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Comment apprendre à nos enfants à vivre mieux avec moins ?

LITTLE GIRL PLAYING GARDEN
By FamVeld | Shutterstock
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Être ravi d’une cabane réalisée avec deux chiffons, heureux d’une chasse aux trésors ou comblé d’un cadeau longtemps désiré. Avec peu de choses, un enfant peut être le plus heureux du monde. La preuve avec ces dix pistes à suivre pour vivre mieux avec moins.

Sans jouets en pagaille ou tablette à disposition, les enfants apprennent à inventer, créer et participent un peu plus à la vie de famille. Une autre éducation, prônant l’expérience pour capter la chance de vivre plutôt que d’avoir. C’est aussi une nouvelle approche du quotidien pour tous, les parents étant le premier exemple. Un rien devient un trésor et le bonheur à portée de main.

Découvrez dix nouveaux réflexes à adopter, suggérés par Pascale Morinière, vice-présidente des AFC (Associations familiales catholiques) et responsable nationale du secteur Éducation, et de Sioux Berger, auteur de « Mon défi minimaliste » (éditions Marabout) et naturopathe, pour donner le goût d’une vie plus simple aux enfants.

Accepter que les enfants s’ennuient

À vouloir tout le temps occuper les enfants, on les empêche de développer leur imagination et de s’inventer des jeux. C’est un cercle vicieux. « En abreuvant les enfants d’activités, sans laisser de temps mort, on leur apprend à solliciter tout le temps un adulte, prévient Sioux Berger. Dès qu’ils ont fini, ils se retournent vers le parent pour demander “On fait quoi maintenant ?”. Si les enfants ne savent pas quoi faire et qu’ils tâtonnent, on peut toujours lancer l’activité, un jeu ou une cabane et les laisser inventer la suite. »

BORED LITTLE BOY
By Joshua Resnick | Shutterstock

Faire des choses « maison » avec les enfants

« On croit toujours que les enfants aiment faire des choses extraordinaires, souligne Sioux Berger. Ce n’est pas la peine que ce soit Disneyland tout le temps ! En invitant les enfants aux tâches du quotidien, comme faire la cuisine ou étendre le linge, ils sont heureux dans la vie de tous les jours. » Une façon de mettre en avant des valeurs essentielles. « L’éducation passe aussi beaucoup par le jardinage, le bricolage ou la couture, note Pascale Morinière. À travers tout ce qu’on développe comme une intelligence de la main, il y a en réponse une estime de soi. “Je l’ai fait moi-même et j’en suis fier”. »

Apprendre aux enfants la notion du désir

Différer une envie, ne pas céder à tout : les enfants ont besoin de savoir patienter. « C’est l’apprentissage de la tempérance, “je n’ai pas tout, tout de suite”, indique Pascale Morinière. Une valeur forte dans l’éducation chrétienne. À Noël, par exemple, la dimension d’attente pour ouvrir ses cadeaux est importante. Idem quand l’enfant a un désir, on attend son anniversaire ou un moment clé pour lui offrir. »

Préférer des jeux simples

En accumulant les jouets dans une chambre d’enfant, il ne sait plus avec lequel s’occuper. Préférer les jeux sans piles peut être une première règle pour limiter les complications. Éviter les achats inutiles, opter pour peu de choses utilisées au quotidien et avec une valeur ajoutée. « Certains jouets sont plus créatifs que d’autres, indique Sioux Berger. Des Kaplas, de la pâte à modeler ou des Lego stimulent l’imagination des enfants, au lieu de leur acheter une voiture toute faite. Cela peut aussi être un jeu de pistes avec des cailloux numérotés et des énigmes sur la nature. Quand ils trouvent la réponse, ils ont une boîte avec quelques bonbons et sucreries. Pas besoin de beaucoup, c’est la chasse elle-même qui les amuse. »

CHILD IN THE GARDEN
By Juliya Shangarey | Shutterstock

Regarder et observer la nature

Avec l’envie de retrouver une certaine simplicité de vie, la nature est le premier allié pour amuser petits et grands. « C’est une autre appréhension du vivant, du réel, confie Sioux Berger. Même en pleine ville, on peut nommer certains arbres. Être capable d’observer, de regarder. Demander à l’enfant “Qu’est ce que tu vois ?”. Cela permet de mieux comprendre, de développer son intelligence et de prendre du recul. Réaliser un potager, par exemple, apprend la patience, le soin apporté aux plantes pour qu’elles donnent des fruits et légumes. »

Valoriser l’objet

« Être responsable de ses affaires, c’est aussi chérir l’objet, rappelle Sioux Berger. Avant, une veste, un sac ou un jouet nous suivait plusieurs années. On prenait soin de lui pour le conserver longtemps et peut-être même le transmettre de génération en génération. » Un apprentissage qui se poursuit à l’école. « Au lieu de racheter une règle, une veste perdue dans la cour de récréation ou des ciseaux, l’enfant doit être responsable de ses affaires, poursuit Sioux Berger. »

Garder le cap à l’adolescence

« À l’adolescence, le virage est naturel et heureux, note Sioux Berger. Chez les ados, les vêtements sont importants mais inutile d’avoir une armoire pleine. Je fournis une base avec l’essentiel. Pour les chaussures, par exemple, c’est une paire de tous les jours, une paire de baskets et une paire de bottes en plastique pour le jardin. S’ils veulent quelque chose en plus, c’est un extra. Tu le veux, tu te le payes en faisant un baby sitting ou du jardinage. »

FATHER AND SON WORKING
By Syda Productions | Shutterstock

Investir les enfants dans les décisions de la famille

Avec en ligne de mire l’acquisition d’une certaine maturité, les enfants peuvent être responsabilisés dans la vie de famille. « Quand ils grandissent, on peut leur proposer des collaborations, d’établir le budget de la famille ensemble, par exemple, conseille Pascale Morinière. En ayant une visibilité sur toutes les données, ils peuvent mettre en perspective les choses. On peut les associer aussi dans les choix commun. Par exemple, la maison a besoin d’un coup de peinture. Est-ce qu’on le fait nous-même pour réaliser des économies ? Ou est-ce qu’on le fait faire ? »

Avoir de bonnes bases

Certaines règles semblent un peu passées de mode, elles sont pourtant essentielles pour aider l’enfant à comprendre l’importance de vivre mieux avec moins. « Ne pas gâcher la nourriture et finir son assiette sont des valeurs qui transmettent beaucoup de choses, soutient Pascale Morinière. Quand les enfants sont petits, il n’y pas besoin de longs discours, on met une petite portion et il doit tout finir. Nul besoin de s’énerver, le discours doit être tranquille et calme. »

Leur faire prendre des bonnes habitudes dès le plus jeune âge

En adéquation avec une soif de consommation, tout est fait pour provoquer des besoins dès les premiers mois. « Les bébés s’amusent avec trois fois rien, un trousseau de clé ou un Tupperware et une cuillère en bois !, note Sioux Berger. Tout est dans l’apprentissage et les bébés n’ont pas besoin de grand chose. Le verre avec le bec verseur, la cuillère molle, l’assiette en plastique ou la boîte à musiques, ce sont des superflus. Quand on achète toutes ces choses, on doit ensuite s’en débarrasser. Et après on passe notre vie à gérer des objets… »

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