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Qui est Jésus pour les non chrétiens ?

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La figure de Jésus continue de fasciner les croyants comme les non croyants. Toutes les autres religions lui donnent au moins une petite place. Et les différents courants de pensée ne peuvent pas l’ignorer.

L’Église examine volontiers  « ce que les hommes ont en commun et qui les pousse à vivre ensemble leur destinée » souligne la déclaration du concile Vatican II « Nostra aetate » à propos des relations de l’Église avec les religions non chrétiennes. Depuis que ce texte a été publié en 1965, de nombreux dialogues se sont noués et développés avec les autres religions. Et force est de constater que la figure historique de Jésus interpelle la plupart d’entre-elles et représentant aujourd’hui, au-delà de la diversité des situations, un vrai lieu de rencontre possible entre les religions.

Le « Jésus-être humain » représente en effet une expérience, un foisonnement d’enseignements qui font de lui un « maître universel », aux yeux des croyants comme des non croyants, voire même des indifférents :  Jésus-le sage, le philosophe (juifs); Jésus le prophète (musulmans) ; Jésus, l’homme aux « insignes vertus » (bouddhistes) ; Jésus-incarnation divine (hindous). Il n’est pas une des grandes religions dans le monde qui ne lui donne une petite place. Même dans l’athéisme, on reconnaît la présence de Jésus dans l’inconscient humain comme source de sagesse et tendresse.

Jésus pour les juifs

Jésus est un juif de son époque, né dans une culture et une tradition précise. Dans le judaïsme, Jésus n’est pas vu comme le Messie, mais comme un coreligionnaire qui a bouleversé l’humanité, lui donnant une inflexion nouvelle à partir de ce qu’il a compris de la tradition d’Israël. Pour Gérard Israël, philosophe, historien des idées religieuses et Président de la commission du Crif pour les relations avec l’Église catholique, interrogé par La Croix : « Il est l’homme dont on peut dire, comme Benoît XVI, qu’il a révélé à l’humanité le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu d’Israël ». Tout ce qui parle de Dieu dans le judaïsme est assumé d’une manière ou d’une autre par Jésus. C’est pourquoi le peuple juif a toujours quelque chose à dire au chrétien, estime l’historien. Et pourquoi le judaïsme est la matrice indispensable à la compréhension de la Révélation de Dieu.

Jésus pour les musulmans

On trouve dans le Coran quelques éléments proches de la foi chrétienne comme : l’annonciation, la venue de l’esprit de Dieu, la conception virginale de Jésus (Sourate 19). Pour expliquer sa mission, la tradition musulmane que Jésus succède aux autres prophètes d’Israël (5, 46 ; 57, 27), envoyé aux Fils d’Israël pour confirmer la Torah (3, 49 ; 43, 59-64 ; 61, 6). Jésus (Îsâ) est cité dans dix sourates différentes et revient vingt-cinq fois dans le Coran. Il est décrit comme le fils de Marie qui a donné l’évangile (al-injîl) dont les chrétiens en ont fait un fils de Dieu. Son titre Al-masîh renvoie à son statut « d’envoyé » qui a un message à délivrer. Et le terme Abd Allah (serviteur de Dieu) renvoie à celui de « créature de Dieu », soumise à Dieu, faisant de lui un homme d’une sainteté exemplaire. Il est qawl al-haqq (parole de vérité) (19, 34 2), et mérite le titre de wajîh (digne de considération) (3, 45).

Jésus pour les bouddhistes

Pour les bouddhistes, Jésus est un homme dont les enseignements, donnés à ses disciples puis transmis à ses fidèles jusqu’à nos jours, méritent respect et considération. Il est un personnage admirable, hautement vénérable et digne d’un culte. Le Dalaï Lama, lors d’un séminaire à Londres, en 1994, aux côtés du moine bénédictin Laurence Freeman, a parlé de convergences exceptionnelles entre les traditions bouddhiste et chrétienne, voyant en celles-ci « un immense potentiel d’enrichissement mutuel, surtout dans le domaine de l’éthique et de la pratique spirituelle », comme il le souligne dans son ouvrage « le Dalaï-Lama parle de Jésus : Une perspective bouddhiste sur les enseignements de Jésus », paru juste après. Les bouddhistes reconnaissent à Jésus « une vie très pure, guidée par une morale de haute élévation et de complet désintéressement, tout imprégnée de bonté et de compassion, d’altruisme sincère et de pardon des offenses, allant au besoin jusqu’au sacrifice personnel », selon les divers spécialistes du bouddhisme.

Jésus pour les hindous

L’hindouisme est une religion sans fondateur et sans dogme, basée sur des expériences spirituelles. Les hindous croient à la manifestation de Dieu sur la terre plusieurs fois, d’innombrables fois. Le « Seigneur Jésus » est donc considéré avec respect, car considéré comme une de ces « incarnations divines ». Dieu peut prendre un corps et rester parmi eux lorsque c’est nécessaire. Aujourd’hui encore, des hindous qui critiquent ou même s’opposent à la religion chrétienne reconnaissent en Jésus un maître non seulement pour les chrétiens, mais aussi pour eux-mêmes. Ils n’acceptent pas qu’il soit l’Unique, le Dieu Suprême. Mais il n’ont aucune difficulté à admettre le caractère « divin » de Jésus, explique le jésuite Michaël Amaladoss, dans son ouvrage « Comment les Hindous voient le Christ ». Pour beaucoup d’hindous, Jésus était un être humain exemplaire, qui a appris à vivre par sa parole et son exemple. Il ouvre la voie de la découverte de soi et du comportement moral. Pour les hindous, pas besoin donc de devenir chrétien pour être disciple de Jésus.

Jésus pour les athées

Pour les athées, agnostiques ou indifférents, Jésus est un personnage qui a pesé sur l’histoire comme aucun autre et façonné une civilisation chrétienne. Il reste ainsi une trace de Jésus dans chaque courant de pensée, y compris le plus libertaire, qui se plaira à le ridiculiser, souligne l’Express. Il est souvent présenté comme un maître de sagesse, voire un pédagogue, dont les paroles fortes touchent le cœur de l’homme d’aujourd’hui. La sagesse a sa place dans toutes les religions mais Le sage est une figure indémodable. Quelle que soit l’opinion, cette figure répond au désir de proximité et au besoin d’absolu. Elle peut rapprocher au lieu de diviser. Jésus est l’homme qui s’assume par excellence, qui a tout connu — la peur, le doute, la faim, les larmes — mais va jusqu’au bout, sans jamais cesser d’appeler à l’amour et à la douceur. « Dans sa vie humaine, le Nazaréen est un sujet de réflexion au moins pour son appel à l’amour et pour sa mort sur la Croix au nom d’un idéal indépassable; c’est porteur de sens du point de vue de nombreux athées », estime dans l’Express Mgr Pascal Gollnisch Directeur général de l’Œuvre d’Orient.

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