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Ces expressions qui ont une origine biblique : « Avoir la tête dure »

VEAU OR
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Découvrez ces expressions que nous utilisons depuis notre plus jeune âge. Certaines ont tellement imprégné notre culture qu’on ne soupçonne pas qu’elles puissent avoir une origine biblique.

Avoir la tête dure

Cette expression est utilisée pour désigner une personne têtue, obstinée, qui change difficilement d’avis, même lorsqu’elle a tort. C’est à la Vulgate, la traduction latine de la Bible, que nous la devons, l’expression hébraïque originale étant littéralement « avoir la nuque raide ».

On la retrouve à plusieurs reprises dans les textes, notamment dans le livre de l’Exode : Alors que Moïse est avec Dieu au sommet du mont Sinaï « quarante jours et quarante nuits » (Exode 24, 18), le peuple d’Israël, resté en bas de la montagne, perd patience et se met à douter. Bravant les commandements de Dieu, les compagnons de Moïse regroupent tout l’or qui est en leur possession, le font fondre et fabriquent une idole, un veau d’or. Ils se prosternent devant lui et lui offrent des sacrifices.

Devant cette attitude de défi, Dieu renvoie alors Moïse avec ces mots :

« Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. » (Exode 32, 9)

Cette expression de peuple à la nuque raide qualifie donc les Hébreux, incapables de fidélité, qui refusent de laisser leur confiance à Dieu et décident de n’en faire qu’à leur tête (dure !).

Accepter le joug de Dieu pour avancer à son pas

Que ce soit dans le Nouveau Testament avec les paraboles de Jésus ou dans les textes de l’Ancien Testament, la Bible regorge de métaphores liées à la nature et à la terre qui faisaient partie du quotidien des Hébreux. Et cette image de la nuque raide est à relier à celle du joug, la pièce de bois servant à atteler deux animaux de trait pour labourer ou tirer un chariot. Pesant sur leur nuque, le joug contraint les animaux à marcher au même pas. Il est alors synonyme de contrainte et de soumission.

Mais symboliquement, le joug est aussi synonyme d’Alliance avec Dieu. Comme le rapporte saint Matthieu dans son Évangile, Jésus invite les hommes à prendre son joug, c’est-à-dire à s’allier à Dieu pour marcher à son pas.

Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme

« Oui mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Matthieu 11, 29-30)

Loin d’une relation d’asservissement et de domination, il s’agit ici d’accepter de se laisser guider sur un chemin de vie en s’appuyant sur la force de l’amour du Christ. C’est cet abandon dans la confiance que refusent les Hébreux, considérant ce joug comme un fardeau au lieu de le voir comme un bienfait.

Tout comme un attelage avec une bête qui résiste et qui refuse de courber son cou aura du mal à avancer, l’attelage de l’Alliance sera sans cesse freiné par l’attitude arrogante d’un peuple à la nuque raide, rétif à la parole de Dieu.   

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