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Cette maladie de l’âme que décrit fort bien C.S. Lewis, l’auteur de Narnia

KOBIETA
Pexels | CC0
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La fierté, quand elle exprime une satisfaction légitime envers un acte ou une personne, est une valeur très positive. Pourtant, poussée à l’excès, elle peut devenir destructrice et se transformer en une vraie maladie de l’âme.

La fierté suscitée par ses propres succès, ou ceux d’un ami ou d’un proche, est un sentiment merveilleux. Époux et parents connaissent bien cette joie immense lorsque leur moitié ou leur enfant réussit quelque chose. Les cœurs se remplissent de joie, d’amour et de plénitude.

Mais attention, si le fondement de la fierté se trouve dans la rivalité et non dans l’amour, celle-ci se transforme en sentiment destructeur. La personne dont la fierté n’est pas animée par l’amour trouve dans la rivalité constante le moteur pour se hisser au dessus des autres. Ses succès la réjouissent parce qu’elle a réussi à vaincre quelqu’un d’autre. Cette personne ne rivalise avec elle-même mais toujours avec les autres.

Dans son livre Les fondements du christianisme, C.S. Lewis a décrit cette attitude avec profondeur. L’auteur du Monde de Narnia dit de la fierté qu’elle « ne vient pas de la satisfaction que nous possédons quelque chose, mais que nous possédons plus que d’autres. C’est la comparaison qui provoque la fierté, qui donne la satisfaction, qu’on est meilleur que les autres ». Si nous n’y prenons pas garde, si nous laissons cette attitude s’incruster dans notre cœur, il sera de plus en plus difficile de dire « stop » et de revenir en arrière. Nous entrerons alors dans une perpétuelle course en avant.

Débusquer cette fierté destructrice

Tels ceux qui, au lieu de vérifier si leurs revenus correspondent à leurs besoins, se compareront aux autres : il trouveront toujours quelqu’un qui gagne plus qu’eux… Ou d’autres qui, au lieu d’élargir leurs connaissances, courent après les notes et les diplômes. Ou encore les personnes qui, au lieu de construire des relations fortes, ne mesurent leur valeur qu’en fonction du nombre de leurs amis, ou du prestige qu’ils représentent.

Cette fierté nous transforme en éternels insatisfaits. Cette attitude nous vole notre joie de vivre. Elle nous prive de l’estime de soi et des satisfactions de la vie. Elle nous empoisonne chaque jour à petite dose. C.S. Lewis la dénonce ainsi : « La fierté, c’est un cancer qui ronge l’esprit, qui dévore chaque possibilité d’aimer et celle de se réjouir. Elle dévore même notre bon sens. Enfin, elle nous mène à la haine, à l’hostilité et à la guerre ».

Voulez-vous débusquer cette fierté destructrice en vous ? Tentez alors d’en dépister les symptômes… sans complaisance et avec objectivité, même si cet examen de conscience peut s’avérer (très) pénible :

  • Que recherchez-vous d’abord chez les autres ? Leurs erreurs ?
  • Aimez-vous les potins ?
  • Dénigrez-vous les autres dès qu’ils ont le dos tourné ?
  • Avez-vous tendance à vous plaindre ?
  • Vivez-vous au dessus de vos moyens ?
  • Ressentez-vous souvent de l’hostilité envers les autres ?
  • Avez-vous du mal à dire un compliment, à exprimer de la reconnaissance ou de l’admiration pour quelqu’un ?
  • Cultivez-vous le ressentiment ?
  • Êtes-vous envieux ?
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