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Causes désespérées : Rita, une sainte aussi mal connue que populaire

SAINT RITA
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La dévotion à sainte Rita est bien mieux attestée que sa vie. Grâce à André Bonet qui publie "Sainte Rita" dans la collection Petite vie, on en apprend un peu plus.

Sainte Rita est aussi mal connue qu’elle est populaire. Populaire parce qu’elle est la sainte des causes impossibles. Quand il n’y a plus d’espoir, reste encore sainte Rita. D’où lui vient cette insigne réputation ? Au biographe de répondre, s’il le peut. André Bonet le peut. De sainte Rita il a fait son très pacifique combat. Il sait tout d’elle. Il a déjà publié un livre sur elle (Sainte Rita. La grâce d’aimer, Le Rocher, 2001). Il porte la bonne parole à travers le monde en tous ses sanctuaires. Et il nous propose aujourd’hui cette « petite vie ».

On y apprend que Rita, diminutif de Margherita, est née en mai 1381 près de Cascia, à 40 kilomètres d’Assise, d’une famille de paysans pauvres. Rita correspond pleinement à l’éducation pieuse qu’elle reçoit. Son rêve est de consacrer sa vie à Dieu. Son père, croyant la protéger des violences de cette époque, lui impose le mariage. Son mari est engagé dans les luttes de son temps. Elle l’apaise, le convertit peu à peu, et, autre bonheur, elle accouche de jumeaux.

Mais voici le temps des épreuves. Son mari tombe dans un guet-apens. Ses fils n’ont qu’une idée : le venger. Leur mère préfère les voir morts : une épidémie les emporte. Marquée par ces terribles événements, Rita revient à sa première vocation. Elle est enfin acceptée au monastère Sainte-Marie-Madeleine (aujourd’hui monastère Sainte-Rita) à Cascia, chez les filles de Saint-Augustin. Elle a 32 ans. Elle y vivra une quarantaine d’années, dans l’adoration des souffrances de la Passion. Elle s’adonne à d’effrayantes mortifications qui aboutissent à une forme de stigmatisation : une épine de la couronne du Christ lui fait une plaie incurable au front. De son vivant même, les grâces et les guérisons se multiplient parmi les petites gens qui se pressent au monastère.

Cette vie, René Bonet la raconte avec une dévotion émerveillée. C’est la légende dorée de sainte Rita. Facile de sourire. La foi de ces hautes époques n’est pas celle d’aujourd’hui. Les vies successives, depuis 1600, ne varient pas : elles rapportent ces fioretti, le « miracle » des abeilles, des roses. La vie de Rita est au-delà de l’esprit critique, qui dessèche tout.

Ce n’est qu’en mai 1900 qu’elle est canonisée par le pape Léon XIII, le même jour que Jean-Baptiste de La Salle. Et c’est alors que son culte se répand partout dans le monde — et en France dans les années 1930, à partir d’un sanctuaire marial de Nice, qui devient, après Cascia, le principal lieu de dévotion à la sainte des causes désespérées. La lecture de cette « petite vie » ne peut que renforcer cette dévotion.

Sainte Rita, par André Bonet, Coll. Petite Vie, éditions Artège, février 2018, 222 pages, 9,90 euros.

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