonne intérieurement parce qu’il est en retard, par exemple, je reste calme et je prends le temps d’abord de le laisser parler, de l’écouter. Je lui explique ensuite le point négatif dans son attitude. Si je lui tombe dessus tout de suite, ça part dans tous les sens, il n’entend pas ce que je vais lui dire.

L’adolescent demande une présence importante ? 
Il a besoin qu’on soit là que pour lui, sans frère et sœur. J’essaye de multiplier les occasions avec une attention entière, exclusive. Tous les moments de qualité sont alors à saisir, que ce soit à sa demande ou à la mienne. C’est souvent en cuisine, un temps récurrent où je suis toute seule et où ils savent qu’ils peuvent me déranger. Je peux le provoquer en l’invitant à éplucher des carottes avec moi ou en passant dans sa chambre, en m’asseyant sur son lit pour lui demander de me raconter sa journée. Quand il rentre de l’école, je me débrouille toujours pour être disponible. Je ne suis pas au téléphone ou en train de travailler, je reste à leur écoute pour parler et je l’incite à me faire part tout particulièrement de son ressenti.

Comment se préserve aussi le lien physique ?
À la maison, c’est plus compliqué avec les garçons. Ils ont la même taille que moi ou sont plus grands. Leur regard envers moi est différent. J’essaye de maintenir le contact, de façon anodine au quotidien. Ensemble sur le canapé, je m’assois tout près d’eux, je me colle. Je m’autorise aussi une bourrade amicale ou je lui tiens le bras quand il me dit quelque chose d’important à ses yeux. C’est une façon de leur montrer l’amour que l’on a pour eux.

Les enfants sont-ils réceptifs à ces petites attentions ?
C’est compliqué à l’adolescence parce qu’il est difficile de leur dire qu’on les aime. Quand ils sont petits on les cajole, on leur donne des noms affectueux… À partir d’un certain âge, ce n’est plus possible. Je profite dans nos échanges de textos pour leur envoyer des émoticônes et j’utilise des réseaux sociaux, comme Whatsapp, pour communiquer avec eux. Je rejoins un peu leur monde et je me fais ainsi plus proche de mes enfants.

Quelle est la place de l’autorité à l’adolescence ?
Les règles sont établies, c’est comme ça ! Je fixe avec mon enfant un cadre qui me sécurise et le sécurise. Je veux, par exemple, toujours savoir ce qu’ils font. En dehors de l’école, je veille à leurs activités avec attention. Lors des spectacles et représentations, je suis toujours présente, c’est important pour eux. Je les encourage aussi à prendre des initiatives, à concevoir des projets. Nos ados ont un idéal de vie élevé. Alors accompagnons-les à hisser et étendre leur voile !

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