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Padre Pio, l’Église face aux stigmates

PADRE PIO
CPP/CIRIC
Le saint capucin italien Padre Pio commença à avoir des stigmates « visibles » au cours de l'année 1918. Après sa mort, les stigmates disparurent de son corps.
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Seuls les stigmates de saints François d’Assise et de sainte Catherine de Sienne sont officiellement reconnus. La procédure de reconnaissance pour Padre Pio est en cours depuis sa canonisation

Padre Pio a été canonisé par Jean Paul II le 16 juin 2002. Une procédure de reconnaissance des stigmates est depuis engagée. Procédure menée à partir d’escarres détachées de ses stigmates lorsqu’il était toujours en vie et utilisées comme reliques à cet effet. Car, si Padre Pio a souffert de ses plaies aux mains, aux pieds et à la poitrine pendant plus de 50 ans, celles-ci ont disparu à sa mort. La procédure n’a pas encore abouti pour le moment. L’Eglise, très prudente sur le phénomène des stigmates, après la reconnaissance de ceux de saint François d’Assise et sainte Catherine de Sienne, n’en a plus reconnus officiellement.

Procédure complexe

La procédure de reconnaissance est longue car elle demande un examen minutieux de chaque point de la vie du saint. Un examen qui va au-delà d’un simple constat physique. Il ne s’agit pas de contester ou non la réalité des stigmates – vérifiée par des médecins et des scientifiques qui ont aidé l’Église à discerner pour monter le dossier en canonisation – mais de reconnaître officiellement que le saint est « une icône vivante du Christ », qu’en recevant les stigmates il est devenu « un avec le Christ crucifié ». Ce « don », a résumé un jour Benoît XVI lors d’une audience générale centrée sur saint François d’Assise, exprime « son intime identification avec le Seigneur ».

Pour Catherine de Sienne, les stigmates furent l’objet de controverses pendant deux siècles. Les dominicains voulaient leur reconnaissance, les franciscains ne voulaient pas. Objet de la polémique : le fait que ce sont des rayons lumineux qui partaient des cinq parties stigmatisées de son corps et non du sang. Le pape Urbain VIII, en 1630, a finalement tranché, reconnaissant l’authenticité de plaies « lumineuses » et non « sanglantes ». La fête liturgique des « saints stigmates » de Catherine de Sienne a été instaurée en 1727, et fixée au 29 avril.

Divers stigmates

Les stigmates sont des plaies de la peau qui reproduisent les plaies du Christ souffrant, lors de la crucifixion : mains, pieds – à cause des clous –  dos – à cause de la flagellation – thorax – à cause du coup de lance – et tête – à cause de la couronne d’épines -. On appelle ces plaies des « stigmates imitatifs ». Les plaies se referment et se cicatrisent toute seule. Ce sont les plus « fréquentes ». Et puis il y a les « stigmates figuratifs », des plaies d’où s’écoule le sang qui trace sur la peau ou sur un linge, soit des symboles religieux, soit des lettres. Enfin, les stigmates « invisibles » son ceux qui ne se manifestent par aucune plaie mais pour lesquelles il y a un ressenti tout aussi intense de la douleur aux mêmes endroits.

Localisation et périodicité varient selon les personnes, mais ces stigmates, quels qu’ils soient, sont toujours précédés de signes très impressionnants : extases, visions. La personne se sent comme transportée hors d’elle-même, suspendue entre ciel et terre. Autre phénomène remarqué : un parfum « agréable » – et non une « odeur fétide » comme c’est le cas quand il y a décomposition, nécrose ou infection. Chez Padre Pio, les historiens rapportent un parfum de « violette », la violette (indiquant une stimulation à l’humilité), mélangé à un parfum de rose (évoquant la pratique de l’amour).

Impuissance de la science

Ces stigmates s’inscrivent dans un contexte liturgique précis : chaque vendredi, la Semaine sainte ou lors de certaines fêtes. Ils peuvent rester visibles pendant des heures, quelques mois…  ou toute une vie entière, comme Padre Pio qui se sentait torturé continuellement. Le saint capucin avait des plaies perforant ses mains et ses pieds, et celle sur le côté ne cessait de ruisseler de sang. Sans compter la plaie sur l’épaule droite causée par le poids de la croix – la plus douloureuse –  révélée beaucoup plus tard à Karol Wojtyla, futur pape Jean Paul, lors d’une visite en 1947. Malgré les efforts de médecins, ses blessures ne se sont jamais ni fermées, ni aggravées, ni cicatrisées, laissant ces derniers dans l’impuissance.

D’après l’historien français Patrick Sbalchiero, auteur des ouvrages Petite vie de Padre Pio  et Douze énigmes qui défientisabelle la science, bien que certains avancent des chiffres entre mille et deux mille stigmatisés dans le monde, d’autres près de 350, il n’y en aurait selon lui que quelques dizaines. Parmi eux, de grandes figures comme : la bienheureuse allemande Anne-Catherine Emmerick (1774-1824), la polonaise sainte Marie-Faustine Kowalska (1905-1938), l’italien Padre Pio (1887-1968) et la mystique sainte Gemma Galgani (1878-1903) très populaire également en Italie. D’autres sont toujours en attente de béatification : la française Marthe Robin (1902-1981), l’Allemande Thérèse Neumann (1898-1962) et la Suissesse Adrienne Von Speyr (1902-1967). Retrouvez-les dans le diaporama ci dessous.

 

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