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Agriculteurs, « votre mission est unique et nécessaire »

© Wikimedia Commons
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Un groupe de vingt-cinq évêques de France est attendu au Salon de l’agriculture, le 26 février prochain. Objectif, soutenir les agriculteurs plongés dans une véritable détresse depuis des années.

Ils n’étaient que quinze en 2016, ils seront vingt-cinq le lundi 26 février prochain pour partager les inquiétudes du monde agricole, parfois « la détresse » de tant d’hommes et de femmes qui « travaillent durement sans obtenir la juste rémunération de leur activité », souligne le conseil permanent de l’épiscopat dans une déclaration à la veille du Salon international de l’agriculture, organisé à Paris-Expo du 24 février au 4 mars prochain. Les évêques appellent la société entière à œuvrer pour une meilleure reconnaissance de leur travail, de leur mission unique et nécessaire.

Profession »vitale » pour la société entière

Face à une crise agricole profonde et complexe, les évêques souhaitent encore une fois manifester leur désapprobation pour ce « manque de reconnaissance » et les « préjugés parfois sans nuance » qui affectent les agriculteurs alors que leur mission « unique et nécessaire » est de produire « les aliments dont nous avons besoin pour vivre », rappellent-ils dans leur déclaration. L’agriculture doit garder sa noble mission – « offrir une nourriture de qualité, la plus accessible à tous, et contribuer à l’entretien des espaces ruraux auxquels nous sommes tant attachés » — exhortent les évêques.

Reconnaitre le travail agricole est une question « vitale », et concerne l’ensemble de la société. Pour cela, trois attitudes à l’égard des professionnels du monde agricole sont fondamentales :  Une juste rémunération de leur travail; une bonne protection des terres dont « dépend notre pain quotidien »; le respect d’un « savoir-faire unique » qui doit pouvoir se développer et être transmis ; enfin, une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus, et simultanément pour préserver la nature. Face à la crise socio-environnementale actuelle, ces défis dépassent la seule profession agricole. « Ils nous concernent tous et ils ont une dimension internationale », déclarent les évêques. Ces défis « nous interrogent notamment sur la société que nous voulons pour aujourd’hui et pour demain. Ils nous conduisent aussi à questionner les processus économiques tant mondiaux que locaux, pour que soit mieux pris en compte tout ce qui touche à la sauvegarde de notre maison commune et à son avenir » .

Face au désarroi

Parmi les évêques qui iront rencontrer les agriculteurs et éleveurs, beaucoup ont souligné au micro des médias dans leurs diocèses, les années de crise profonde que traverse le monde agricole, indignés par cette insensibilité sociale face aux souffrances de ceux et celles dont le sort ne saurait dépendre uniquement « des questions économiques, du commerce, de la rentabilité », comme souligné par Mgr Le Saux du Mans.

L’Église sera au salon pour manifester sa sollicitude en « étant présente de façon gratuite… On n’a pas de rôle politique », a-t-il ajouté. Elle sera là pour redire « la grandeur de leur travail », car s’il y a bien une chose qui dit quelque chose de l’homme, a-t-il ajouté, c’est « le rapport à la nourriture, la façon dont elle est produite… L’agriculture, c’est le rapport à la terre, à la création ». De Normandie, les évêques seront cinq à venir. Pour Mgr Christian Nourrichard, évêque d’Évreux, ce sera une première. Face à toutes ces situations de crise qui se succèdent depuis des années, et de voir tous ces agriculteurs et éleveurs lutter pour leur survie, « comment pourrait-on rester insensibles aux drames humains qui s’ensuivent ? », confie-t-il.

Dans les divers diocèses, l’accompagnement est devenu un véritable enjeu pastoral. Les initiatives se multiplient pour offrir une « présence attentive et active » aux professionnels et familles du monde agricole : des conseils diocésains, des communautés locales, des congrégations, des mouvements et associations de fidèles.  Mariages brisés, endettements, suicides… sont les conséquences du désarroi dans lequel est plongé toute cette profession. Les tâches remplies ne sont pas seulement spirituelles, mais aussi sociales.

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