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Grand Corps Malade bouleverse le public en interprétant une chanson pour son épouse

Grand Corps Malade
© Capture / Youtube ONPC
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Invité par Laurent Ruquier le 17 février dernier dans son émission "On n'est pas couché", à l'occasion de la sortie de son dernier album, le slameur Grand Corps Malade a ému le public en interprétant une chanson en live dédiée à sa femme.

Grand Corps Malade — de son vrai nom Fabien Marsaud — slameur connu de la scène française, a été reçu par Laurent Ruquier afin d’évoquer la sortie de son sixième album intitulé « Plan B ». Connu du grand public pour ses chansons à texte, il a aussi ému l’opinion par son histoire personnelle : destiné à une carrière sportive de haut niveau, il a du abandonner son rêve à l’âge de 20 ans en raison d’un grave accident. Après avoir sauté dans un piscine au niveau d’eau insuffisant, il devient tétraplégique. Après des mois de travail, il finit par remarcher mais reste handicapé à vie. L’artiste a retracé son histoire dans le film « Patients », réalisé en 2017, nommé dans la catégorie « Meilleur film » aux Césars 2018.

C’est suite à cet évènement tragique qu’il s’est lancé dans la musique, le « Plan B » comme il raconte, mais qui lui a permis de survivre. En 2003 il découvre le Slam, une poésie orale déclamée sur un rythme scandé. Il commence alors à écrire ses premiers textes autobiographiques sous le pseudonyme Grand Corps Malade et sort son premier album en 2006, « Midi 20 » qui connaît un succès fulgurant dès sa sortie. Dans ce dernier album, plus intime, Grand Corps Malade y évoque sa vision de « l’humanité » et rend hommage à celle qui l’accompagne et qui le soutient depuis plus de dix ans, sa femme.

Accompagné à la guitare par Bruno Dias, Grand Corps Malade a ainsi ému le plateau de l’émission « On n’est pas couché », lorsqu’il a interprété la chanson « Dimanche soir », dédiée à son épouse :

Parce qu’avec toi le temps a pris de nouvelles dimensions
Que ma routine s’est égarée dans ces changements de direction
Parce que les jours de la semaine se mélangent dans ce bazar
Parce que c’est toi, parce que t’es là, je n’ai plus peur du dimanche soir

Parce que ça arrive tellement souvent que je sois en pic de sentiments
Et que ma pudeur accepte quand même de te le faire comprendre gentiment

Parce qu’il paraît que l’homme s’habitue vite, s’habitue trop
Et qu’moi je sais que mes deux mains ne se lasseront jamais de ta peau

Quand je vois tout ce qu’on a construit, je me dis que 10 ans c’est tellement long
Et puis je me dis que c’est tellement court à chaque fois que s’affiche ton prénom
Parce que le temps n’a pas d’emprise sur la couleur de tes yeux
Parce que le vent éteint une petite flamme mais attise un grand feu

Parce qu’on s’est tant rapprochés que nos souvenirs se ressemblent
Parce que quand la vie n’est pas simple, c’est tellement mieux d’être ensemble
Parce que je sais que le lundi, je vais te parler et te voir
Parce que c’est toi, parce que t’es là, je n’ai plus peur du dimanche soir

Je l’ai dans la tête comme une mélodie alors mes envies dansent
Dans notre histoire rien n’est écrit mais tout sonne comme une évidence
Parfois elle aime mes mots mais cette fois c’est elle que mes mots aiment
Et sur ce coup la c’est elle qui a trouvé le plus beau thème

Parce que je te chambre sur tes manies mais que je pourrai plus me passer d’elles
Parce que je me moque de tes défauts mais qu’ils me sont devenus essentiels
Parce qu’avant de te regarder partir, je te vois te maquiller dans le miroir

Parce que c’est toi, parce que t’es là, je n’ai plus peur du dimanche soir
Parce qu’on est libres quand on est forts et plus forts quand nos liens se soudent
Qu’une mauvaise passe devient alors moins profonde que le creux du coude

Parce que tous les nuages du monde n’empêchent pas les pleines lunes
Et que chaque fois qu’elles brillent, c’est nos débuts qui se rallument
Parce que tu sais ce que j’aime, parce que je sais ce que tu veux
Et que c’est quand même une première fois dès qu’on est seuls tous les deux

Parce que 120 mois plus tard, je viens encore juste de te rencontrer
Parce que tu es mon plan A et que tu seras aussi mon plan B

Après 10 ans d’un beau voyage où je me rappelle de chaque seconde
Après 10 ans qui ont vu naître les quatre plus beaux yeux du monde

C’est toi qui as trouvé le plus beau thème de notre histoire
Parce que c’est toi, parce que t’es là, je n’ai plus peur du dimanche soir

Je l’ai dans la tête comme une mélodie alors mes envies dansent
Dans notre histoire rien n’est écrit mais tout sonne comme une évidence
Parfois elle aime mes mots mais cette fois c’est elle que mes mots aiment
Et sur ce coup la c’est elle qui a trouvé le plus beau thème

De sa voix profonde, Grand Corps Malade a touché l’ensemble du public qui écoutait dans un silence religieux les mots du slameur. L’artiste a même réussi à arracher les larmes de l’acteur Bruno Solo, également invité sur le plateau. Un beau moment d’émotion.

Tags:
musique
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