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« Dignité de l’homme, préservation de la planète… L’entreprise doit s’emparer de ces sujets »

BERTRAND MACABEO
Stéphane OUZOUNOFF I CIRIC
Bertrand Macabéo, vice-président des EDC.
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Vice-président du mouvement des Entreprises et Dirigeants chrétiens (EDC), Bertrand Macabéo revient pour Aleteia sur les enjeux du Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) qui sera présenté par le gouvernement le 18 avril.

Le 18 avril prochain, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, présentera en Conseil des ministres son Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE). En amont de cette présentation, le président du groupe Michelin Jean-Dominique Sénard et Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT et présidente de Vigeo-Eiris, ont remis le 9 mars un rapport intitulé « L’entreprise, objet d’intérêt collectif ». Dans ce document, ils proposent notamment d’inscrire dans le code civil que « l’entreprise n’est pas seulement au service de ses actionnaires mais qu’elle doit être attentive aux enjeux sociaux et environnementaux de son activité ». Les auteurs du rapport soulignent également l’importance de renforcer la présence des salariés dans les conseils d’administration. Alors que ce document formule une dizaine de propositions, Bertrand Macabéo, vice-président des EDC et associé fondateur de MyCercle, le premier extranet sécurisé et personnalisé que l’on peut créer instantanément, revient pour Aleteia sur la relation qu’entretiennent les Français avec l’entreprise.

Aleteia : Seuls 44 % des Français ont une bonne image des grandes entreprises, d’après un sondage Elabe publié en janvier 2018. Comment l’expliquez-vous ?
Bertrand Macabéo : L’enquête Elabe à laquelle vous faite référence a montré que 71 % des Français avaient une bonne image des entreprises. Mais il existe une ligne de fracture. Si les petites et moyennes entreprises (PME) sont portées aux nues, ce n’est pas le cas des grands groupes : seuls 44 % des Français en ont une image positive et cela malgré le fait qu’ils proposent davantage de protection à leurs collaborateurs. La grande entreprise est malheureusement souvent considérée comme un mammouth au sein duquel l’homme perd son identité. Et peut-être est-ce encore plus fort parmi les jeunes générations : après son école de commerce un de mes fils a rejoint une grande entreprise de télécommunications… qu’il a finalement décidé de quitter peu après afin d’intégrer une plus petite structure. J’imagine que les jeunes actifs ont besoin de retrouver du sens et de se sentir acteurs mais aussi de trouver un équilibre durable entre leur vie professionnelle et personnelle. Ce qui n’est pas systématiquement le cas dans les grandes structures…

Un Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) doit être présenté le 18 avril prochain. Est-ce que cette réforme peut changer cette image des entreprises ?
J’espère sincèrement que ce projet de loi va réconcilier les Français et les salariés avec le monde de l’entreprise. Trop souvent, l’entreprise est associée à l’image d’une machine qui broie les individus et qui ne cherche qu’à être le plus rentable possible. Bien évidemment qu’elle doit être rentable pour être durable mais elle ne se résume pas à cela ! C’est aussi un formidable organe de socialisation et d’épanouissement personnel… à condition que cela soit porté par la direction : l’entreprise reste à l’image de son dirigeant.

Le fait d’ajouter à la rédaction actuelle du Code civil « La société doit être gérée dans son intérêt propre », la mention « en considérant les enjeux sociaux et environnementaux », traduit-il une évolution des mentalités dans la conception de l’entreprise ?
L’intégration des enjeux sociaux et environnementaux dans les missions de l’entreprise est centrale mais cela ne date pas d’hier ! La Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE), par exemple, témoigne d’une ouverture vers la recherche du bien commun. Que ce soit la dignité de l’homme ou la préservation de la planète, l’entreprise doit s’emparer de ces sujets. Depuis 90 ans le mouvement Entrepreneurs et Dirigeants chrétiens (EDC) s’interroge sur la place faite à l’homme dans nos entreprises, au sens de notre activité, au style de management à mettre en place et à la notion de partage des richesses. Loin d’être aliénant, le travail est un lieu essentiel de réalisation de l’homme.

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