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La grâce de ne pas avoir peur de la joie

PALM SUNDAY
Corinne SIMON/CIRIC
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Vous vous souvenez, hier, Jésus se révélait aux disciples d’Emmaüs. Leur mission, ils l’avaient comprise, ils l’avaient acceptée : être témoins de la Résurrection. Ils sont donc allés raconter aux apôtres comment « le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. »

Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Alleluia ! Jésus s’est fait reconnaître par les disciples d’Emmaüs à la fraction du pain. Ils ont tout raconté aux apôtres. C’est alors que Jésus se rend présent au milieu de toute cette petite communauté et Il leur déclare « la paix soit avec vous ! » Puis il leur montre ses plaies et leur demande à manger.

Sommes-nous des chrétiens chauve-souris ?

« Les disciples préféraient penser que Jésus était une idée, un fantôme, mais pas la réalité. Et tout le travail de Jésus était de faire comprendre qu’il était réalité : “Donnez-moi à manger, touchez-moi, c’est moi” ! Un fantôme n’a pas de chair, n’a pas de corps, c’est moi ! », indique le pape François.

Le passage évangélique suggère, que « La peur de la joie est une maladie du chrétien. Nous aussi nous avons peur de la joie et nous disons à nous-mêmes qu’il vaut mieux penser : “oui, Dieu existe, mais il est là-bas, Jésus est ressuscité, il est là-bas” ! Comme pour dire : gardons un peu de distance. Et ainsi nous avons peur de la proximité de Jésus, parce que cela nous donne de la joie. Cette attitude explique aussi pourquoi il y a tant de chrétiens d’enterrement, dont la vie semble un enterrement continuel. Des chrétiens qui préfèrent la tristesse et non la joie ; ils se meuvent mieux non pas dans la lumière de la joie, mais dans les ombres. Tout comme ces animaux qui ne réussissent à sortir que la nuit mais qui à la lumière du jour ne voient rien. Comme les chauves-souris ! Et avec un peu de sens de l’humour, nous pouvons dire qu’il y a des “chrétiens chauves-souris”, qui préfèrent les ombres à la lumière de la présence du Seigneur ». 

Il nous bouscule notre Pape, non ? Il nous invite à nous interroger : sommes-nous des chrétiens chauve-souris ? Préférons-nous l’ombre à la lumière du Christ ? Avons-nous peur de la proximité de Jésus ?

Avons-nous peur de la joie ?

Ce jeudi de Pâques est placé sous le thème de la joie, la joie d’être chrétien. « Nous avons peur de la joie et Jésus, avec sa résurrection, nous donne la joie : la joie d’être chrétien, la joie de le suivre de près, la joie d’aller sur les routes des béatitudes, la joie d’être avec lui. C’est pourquoi il faut surmonter la peur de la joie et penser à combien de fois nous ne sommes pas joyeux parce que nous avons peur. Comme les disciples avaient été battus par le mystère de la croix. D’où leur peur. Et ainsi, les disciples, brûlés par le drame de la croix, ont dit : “non, arrêtons-nous ici ! Lui est au ciel, ça va très bien, il est ressuscité, mais qu’il ne vienne pas une autre fois ici parce que nous n’y arrivons pas !”, poursuit François.

Le Saint-Père a conclu sa méditation en demandant au Seigneur qu’il « ouvre notre esprit, que le Seigneur fasse avec nous tous ce qu’il a fait avec les disciples qui avaient peur de la joie ». Demandons au Seigneur la grâce de n’avoir pas peur de la joie.

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