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« Froid de canard », « ça pèle » : d’où viennent ces expressions frigorifiques ?

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« Peler », « faire un froid de canard », « cailler », autant d’expressions, tout à fait de saison, qui semblent sorties de nulle part ! Et pourtant, elles ont bien des origines, latines, argotiques ou cynégétiques.

« Qu’est-ce que ça caille ! » Vous l’avez répété au moins dix fois aujourd’hui, à votre conjoint, vos enfants, votre voisin, à chaque nouveau collègue rencontré dans l’ascenseur ou à la machine à café, dernière source de chaleur et de réconfort, à la boulangère et même au pharmacien. Le type d’expression qui rassemble, fédère et étonne dès lors que l’on songe à leur origine. Alors, d’où viennent ces expressions bizarres liées au froid ?

« Il fait un froid de canard »

NAJPIĘKNIEJSZE MIEJSCA W POLSCE
Jolanta Dyr/Wikipedia | CC BY-SA 3.0
Biebrzański Park Narodowy

L’expression provient de la pratique de la chasse aux canards. Lorsque les lacs et les étangs sont glacés, ils demeurent inaccessibles aux canards, et ces derniers deviennent des proies faciles pour les chasseurs. Ces derniers n’ont qu’à attendre, dans les fourrés gelés, la sortie des canards pour les attraper. L’usage gardera de cette scène de chasse, l’image du chasseur transi de froid, attendant la passée.

Il est amusant de constater que les autres pays ont leur propre imagerie. Ainsi, en Allemagne, en Hongrie, en Italie, en Israël, au Brésil, il fait un « froid de chien », ou un « froid de cochon » en Bavière. En Belgique et aux Pays Bas, on dit «un froid d’ours». Plus imagée ou fantastique, l’expression américaine se dit Cold as a witch’s tit, « froid comme un téton de sorcière », et l’expression argentine Un frio de novela « un froid de roman ».

« Se cailler les miches »

Cailler vient du latin coagulare, « coaguler », désignant la coagulation du sang en caillots causé par un refroidissement. L’expression « se cailler les miches » date des années 1930 et suggère que le froid est tellement intense que le sang caille à l’intérieur des veines et se fige ! Dans l’argot de la fin du XIXe siècle, les miches représentent les fesses. Donc « se cailler les miches » fait référence au froid qui glace littéralement le corps, et ce, jusqu’au postérieur.

« Faire frisquet »

pixabay

Le terme « frisquet » est emprunté au wallon frisque et au flamand frisch qui signifient tous « un peu froid ». Le mot est né en 1827 pour désigner un « petit froid vif, voire piquant » selon le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales CNRTL, un organisme lié au CNRS.

« Ça pèle »

Cette expression argotique provient d’une simple constatation physiologique : lorsque la peau est soumise à un froid intense, elle desquame, c’est à dire qu’elle se détache par petits lambeaux. Autrement dit, elle pèle. C’est en 1918 que l’on trouve la première attestation de l’expression un froid qui pèle. Plus tard, la forme s’inverse, peler de froid, se simplifie en on pèle, le froid devient sous-entendu, avant de devenir pronominale, se peler.

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