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Cette prière que le diable déteste

DEVIL STATUE
Eurasia Press I Photononstop
France, Languedoc-Roussillon, Aude, Rennes-le-Chateau, La statue du diable
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Quand il entend cette prière, Satan ne peut que battre en retraite.

Satan a les hommes en horreur. Il voue notamment une haine farouche à ceux qui prient du plus profond de leur cœur, surtout s’ils disent une phrase en particulier. Car cette phrase vient contredire celle qu’il aurait dite à Dieu quand il s’est rebellé contre lui.

De nombreux mythes entourent cette rébellion contre le Seigneur au début des temps. Créé comme tous les autres anges pour glorifier et servir le Seigneur, Lucifer, le « porteur de lumière », aurait dû Le servir mais s’en est finalement détourner. De nombreux exégètes ont vu en ce passage du livre de Jérémie une parfaite illustration de cette scission irréversible :

« Oui, depuis longtemps tu as brisé ton joug, rompu tes liens. Tu as dit : “Je ne servirai pas !” » (Jr 2, 20)

Au XVIIe siècle, l’écrivain anglais John Milton écrivit un célèbre poème intitulé « Le Paradis perdu », dans lequel il relate la chute de Satan. Dans un vers, il lui fait dire ces paroles latines : Non serviam, « Je ne servirai pas ». La logique veut donc que la prière que le diable déteste le plus soit tout simplement l’inverse de cette phrase, à savoir : « Je servirai », serviam. Dans son ouvrage Chemin, saint Josemaría Escrivá médite sur cet antagonisme.

Le non serviam de Satan n’a été que trop fécond. Ne te sens−tu pas généreusement poussé à dire chaque jour, décidé à prier et à agir, un serviam, « je te servirai, je serai fidèle ! » qui dépasse en fécondité son cri de rébellion ?

De nombreuses personnes à travers le monde entament leur journée en disant cette courte prière du serviam, vouant ainsi leur journée et leur vie entière à Dieu. C’est une prière du cœur, qui vient contrecarrer le non serviam de Satan. À l’image de la prière de Jésus, très populaire chez les chrétiens d’Orient (« Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur »), elle tient en une phrase que l’on peut répéter à de nombreuses reprises tout au long de la journée, plus particulièrement quand on est soumis à une tentation. On peut alors ajouter : « Je servirai Dieu ».

Cette phrase n’est pas sans rappeler les paroles de la Vierge Marie en réponse à l’ange Gabriel lors de l’Annonciation : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » (Lc 1, 38) Ce simple fait, cette disponibilité totale pour le Seigneur, font que Satan a la Vierge Marie en horreur, comme en témoignent ces dialogues qu’il a eu avec le père Gabriele Amorth, ancien exorciste au Vatican.

Père Amorth : « Quelles sont les vertus de la Madone qui te font le plus enrager ? »
Satan : « Elle me met en colère parce qu’elle est la plus humble de toutes les créatures et parce que je suis le plus orgueilleux. Parce qu’elle est la plus pure de toutes les créatures et que je ne le suis pas. Parce qu’elle est la plus obéissante à Dieu et moi, je suis le rebelle ! »

Servir Dieu, voilà la vraie vocation de toute vie chrétienne, comme l’explique Jésus lui-même dans les Évangiles :

« Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. » (Jn 12,26)

La prochaine fois que vous chercherez une prière permettant de montrer votre loyauté sans faille au Seigneur et de vous confier à sa Providence, dites simplement ces mots : « Je servirai ».

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