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Petit mémo inspiré pour arrêter de juger son prochain

Carême
© Shutterstock
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Le Carême est le meilleur moment pour corriger nos mauvaises habitudes. Comme de s’exercer à ne plus juger ou condamner son prochain, en repassant les indications que Jésus a laissées.

Jésus disait à la foule : « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés ; remettez, et il vous sera remis » (Lc 6, 37). Le temps du Carême est pour le baptisé un temps d’efforts pour changer sa façon de vivre, pour transformer sa relation avec Dieu. Mais également sa relation avec son prochain. Comment ? En corrigeant parfois de vieux réflexes qui tendent effectivement plus à juger et condamner qu’à respecter les différences – religieuses, culturelles ou ethniques — ou être capable d’ouverture d’esprit à l’égard de l’autre.

Qui mieux que Jésus peut nous indiquer le bon chemin à suivre et accepter les autres tels qu’ils sont ? Le cardinal Albert Decourtray (1923-1994) ancien archevêque de Lyon et académicien, connu pour ses prises de position face à l’intolérance humaine, a retracé ce chemin en listant tout ce que Jésus « n’a pas dit… mais a dit » pour respecter les autres, quels que soient leurs actes, leur statut, leur réputation :

Jésus n’a pas dit : Cette femme est volage, légère, sotte, elle est marquée par l’atavisme moral et religieux de son milieu, ce n’est qu’une femme !
Jésus lui demande un verre d’eau et il engage la conversation. (Jn 4, 1-42)

Jésus n’a pas dit : Voilà une pécheresse publique, une prostituée à tout jamais enlisée dans le vice.
Jésus dit : Elle a plus de chances pour le Royaume de Dieu que ceux qui tiennent à leur richesse ou se drapent dans leur vertu ou leur savoir. (Lc 7, 36-49)

Jésus n’a pas dit : Celle-ci n’est qu’une adultère.
Jésus dit : Je ne te condamne pas. Va et ne pèche plus. (Jn 8, 9-10)

Jésus n’a pas dit : Celle-là qui cherche à toucher mon manteau n’est qu’une hystérique.
Jésus l’écoute lui parle et la guérit. (Lc 8, 43-48)

Jésus n’a pas dit : Cette vieille qui met son obole dans le tronc pour les bonnes oeuvres du Temple n’est qu’une superstitieuse.
Jésus dit qu’elle est extraordinaire et qu’on ferait bien d’imiter son désintéressement.

Jésus n’a pas dit : Ces enfants ne sont que des gosses.
Jésus dit : laissez-les venir à moi et tachez de leur ressembler. (Mt 19, 13-15)

Jésus n’a pas dit : Cet homme n’est qu’un fonctionnaire véreux qui s’enrichit en flattant le pouvoir et en saignant les pauvres.
Jésus s’invite à sa table et assure que sa maison a reçu le salut. (Lc 19, 1-10)

Jésus n’a pas dit comme son entourage : Cet aveugle paie sûrement ses fautes ou celles de ses ancêtres.
Jésus dit que l’on se trompe complètement à son sujet, et il stupéfie tout le monde, ses apôtres, les scribes et les pharisiens en montrant avec éclat combien cet homme jouit de la faveur de Dieu : »Il faut que l’action de Dieu soit manifeste en lui. » (Jn 9, 1-3)

Jésus n’a pas dit : Ce centurion n’est qu’un occupant.
Jésus dit : Je n’ai jamais vu pareille foi en Israël. (Lc 7, 1-10)

Jésus n’a pas dit : Ce savant n’est qu’un intellectuel.
Jésus lui ouvre les voies par une renaissance spirituelle. (Jn 3, 1-21)

Jésus n’a pas dit : Cet individu n’est qu’un hors-la-loi.
Jésus dit : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. (Lc 23, 39-43)

Jésus n’a pas dit : Ce Judas n’est qu’un traître.
Jésus l’embrasse et lui dit : Mon ami. (Mt 26, 50)

Jésus n’a pas dit : Ce fanfaron n’est qu’un renégat.
Jésus lui dit : Pierre m’aimes-tu? (Jn 21, 15-17)

Jésus n’a pas dit : Ces grands-prêtres ne sont que des juges iniques, ce roi n’est qu’un pantin, ce procurateur romain n’est qu’un pleutre, cette foule qui me conspue n’est qu’une plèbe, ces soldats qui me maltraitent ne sont que des fonctionnaires.
Jésus dit : Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. (Lc 23, 34)

Jésus n’a pas dit : Il n’y a rien de bon dans celui-ci, dans celui-là, dans ce milieu-ci et dans ce milieu-là. De nos jours, il n’aurait jamais dit :Ce n’est qu’un intégriste, qu’un moderniste, qu’un gauchiste, qu’un fasciste, qu’un mécréant, qu’un bigot…
Pour Jésus, les autres, quels qu’ils soient, quels que soient leurs actes, leur statut, leur réputation, sont toujours aimés de Dieu. Jamais homme n’a respecté les autres comme cet homme. Il est unique. Il est le Fils unique de Celui qui fait briller son soleil sur les bons et les méchants. (Mt, 5, 48)

En celui qu’il rencontre il voit toujours un extraordinaire possible ! Un avenir tout neuf ! malgré le passé.


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