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Frédéric Ozanam, un laïc à l’assaut de la misère

Wikipedia
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La vie du bienheureux Frédéric Ozanam est à bien des égards une lumière d’espérance pour les jeunes laïcs qui souhaitent fortifier leur foi en se mettant au service du prochain. Il avait à peine 20 ans quand il posa les jalons de la future société Saint-Vincent-de-Paul, le 23 avril 1833.

Antoine-Frédéric Ozanam (1813-1853), historien et essayiste catholique français, est un de ces laïcs qui a su se mettre au service du prochain jusqu’au bout, jusqu’à inspirer l’Église des XIXe et XXe siècles, et après sa mort celle de notre siècle, soufflant sur elle un souffle de renouveau. Au lendemain de l’exhortation apostolique du pape François appelant à la sainteté dans le monde contemporain, la vie du fondateur de la société de Saint-Vincent-de-Paul, qui fête cette année les 185 ans de sa fondation, est un merveilleux exemple d’amour et de charité dont chaque homme est capable, pour la rendre présente au cœur du monde. « Un saint patron n’est pas une enseigne banale pour une société, c’est un type qu’il faut s’efforcer de réaliser, comme lui-même a réalisé le type divin de Jésus-Christ. C’est une vie qu’il faut continuer, un cœur auquel il faut réchauffer son cœur, une intelligence où l’on doit chercher des lumières », disait ce père de famille, béatifié par Jean Paul II le 22 août 1997.

Un maître pour les jeunes d’aujourd’hui

Tout est parti d’une critique lancée par un étudiant alors que Frédéric Ozanam fait ses études de droit à Paris, lit-on dans Le Livre des Merveilles qui rapporte la scène en détail. Jeunes catholiques et incroyants sont réunis pour discuter de sujets divers. « Le christianisme a fait autrefois des prodiges, mais aujourd’hui, il est mort. Vous vous vantez d’être catholiques, que faites-vous ? Où sont les œuvres qui démontrent votre foi et qui peuvent nous la faire respecter et admettre ? », l’apostrophe un des étudiants. Frédéric, fervent catholique, est piqué au vif. « Nous ne pouvons pas laisser passer ça », dit-il à ses amis étudiants, paroissiens comme lui de l’église Saint-Etienne-du-Mont. « Ce soir, nous devons trouver un moyen concret de rendre service ». Félix, Jules, François, Paul, Auguste et Emmanuel, l’écoutent, au début un peu sceptiques. « Que diriez-vous de créer un groupe de personnes qui irait rendre visite aux pauvres chez eux ? », leur propose-t-il. Devant leurs hésitations, il les encourage : « Les pauvres sont nos frères, oui ou non ? Arrêtons de vivre comme des étrangers. En faisant ce genre de petites choses, on pourra rendre le monde meilleur ». Le défi est lancé…

Grâce à sœur Rosalie, une fille de la charité qui travaille dans un quartier pauvre de la capitale, les sept camarades sont introduits chez les familles et deviennent pour eux des soutiens et de vrais amis. Le 23 avril 1833, la petite société vouée au soulagement des pauvres voit le jour sous le nom de Conférence de la charité, et prend pour modèle et patron saint Vincent de Paul qui a donné sa vie aux pauvres deux cents ans auparavant. Très vite beaucoup d’étudiants ou de chrétiens plus âgés les rejoignent pour donner une forme concrète et stable aux dites Conférences de Saint-Vincent-de-Paul qui, deux ans plus tard, se répandront dans le monde entier. Aujourd’hui elles sont 47 000 conférences répandues dans 148 pays du monde, soit 800 000 personnes s’occupant chaque année de près de 17 millions de personnes dans le besoin. Les trois objectifs poursuivis par les fondateurs sont toujours les mêmes : exercer la charité chrétienne envers les pauvres ; préserver moralement les jeunes contre les tentations du monde ; et fortifier leur foi en accomplissant une action à caractère social.

« Plaignons-nous moins de notre temps… »

Frédéric Ozanam rêvait « d’enserrer le monde dans un réseau de charité ». Aujourd’hui, le souvenir de sa vie est une invitation à chaque nouvelle génération à voir dans chaque personne le visage du Christ blessé, et à agir contre ce que tout chrétien et tout homme de bien ne saurait supporter : côtoyer la misère et la souffrance sous toutes ses formes, voir bafouées la dignité et l’intégrité humaine, sans s’en soucier. Parfaite pour notre temps, son appel aux laïcs de l’époque : « Apprenons, tout d’abord, à défendre notre foi sans haïr nos adversaires, à apprécier ceux qui ne pensent pas comme nous, à reconnaître qu’il y a des chrétiens dans tous les camps, et que Dieu peut être servi, maintenant comme toujours ! Plaignons-nous moins de notre temps, et plus de nous-mêmes. Soyons moins découragés, mais soyons meilleurs ».

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