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Mon curé, ce phénomène… !  

TWO SOLEMN PRIESTS
By Everett Collection | Shutterstock
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Des paroissiens d’une église de Lyon ont écrit cette prière à l’attention de leur curé. À lire et réciter à l’approche de le Semaine sainte et de Pâques, période qui demande à nos chers curés, pas toujours cibles de propos bienveillants, un effort de tous les instants.

S’il y a bien une chose qui agace un curé c’est quand un paroissien lui dit « finalement vous les curés, vous ne travaillez que le week-end ! ». Il aurait bien envie de répondre « Ah, parce que rendre le Christ présent et vivre mon sacerdoce n’est qu’une affaire de deux jours ». Mais il ne peut pas. Il est déjà suffisamment la cible de critiques, souvent dites dans son dos : « Sermons trop long, trop court, pas assez sévère, trop sévère, pas assez loquace, trop bavard, pas assez ceci ou cela, trop ceci ou cela… ».

Les relations entre prêtres et paroissiens ne sont pas toujours faciles. On l’accuserait de manquer en plus d’humour. Tout le monde commet des erreurs et des maladresses. Et le curé n’échappe pas à la nature de l’homme. Mais contrairement aux paroissiens qui font corps, le curé, lui, reste seul, blessé, et ce genre de phrase peut porter au découragement. Alors des paroissiens plein d’humour, pour souligner leur respect et leur dire qu’il les aime tels quels, ont décidé de composer et transmettre une prière à réciter pour eux:

Oraison d’un laïc pour les curés

Tout d’abord, Seigneur, nous vous remercions de ce que ces hommes aient accepté de devenir nos curés et vicaires.
Si par hasard, ils avaient préféré les pantoufles, une femme et un foyer, nous serions bien ennuyés. Et si c’était comme cela partout ?
Merci, mon Dieu, de leur avoir donné le courage du sacrifice.
Grâce à eux, nous pouvons nous nourrir du Pain de Vie, former des foyers solides, rapproprier notre âme et mourir en paix.

Merci, Seigneur, pour les défauts de nos curés : des gens parfaits supportent mal la faiblesse…
Des gens en toujours bonne santé méprisent les petites natures.
Seigneur, vous avez mieux vu que nous !
Nos curés sont des phénomènes.

Ils doivent être des pédagogues pour les enfants,
Des spécialistes des questions du foyer pour les jeunes ménages,
Des spécialistes psychologiques pour la jeunesse,
Des chefs-d’œuvre de science et de délicatesse au confessionnal.

Ils doivent, aux réunions d’hommes, traiter du problème de l’Église en professeurs
aux réunions de dames, ouvrir l’Évangile en exégètes.
Dans leur visite aux familles cultivées, ils doivent discuter du dernier roman
sous peine de passer pour de gros lourds,
et avec le communiste sympathique
traiter du conflit capital-travail dans ses moindres détails.

Avec les non-catholiques, ils doivent être théologiens à la fois fermes et larges.
Et des historiens avisés avec la J.O.C.
Mais je n’en finirai pas !
J’oubliais qu’ils doivent répondre dans les rues à tous les saluts,
Et s’ils reçoivent, ils doivent être souriants, même s’ils sont à moitié morts.

J’oubliais qu’ils doivent être, chaque dimanche, orateurs, chanteurs et parfois organistes,
et qu’en semaine, il leur faut souvent être électriciens, menuisiers, peintres, cuisiniers, etc.
Seigneur, faites que ces « spécialistes universels », nous les jugions avec l’indulgence
que requiert ce programme incohérent et inhumain.

Faites que nous comprenions que si sur quatorze spécialités,
notre prêtre en réussit la moitié ou le quart,
nous en soyons satisfaits.
Donnez-moi, Seigneur, de lui pardonner ses impatiences ou ses erreurs.

Que je comprenne bien que je n’ai qu’un curé à supporter
et que lui a tous ses paroissiens sur le dos.
Donnez-moi enfin, Seigneur, de lui montrer qu’il n’est pas entouré que d’indifférence.
Donnez-moi la persévérance dans la prière pour les prêtres et leurs vocations.

Ce sera sans doute le meilleur de tout.

Amen.

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