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Centrafrique : nouvelle attaque contre l’église Notre-Dame de Fatima

UN MUSLIM WOMAN TEARS
FLORENT VERGNES / AFP
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Selon la Croix-Rouge centrafricaine des affrontements à Bangui le 1er mai ont fait 16 morts, dont un prêtre, et 99 blessés.

Un climat d’extrême tension règne aujourd’hui à Bangui après une nouvelle flambée de violence qui a frappé, le 1er mai, la capitale centrafricaine. En réaction à des échauffourées avec la police, un groupe d’autodéfense a attaqué l’église Notre-Dame de Fatima dans laquelle étaient rassemblés des centaines de fidèles pour une messe en hommage à saint Joseph, patron des travailleurs. Selon la Croix-Rouge centrafricaine, le bilan des affrontements est de 16 morts et 99 blessés, dont un prêtre, l’abbé Albert Toungoumalé-Baba. Selon des précisions de Fides, le prêtre tué est un prêtre centrafricain – l’un des plus âgés du Diocèse de Bangui – qui se trouvait là pour une célébration en tant qu’aumônier du mouvement Fraternité Saint Joseph. Selon des propos recueillis par Radio Vatican auprès du père carme déchaux italien Federico Trinchero, du couvent Notre-Dame du Mont Carmel à Bangui, l’abbé était très connu et très estimé par la population pour ses actions en faveur de la paix et du dialogue dans le pays, et son aide aux milliers de réfugiés fuyant les violences de la guerre déclenchée en 2013.

L’église de Fatima avait déjà été attaquée en mai 2014. Attaque au cours de laquelle une quinzaine de personnes avaient été tuées dont un prêtre, l’abbé Paul-Emile Nzalé, âgé de 76 ans. L’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga,et l’imam Omar Kobine Layama, président de la communauté islamique de Centrafrique, ont appelé les citoyens à revenir au calme et à la paix. Sur les ondes de Radio Vatican, le cardinal Nzapalainga a réitéré l’appel, invitant les citoyens à « ne pas céder » aux violences mais à « relancer et vivifier » leur foi, en  « rallumant l’espérance et le désir de réconciliation et de dialogue » en eux, à « se regarder en face » pour construire l’avenir des centrafricains ».

Pour la Minusca, la Mission des Nations unies en Centrafrique, les responsables de cette nouvelle escalade sont les hommes du groupe d’autodéfense de Force. C’est l’arrestation d’un membre de cette milice il y a trois semaines au quartier musulman du PK5 qui aurait provoqué cette attaque. Les forces de sécurité intérieure sont parvenus à repousser les assaillants vers le KM5. Mais une foule en colère, rapporte RFI,  a décidé de transporter le corps de l’abbé tué vers la présidence. Le cortège est alors passé par le quartier de Lakouanga où une mosquée a été détruite et deux hommes brûlés vifs. La marche a atteint ensuite le centre-ville avant d’être dispersée non loin de la présidence, en fin d’après-midi.

Les membres du G5, qui regroupe l’ONU, l’Union africaine, l’Union européenne, les États-Unis, la France et la CEEAC, ont condamné « la manipulation de la religion pour servir les intérêts de groupes criminels est inacceptable » et invité tous les Centrafricains « à faire preuve de modération et résilience et à résister aux manipulations qui veulent faire retomber le pays dans le piège de la violence et de la vengeance ».

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