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Les pièces de théâtre qu’il faut avoir vues pour mourir « moins bête »

Le roi Lear
© Le roi Lear, capture Youtube
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À l'occasion de la Journée mondiale du théâtre, célébrée le 27 mars, Aleteia a sélectionné pour vous 10 pièces de théâtre coups de cœur. Comiques, tragiques ou romantiques, chacune invite à réfléchir sur les grandes questions de l'existence.

 


Le Roi Lear par William Shakespeare, 1606


En Grande-Bretagne, le roi Lear réunit ses trois filles car il souhaite partager son royaume entre elles. Celle qui lui dira le mieux qu’elle l’aime recevra la plus belle part. Alors que les deux aînées n’hésitent pas à flatter le vieil homme, la plus jeune, Cordélia, lui déclare avec sincérité qu’elle l’aime et le respecte comme un père, « ni plus ni moins ». Ivre de rage, son père la bannit. Cette pièce explore les relations filiales et nous donne à voir ses failles mais aussi ses richesses.

« L’ingratitude de nos enfants, c’est la bouche mordant la main à qui lui porte la nourriture. »


Tartuffe de Molière, 1669


Tartuffe, faux dévot professionnel, a assis son emprise sur les esprits d’Orgon et de sa mère Madame Pernelle. Menteur, il utilise la fausse dévotion pour tromper tout son entourage et servir  ses intérêts. Pièce écrite par Molière en 1669, l’auteur y dénonce l’aveuglement des uns et l’hypocrisie des autres dans une comédie savoureuse.

« Orgon : Ce que je viens d’entendre, ô Ciel ! Est-il croyable ?
Tartuffe : Oui, mon frère, je suis un méchant, un coupable, Un malheureux pécheur tout plein d’iniquité, Le plus grand scélérat qui jamais ait été. »


On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset, 1861


Dans cette pièce, l’on suit les déboires amoureux de Perdican et Camille, deux jeunes promis l’un à l’autre qui se plaisent mutuellement (quelle bonne nouvelle !). Mais, comme l’a si bien formulé Kant, « le bois dont l’homme est fait est si courbe qu’on ne peut rien y tailler de tout à fait droit ». Camille cache ses sentiments à son soupirant par orgueil, et lorsque celui-ci le découvre, il décide de se venger. La pièce aborde les thèmes des conventions sociétales, de la peur de souffrir, de l’amour… On oscille ici entre drame et comédie.

« On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit :  » J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. »


Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo, 1869


Publiée en 1869 par Victor Hugo, cette oeuvre, écrite sous la forme d’un journal, constitue un véritable manifeste pour l’abolition de la peine de mort. Adapté de nombreuses fois au théâtre, ce roman, rédigé à la première personne, raconte l’histoire tragique d’un condamné à mort, des préparatifs de son exécution jusqu’à son arrivée à l’échafaud. D’un réalisme cru, le spectateur partage, avec effroi, toutes les angoisses du condamné devant l’idée de la mort.

« Ils disent que ce n’est rien, qu’on ne souffre pas, que c’est une fin douce, que la mort de cette façon est bien simplifiée. Eh ! Qu’est-ce donc que cette agonie de six semaines et ce râle de tout un jour? Qu’est-ce que les angoisses de cette journée irréparable, qui s’écoule si lentement et si vite? Qu’est-ce que cette échelle de torture qui aboutit à l’échafaud ? »


Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, 1897


Cyrano de Bergerac (1897) est une comédie héroïque d’Edmond Rostand, inspirée de la vie de Savinien de Cyrano de Bergerac, auteur libertin du XVIIe siècle. Cyrano, mousquetaire dans la compagnie des Cadets de Gascogne, est amoureux de sa cousine Roxane, mais n’ose se déclarer à cause de son nez qu’il juge grotesque, et qui nous vaut la célèbre tirade :

Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse ! »
Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « C’est un roc ! … c’est un pic ! … c’est un cap !
Que dis-je, c’est un cap ? … C’est une péninsule ! »

Finalement, Cyrano vient en aide à un jeune cadet Christian de Neuvillette, épris de la jeune fille : il écrit les lettres d’amour que Christian envoie à Roxanne, et va jusqu’à lui souffler les mots lors de la fameuse scène du balcon.


Antigone d’Anouilh, 1944


À Thèbes, les deux fils d’Œdipe, Étéocle et Polynice, se sont entre-tués sous les murs de la ville. Le roi Créon ordonne d’enterrer uniquement Étéocle, laissant sans sépulture celui qu’il considère comme traître, Polynice. Quiconque enfreindra la loi sera puni de mort. La sœur d’Étéocle et de Polynice, Antigone, ose braver l’interdit en pratiquant des rites funéraires. Pièce adaptée de l’Antigone de Sophocle par Jean Anouilh en 1944, l’auteur dépeint une héroïne résistante face à l’ordre établi et désireuse de rester fidèle à ses idéaux.

« Je ne peux pas dormir. J’avais peur que tu sortes, et que tu tentes de l’enterrer malgré le jour. Antigone, ma petite sœur, nous sommes tous là autour de toi, Hémon, nounou et moi, et Douce, ta chienne… Nous t’aimons et nous sommes vivants, nous, nous avons besoin de toi. Polynice est mort et il ne t’aimait pas. Il a toujours été un étranger pour nous, un mauvais frère. Oublie-le, Antigone, comme il nous avait oubliées. Laisse son ombre dure errer éternellement sans sépulture, puisque c’est la loi de Créon. Ne tente pas ce qui est au-dessus de tes forces. Tu braves tout toujours, mais tu es toute petite, Antigone. Rest avec nous, ne va pas là-bas cette nuit, je t’en supplie. »

 


Dialogue des carmélites de Bernanos, 1949


Cette œuvre s’appuie sur l’histoire des carmélites de Compiègne, guillotinées pendant la Révolution française. Alors que le couvent est menacé, les âmes sont mises à nues. Les religieuses se retrouvent confrontées à leurs peurs et leurs doutes de façon redoutable. La jeune Blanche de La Force, qui vient de rejoindre le couvent, est assaillie par une crainte  irrépressible. Mais dans ce drame qui se joue, un véritable chemin de conversion se dessine pour les unes et les autres.

« La prière ? Eh bien, ma fille, Dieu a voulu qu’il en soit ainsi, non pas en faisant d’elle, aux dépens de notre liberté, un besoin aussi impérieux que la faim ou la soif, mais en permettant que nous puissions prier les uns à la place des autres. Ainsi chaque prière, fût-ce celle d’un petit pâtre qui garde ses bêtes, c’est la prière du genre humain. […] Cette simplicité de l’âme, ce tendre abandon à la Majesté divine qui est chez lui une inspiration du mouvement, une grâce, et comme l’illumination du génie, nous consacrons notre vie à l’acquérir, ou à le retrouver si nous l’avons connu ».


Douze hommes en colère de Reginald Rose, 1953


Pièce de théâtre écrite en 1953 après que son auteur, Reginald Rose, ait été juré dans une affaire macabre. Il s’agit d’un huis clos entre les jurés du procès d’un adolescent noir de seize ans accusé d’avoir poignardé son père. S’ils rendent le verdict « coupable », plus rien ne s’opposera à la peine de mort. Les preuves manquent et l’accusé clame son innocence. Mais les témoignages sont graves, précis et concordants. S’il est reconnu coupable, le jeune homme sera condamné à mort. Onze jurés sur douze votent « coupable ». Le huitième juré explique son veto, analyse les témoignages, décortique les contradictions, et peu à peu le doute gagne les onze autres jurés. Véritable plaidoyer contre la peine de mort, cette pièce a été adaptée au cinéma par Sydney Lumet en 1957.

« Je n’envisage pas de vous faire changer d’avis. Mais la vie d’un homme est en jeu. On ne peut pas expédier pas en cinq minutes ! Et si on se trompait ? », interroge-t-il.

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