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L′abbé Étienne Pernet, apôtre de la tendresse

ETIENNE PERNET
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On le disait doux, timide et modeste. Qui est ce prêtre franc-comtois, déclaré vénérable par le pape Jean Paul II en 1983 ? Et dont le pape François a souligné, encore récemment, l'actualité de son témoignage ? 

Voici un nouveau personnage dont les catholiques pourraient dorénavant s′inspirer. Dans la préface de l′Évangile joue contre joue, la biographie de l′abbé Pernet, à paraître le 6 mars 2018 en Italie, le pape François a salué l′actualité d′un témoignage de tendresse, parfaitement adapté à l′évangélisation. Tant et si bien que pour le pontife, les catholiques d’aujourd’hui doivent à tout prix suivre les traces de cette bonne âme pour, à leur tour, aller au devant des pauvres et des malades… avec tendresse.

Le cœur tendre du père Pernet ne lui a pas toujours rendu service. À ses débuts, il l’a même découragé : après seulement quelques années de séminaire en effet, il prend peur face aux responsabilités ecclésiastiques et part en courant. Mais quelques temps de réflexion suffisent pour le convaincre de répondre à l’appel du Seigneur. Il prononce alors ses vœux définitifs en 1851 chez les assomptionnistes, avant d′être ordonné en 1858. Dès lors, le franc-comtois servira de tout son cœur l’Église et les pauvres.

Un passeport pour aller vers le Bon Dieu

Il consacre alors toute la première partie de son sacerdoce à témoigner de cette tendresse pour les pauvres aux jeunes parisiens dont il a la charge. Très vite, il les invite à ouvrir leur cœur aux misères sociales qui les entourent. Mais cette mission ne suffit pas à combler sa soif de dévouement, le prêtre a l’intuition de fonder une congrégation religieuse pour s’occuper exclusivement des personnes sans sous, abandonnées et malades. C′est ainsi que naissent les Petites Sœurs de l’Assomption, en 1865.

Il avait un tel bon cœur, qu’il n’hésitait pas, même sous un feu nourri, à risquer sa vie pour prendre soin des mourants. « Je donne le passeport à ces pauvres enfants qui vont paraître devant Dieu », disait-il. Puis à quelque soldat qui lui conseillaient de se mettre à l′abri des balles et des obus, il répondit : « Oh! moi, que la volonté de Dieu soit faite, je dois être près de ceux qui souffrent ».

Humblement, inlassablement, le franc-comtois s’engage de tout son être aux côtés des plus fragiles. C’est de cette façon, par sa « proximité » et sa « charité », estime le pape François dans la préface de la biographie, que l’abbé Pernet s’est fait témoin de la « tendresse de Dieu ». Or, le Pape ne cesse de l’affirmer, cette tendresse est l’unique force capable de conquérir le cœur des hommes et de contribuer à l′évangélisation.

Cette approche de l′abbé Pernet se reflète même dans le travail caché et silencieux des religieuses, véritable témoignage d’humilité et de vertu à l′usage de tous. Une œuvre qui « n’a pas perdu sa fraîcheur et sa pertinence », pour le pape François, et qui continue encore aujourd’hui de « procurer la gloire de Dieu par le Salut des pauvres et des petits ». Les petites Sœurs de l’Assomption sont aujourd’hui environ 600 religieuses, réparties en 92 communautés présentes sur les cinq continents.

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