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Mamans minimalistes ou l’art de vivre esprit léger

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Posséder moins, n’est-ce pas profiter plus ? Le minimalisme à l'origine de la consommation « slow » s'enrichit d'un nouveau phénomène, celui des mamans minimalistes. Mais de quoi parle-t-on ?

Directrice de la Save Childhood Movement, une fondation anglaise qui protège les droits et les libertés des enfants afin qu’ils puissent devenir « des adultes heureux et en bonne santé », Hattie Garlick est aussi une mère de famille inventive. Elle revendique avoir été la première à mettre en pratique le concept de la maman minimaliste. Et il est plutôt radical. Pendant toute l’année 2010, elle n’a rien acheté à son fils, mis à part de la nourriture et des médicaments.

Et si le minimalisme rendait plus heureux ?

Elle a raconté son expérience sur son blog Free our Kids. Le succès de celui-ci l’a encouragé à publier des livres sur le sujet. Puis à créer des groupes sur les réseaux sociaux où de nombreuses mères de famille anglaises ont commencé à échanger des astuces originales pour limiter les dépenses et partager leurs conseils pour apprendre à vivre plus simplement. Bref, sans imiter le choix radical et discutable d’Hattie Garlick, un véritable engouement est née autour de cette idée de maman minimaliste.

Le terme de minimalisme fait d’abord penser au désencombrement de la maison, au rangement et à la gestion du budget familial. Mais le minimalisme est avant tout un mode de vie. C’est une façon consciente de consommer sans excès. Il s’agit de se détacher de ce qui n’est pas nécessaire pour notre bien-être, aussi bien sur le plan matériel que sur le plan relationnel. Voici quatre étapes essentielles proposées par les mamans minimalistes pour trouver la clé du bonheur.

1. On range et on trie les affaires pour garder l’essentiel

La méthode Konmari, imaginée par une spécialiste japonaise du rangement, propose de ne garder que les choses qui provoquent chez nous des émotions positives. Dans cet esprit, les mamans minimalistes préconisent de garder l’essentiel afin de ne pas se laisser envahir par l’accumulation d’objets. Cette première étape permet déjà de gagner de la place chez soi. Elle booste aussi le moral et l’organisation familiale. Une maison minimaliste apaise et permet de ne pas perdre du temps à chercher ses affaires.

2. On se concentre sur les achats indispensables et intelligents

Voici un réflexe précieux à prendre pendant les courses : ce que j’achète est-il vraiment indispensable ? Un seul objet de qualité ne peut-il pas remplacer des gammes entières de produits. Le plus difficile est de ne pas se laisser influencer par des promotions qui cherchent à nous persuader que le superflu est indispensable. Il s’agit d’adopter un nouvel état d’esprit pour mieux consommer. Par la même occasion, c’est une manière de prendre conscience des dangers de la toxicité que de nombreux produits infligent à l’environnement comme à nous-même. Typiquement, cette démarche peut s’appliquer aux gardes-robes. Vaut-il mieux acheter un vêtement de qualité dont on prendra vraiment soin plutôt que de céder à la fast fashion. Cette attitude a deux vertus : elle allège le porte-monnaie et elle libère notre esprit.

3. On devient des adeptes du « fait-maison »

De la couture à la décoration, en passant par la cuisine. Les mamans minimalistes pratiquent le DIY avec une énergie très communicative. L’un des premiers bénéfices partagés sur les blogs et dans les groupes de partage, c’est celui de la redécouverte de notre propre efficacité ! On peut faire beaucoup plus de choses nous-mêmes que nous le croyons. Le retour à l’artisanat familial est une excellente manière de développer sa propre créativité. Il permet de prendre du temps et du plaisir à faire soi-même de belles choses.

4. On se déleste du poids des autres

La dernière étape consiste à se décharger de pressions inutiles. Détachons-nous du regard pesant des autres ! Que ce soit au sein de notre famille ou avec nos amis, nous avons trop souvent tendance à agir, non pas en fonction de nous-mêmes, mais selon les attentes ou les jugements des autres. S’ils sont encore nombreux, ceux qui nous dissuadent d’appliquer une volonté de vivre selon un mode minimaliste, c’est parce qu’ils n’y croient pas. Mais ont-ils cherché à se libérer de leurs (mauvaises) habitudes ?

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