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Auto-entreprenariat : j’y vais ou j’y vais pas ?

© Shutterstock
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Que leurs enfants soient encore petits ou qu’ils aient déjà quitté le nid, nombreuses sont les femmes qui souhaitent travailler « autrement ». Et si l’auto-entreprenariat était la bonne solution ? Tour d’horizon de ce statut séduisant et les pièges à éviter.

Rythme de vie plus doux, souplesse dans la gestion du quotidien, désir de retrouver du sens au travail… La liste des raisons conduisant à quitter le statut de salarié est longue. Quand, pour d’autres femmes, c’est le désir de retrouver une activité professionnelle qui les motive. La France compte ainsi un peu plus d’un million d’auto-entrepreneurs, et parmi eux 40% sont des femmes pour une moyenne d’âge de 38 ans. « Notre génération est exigeante : on veut un métier intéressant, qui nous épanouisse humainement et nous permette une meilleure qualité de vie, explique à Aleteia Nadia, une éditrice et auto-enrepreneur. Alors, beaucoup de femmes font le choix de l’auto-entreprenariat ». Depuis neuf ans maintenant, ce régime permet la création d’entreprise individuelle « pour exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale, à titre principal ou complémentaire ». Avec des formalités administratives allégées, un régime d’imposition et de prélèvements sociaux simplifié, le statut a de quoi séduire. Mais tient-il vraiment ses promesses ? Et vous convient-il vraiment ? Pour vous aider à y voir clair et à franchir le pas de l’auto-entreprenariat, voici les idées reçues les plus courantes sur ce statut et les pièges à déjouer.

«  Je peux m’organiser comme je veux ! »

C’est le piège de la flexibilité. Sans contraintes horaires, vous risquez de vous adapter en permanence à vos clients et devenir esclave de votre boulot (disponible 7 jours sur 7 et 24H sur 24).

Notre conseil. Soyez très rigoureuse : donnez-vous des horaires de travail fixes, posez des dates de vacances fermes, refusez de répondre aux sms, tel et mails hors des horaires de boulot.

Parole de pro : « Il s’agit de redéfinir un rythme qui d’habitude est défini par l’entreprise en se donnant à soi-même son propre cadre » Valérie Froger, spécialiste de l’auto-entreprenariat.

« Je vais bosser chez moi, c’est top ! »

C’est le piège lié au lieu de travail. Avec votre nouveau « bureau domestique », vous êtes dans la confusion vie pro/vie perso, dans une frontière poreuse entre les deux univers.

Notre conseil. La rigueur avant tout. Ayez un emploi du temps détaillé et serré, informez vos relations de votre nouvelle activité et de vos plages de boulot, éteignez votre ordinateur et votre lumière en quittant votre espace de travail.

Parole de pro : « Mes copines ne me comprennent pas, elles m’invitent à des cafés, comme si je ne bossais pas, mais je tiens bon », explique Caroline, ancienne cadre du secteur bancaire.

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« Je n’aurai plus de boss ! »

C’est le piège de l’indépendance. Sans entreprise, sans équipe, sans chef, sans cadre, sans évolution de carrière, vous êtes bien trop seule.

Notre conseil. Créez du lien : allez vers les autres, rejoignez un réseau, travaillez dans des espaces de coworking, obligez-vous à rencontrer vos clients « en vrai », mettez en place un partenariat pour rendre des comptes à quelqu’un d’autre que vous.

Parole de pro : « Rejoindre notre association permet avant tout de lutter contre l’isolement que tout créateur d’entreprise subit à un moment ou à un autre de son parcours », détaille Céline Fénié, fondatrice du réseau « Les Mampreneurs ».

« Je vais être bien plus zen ! »

C’est le piège de la sérénité. Risque financier, carnet de commande difficile à remplir, relation « en direct » avec le client sont vos nouvelles sources de stress.

Notre conseil. Soyez prévoyant, voyez loin, lancez-vous en connaissance de cause et obligez-vous à des vrais temps de pause pour évacuer le stress.

Parole de pro : « Personnes anxieuses s’abstenir ! L’auto-entreprenariat est source de nombreuses déconvenues. Par exemple, des agences immobilières m’ont refusé des visites d’appartement au motif que nous étions, avec mon conjoint, des auto-entrepreneurs ! », explique Nadia, éditrice indépendante.

« Je serai à la maison plus souvent  »

C’est le piège de la maîtresse de maison. Dans les murs de votre sweet home, vous risquez de vous laisser happer par les 1001 choses à faire et de succomber à l’appel de l’aspirateur.

Notre conseil. Discutez avec votre conjoint et vos enfants, définissez ensemble les responsabilités des uns et des autres, prenez le temps d’établir un « plan de bataille » et lâchez-prise !

Parole de pro : « Identifier et lister les tâches domestiques qui me reviennent est très libérateur : je réserve ensuite des plages horaires pour les réaliser, en essayant de m’y tenir ! », rapporte Claire, créatrice de bijoux.

« J’aurai du temps pour ma famille »

C’est le piège de la disponibilité. En même temps business-woman et maman (ou aidant pour vos parents âgés), vous n’arrivez pas à dire non à vos proches.

Notre conseil. Pour résister aux sollicitations familiales tout en profitant d’eux, apprenez à travailler autrement (en horaires décalés ou en saucissonnant vos tâches), installez des repères clairs (porte fermée = Maman qui bosse), refusez les appels de vos proches, retravaillez le soir et faites-vous aider.

Parole de pro : « Je vis au rythme de ma fille. Par exemple, je travaille pendant la sieste, mais je la laisse parfois à la crèche pour souffler un peu et pouvoir avancer, sinon je ne m’en sors pas. », raconte Sandrine, « mompreneur » en début d’activité.

« Je pourrai me salarier ! »

C’est le piège du statut. Moins de cotisations sociales mais moins de prestations (pas d’indemnités d’arrêts de travail, pas de RTT), vous mettez du temps — au moins deux ans — avant de vivre de votre activité.

Notre conseil. Soyez réaliste : démarrez avec une réelle assise financière, mettez de l’argent de côté régulièrement, souscrivez une assurance complémentaire professionnelle, lissez vos rentrées d’argent.

Parole de pro : « Décidez si vous voulez que ce statut d’auto-entrepreneur soit un tremplin pour démarrer une activité (avec par la suite une évolution du statut) ou une source de revenus complémentaires. », conseille Nadia, éditrice indépendante.  

Si volonté, discipline, créativité, rigueur, autonomie, constance, persévérance et détermination sont vos maîtres-mots, lancez-vous sans hésitation. Vous déjouerez facilement ces pièges et vivrez avec bonheur la passion d’entreprendre.

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