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L’Église reçoit Emmanuel Macron aux Bernardins

EMMANUEL MACRON

Frederic Legrand - COMEO I Shutterstock

Agnès Pinard Legry - publié le 08/04/18 - mis à jour le 10/05/22

Le président de la République est attendu ce 9 avril au Collège des Bernardins pour l'inédite réception organisée par la Conférence des évêques de France (CEF). Aleteia vous détaille ce que l'on sait de cet événement.

L’annonce avait été faite mi-février. Emmanuel Macron, président de la République, se rendra ce lundi soir au Collège des Bernardins, à Paris, afin d’assister à la réception organisée par la Conférence des évêques de France (CEF). « Il y a toujours eu un dialogue régulier entre l’Église catholique et les pouvoirs publics. La parole de l’Église est attendue, et c’est parce qu’elle est attendue que nous organisons cet événement », confie à Aleteia Mgr Olivier Ribadeau Dumas, secrétaire général et porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF).« On nous reproche toujours de nous dissimuler, cette fois nous allons prendre la parole de manière officielle », a souligné pour sa part l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit auprès de quelques journalistes.


PRESIDENT MACRON AND DOMINIQUE LEBRUN

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Inédite sur la forme, cette réception l’est aussi sur le fond. Des ministres, des élus, des chefs d’entreprise, des intellectuels, mais aussi des personnes âgées, handicapées, précaires… 400 invités sont attendus par le président de la CEF, Mgr Georges Pontier. Ils seront accueillis par des scouts. Au mot d’introduction de Mgr Olivier Ribadeau Dumas succèderont trois témoignages de personnes « en fragilité », en binôme avec les bénévoles qui les accompagnent au sein d’associations catholiques (l’Office chrétien des personnes handicapées (OCH), l’Association pour l’amitié (APA) et la Société de saint Vincent de Paul).

Pour l’OCH, ce sont Samuel Bénard, atteint d’autisme, et son frère Florent, qui prendront la parole. Âgés respectivement de 36 et 33 ans, les deux jeunes hommes ont bâti une relation très proche depuis l’enfance. « On nous a demandé de faire un témoignage sur les liens qui nous unissaient en mettant en avant la question de la fragilité par rapport au handicap de Samuel, ce qu’on avait vécu en famille et la richesse que les personnes handicapées représentent pour la société », détaille Florent, qui travaille pour la fondation OCH.




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Prévenus il y a quelques jours, les deux frères auront cinq minutes pour passer leur message. « Le handicap de mon frère n’a pas été un problème pour moi, c’est quelque chose avec lequel j’ai grandi, qui m’a façonné. Je n’aurais pas été ce que je suis aujourd’hui s’il n’avait pas été handicapé. Vu les difficultés auxquelles il a dû faire face, cela m’a permis de m’ouvrir à la différence, à la fragilité. Les personnes handicapées font preuve d’énormément de courage au quotidien pour dépasser ces obstacles, cela donne des forces, en premier lieu celle de relativiser. Ils sont une richesse par leur force de vie, il ne faudrait pas passer à côté », souligne ainsi Florent.

Bibliothécaire pour la mairie de Paris, Samuel Bénard vit dans un foyer de l’Arche. « C’est intimidant comme exercice mais c’est une vraie chance d’avoir une parole qui porte et de la faire entendre aux personnes qui seront là », précise le frère ainé. « Mon but est de mieux faire connaitre le handicap et de faire en sorte que les gens en aient moins peur », précise-t-il encore.




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« L’objectif est de montrer que ce sont les personnes fragiles qui constituent le trésor d’une société », précise-t-on à la CEF. Pour l’APA, c’est un ancien sans-domicile fixe qui viendra témoigner avec son ancien colocataire. « Nous avons choisi de faire cette rencontre juste après Pâques car cette fête nous dit quelque chose sur la force de la vie mais aussi sur sa faiblesse. Par cette réception, notre désir est de la mettre en avant, quel que soit son état, ainsi que l’importance du lien familial, social et intergénérationnel qui l’accompagne. L’Église est celle qui met en valeur en ce lien dans la société », détaille Mgr Olivier Ribadeau Dumas.


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La date de cette réception aux Bernardins coïncide avec un calendrier dense sur de nombreux sujets. Les États généraux de la bioéthique par exemple, dont le bilan d’étape a été présenté le 4 avril, doivent s’achever à la fin du mois. La question des migrants est également au coeur de l’actualité.

BERNARDINS COLLEGE
Stéphane OUZOUNOFF/CIRIC
Le Collège des Bernardins, à Paris.

Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la CEF, prendra la parole près d’une demi-heure après les trois témoignages. Il devrait revenir sur la nécessité de respecter l’être humain dans sa dignité et sa vulnérabilité, mais il ne s’inscrira pas nécessairement dans une opposition frontale avec l’exécutif. Emmanuel Macron prononcera un discours dans la foulée.

Si de nombreuses personnalités devraient être présentes (évêques, représentants des religions, chefs d’entreprise, patron de presse, partenaires institutionnels, éditeurs, artistes – dont Glorious –, éditeurs…), cet événement n’a pas forcément vocation à devenir un rendez-vous annuel, précise Mgr Olivier Ribadeau Dumas.


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Dominique Vermersch, recteur de l’Université catholique de l’Ouest, fait partie des invités. Selon lui, ce rendez-vous est un enjeu « de connaissance de la réalité de l’Église catholique, de ses multiples facettes et ses nombreuses forces vives ». « Par les témoignages que nous allons avoir tout comme le choix du traiteur [«la Table de Cana », un réseau de traiteurs qui développent l’insertion par le travail NDLR], l’Église se montre telle qu’elle est, en toute simplicité, en toute humanité », précise-t-il.

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