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Le chanoine Kir, le prêtre qui se cache derrière l’apéritif

ALCOHOL CHAMPAGNE
By Alex Marakhovets | Shutterstock
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Avec 1/3 de crème de cassis et de 2/3 de vin blanc aligoté, le kir a largement dépassé les frontières de la région dijonnaise. Si l’apéritif est devenu une référence nationale, celui qui lui a donné son nom, le chanoine kir, l’est tout autant….

« La vérité est au fond du verre », rappelle le dicton populaire. Et dans le cas du kir, elle porte la soutane. Félix Adrien Kir, plus connu sous le nom de chanoine Kir, est né en 1876 à Alise-Sainte-Reine (Côte d’Or). Prêtre, chanoine et résistant (il fit évader 5 000 prisonniers de guerre français du camp de Longvic), Félix Adrien Kir a été élu maire de Dijon en mai 1945. Un poste qu’il ne quittera qu’à sa mort, en 1968.

Quel rapport avec la boisson ? « Les municipalités Dijonnaises précédentes servaient du champagne lors des réceptions officielles. Mais devant le budget inflationniste que cela représentait, en 1910, le maire en place Mr Barabant décida de servir un vin blanc additionné de liqueur de cassis, détaille le site de la commune d’Alise-Sainte-Reine. Cet apéritif n’avait pas de nom particulier, on disait un blanc cassis, ou plus prolétairement, un blanc casse… ». Lorsqu’il est nommé maire de Dijon en avril 1945, le chanoine Kir a perpétué la tradition tout en multipliant les réceptions qu’il donnait notamment en l’honneur des nombreux jumelages qu’il a noué (plus de vingt sur l’ensemble de son mandat) et des invités de passage.

Pas l’inventeur, le promoteur

Concrètement, s’il n’a pas inventé cette fameuse boisson, il a largement contribué à la populariser. En 1952, il autorise la famille Damidot, propriétaire de la société dijonnaise Lejay-Lagoutte, le droit d’utiliser son nom à des fins commerciales. Pour ne pas peiner les concurrents liquoristes de Dijon, Félix Kir leur donne également la possibilité d’utiliser son nom mais cela donna lieu à…douze années de procès ! Ce n’est que le 27 octobre 1992 que la Cour de cassation rend un arrêt réservant l’exclusivité du Kir à la maison Lejay-Lagoutte, mais cet arrêt ne fut jamais appliqué.

De 1945 à 1967, la chanoine Kir a également été conseiller général de Côte d’Or et député à l’Assemblée nationale. La légende veut que lorsqu’il se rendait à l’Assemblée, il emportait toujours un cabas contenant une bouteille de vin blanc et une bouteille de liqueur de cassis afin d’offrir un kir à ses compagnons de voyage.

Commandeur de la Légion d’honneur, il s’est également fait remarquer à l’Assemblée nationale pour son franc-parler et sa gouaille truculente. Le site de la commune d’Alise-Sainte-Reine rapporte ainsi cet échange entre le chanoine et un de ses opposants. Ce dernier l’apostrophe en ces termes : « Dis donc Kir, tu parles toujours de ton bon dieu, et pourtant, on ne l’a jamais vu, tu es sûr qu’il existe ? ». Le chanoine Kir, faisant référence à son postérieur, lui aurait alors répondu : « Tu l’as jamais vu, et pourtant, il existe ! ». Le chanoine Kir fut le dernier prêtre député à avoir porté la soutane sur les bancs de l’Assemblée nationale. À la tribune de cette dernière, il eut cette formule : « Mes chers confrères, on m’accuse de retourner ma veste et pourtant, voyez, elle est noire des deux côtés ».

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alcool
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