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Il porte sa croix à travers la Suisse

OLIVIER TARAMARCAZ
© Louis Dasselborne/Le Nouvelliste
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Olivier Taramarcaz, artiste chrétien du canton de Valais traverse son pays natal pendant le Temps pascal avec une croix de 4 mètres.

Sa démarche est née de la lecture des Évangiles, explique-t-il : « J’ai été interpellé par la manière dont Jésus a marché de village en village à la rencontre des hommes et des femmes de son temps ». Ce Valaisan passera par La Chaux-de-Fonds, Neuchâtel, Yverdon, Genève, Nyon, Morges, Lausanne, Fribourg et Montreux, pour enfin terminer son parcours en Valais où il sillonnera les villages entre Martigny et Sion.

Une croix comme un message

Difficile de passer à côté de la croix d’Olivier Taramarcaz sans la voir ! 4 mètres sur 2 pour un poids total de 24 kilos… Et une petite roue de vélo, qui lui permet de déplacer son support d’évangélisation massive à la vitesse respectable de 3 km/h. Il y est écrit verticalement « Je suis le chemin la vérité et la vie. Jésus » et horizontalement « je vous donnerai un cœur nouveau ». Le « pèlerin des montagnes », comme il se décrit lui-même prévoit de parcourir 20 kilomètres par jours.

Il assume parfaitement que son initiative soit voyante, et dénonce la disparition de Dieu, souhaitée par les hommes : « Il n’est pas la bienvenue dans notre société, ni dans nos conversations, ni dans notre réalité quotidienne ». Alors cet artiste, sculpteur et poète converti, mets les pieds dans le plat. Il n’a pas peur de placer Dieu là où on ne le veut surtout pas, c’est-à-dire en plein milieu de l’espace public !

La parole de Dieu et son histoire dans la besace

La grande croix est là pour interpeller, pour susciter la rencontre, sur un coin de trottoir ou au bord d’une route. Olivier Taramarcaz, l’artiste idéaliste à la coupe de beatnik, emporte de quoi entretenir la conversation avec ceux qui seraient attirés par sa démarche. L’Évangile de Jean, et le Nouveau testament en une dizaine de langues différentes, se côtoient dans sa maigre besace.

Il a aussi son petit livre personnel, et c’est l’histoire de sa propre vie, de sa conversion. Avec son style poétique, il explique que la métaphore de saint Paul dans l’épître aux Romains (11,24), l’olivier sauvage greffé sur l’olivier franc, résume sa vie. Olivier était sauvage, or l’olivier sauvage ne produit rien que de petits fruits qui ne donnent pas d’huile…  » Moi qui étais fier de mes petits fruits, je ne produisais rien. Je devais être greffé sur l’Éternel. Cela a changé ma vie. »

Au moment de prendre la route, il se réjouissait par avance de ce pèlerinage : « Rien ne remplace la joie de marcher humblement avec Le Bon Berger, Celui qui m’a donné Sa vie. Il m’a éclairé de la chaleur de son regard. Je me réjouis de cette expérience sur cette terre bénie du Valais. »

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