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« Nuit de la solidarité » : Paris compte ses SDF

HOMELESS STREET
KENZO TRIBOUILLARD I AFP
Au moins 31 personnes sans-abri ont perdu la vie dans toute la région Île-de-France depuis le 1er janvier d’après la liste non exhaustive du collectif Les Morts de la Rue.
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Dans la nuit du 15 au 16 février, la mairie de Paris organise une « Nuit de la Solidarité » dont l’objectif est de réaliser « un décompte anonyme de nuit des personnes en situation de rue ». Explications.

Est-ce un constat d’échec ou une manière de mieux cerner le problème afin d’y apporter une solution adéquate ? « Je ne veux plus d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois […] C’est une question de dignité, une question d’humanité et d’efficacité », avait déclaré Emmanuel Macron fin juillet 2017, à Orléans, lors d’un discours sur l’accueil des migrants. Ce mardi, le président de la République a reconnu que l’exécutif n’avait pas réussi à honorer cette promesse. Mais pour y arriver, encore faut-il savoir de qui on parle et combien de personnes sont concernées. Dans la nuit du 15 au 16 février, la mairie de Paris organise ainsi sa première « Nuit de la Solidarité » dont l’objectif est de réaliser « un décompte anonyme de nuit des personnes en situation de rue ».

Pour mémoire, ce débat avait déjà créé une polémique fin décembre quand Julien Denormandie, secrétaire d’État à la Cohésion des Territoires, avait affirmé : « Les chiffres que nous avons, c’est à peu près une cinquantaine d’hommes isolés en Île-de-France, pour être très précis. » Ces propos avaient fait bondir Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité : « C’est tellement étranger à la réalité que cela décrédibilise la parole publique. […] Le Samu social estime de 2000 à 3000 le nombre de personnes durablement à la rue à Paris », avait-il réagi dans un entretien au Journal du dimanche.

« Une photographie, à un instant donné »

Concrètement, « plus de 300 équipes » constituées de professionnels du secteur social (fonctionnaires de la Ville, associations) et de Parisiens bénévoles, quadrilleront Paris, « rue par rue et selon un itinéraire précis », détaille la mairie. Les secteurs les plus complexes seront « parcourus par les maraudes professionnelles ». L’idée est d’avoir une « photographie, à un instant donné, du nombre de personnes en situation de rue sur un territoire délimité à Paris intramuros », souligne encore la mairie de Paris.

Seront présents lors de cette « Nuit de la solidarité » les signataires du Pacte de lutte contre la grande exclusion (le Samu social de Paris, SNCF, la Fédération des acteurs de la solidarité, EDF, l’Agence régionale de santé d’Île-de-France, pôle emploi, l’AP-HP, la RATP…), plusieurs associations (le vicariat pour les solidarités du diocèse a par exemple appelé les associations caritatives catholiques à y participer) et quelques 1 800 bénévoles.

40% des capacités d’hébergement d’urgence d’Ile-de-France

Si cet événement témoigne d’une situation inacceptable – au moins 31 personnes sans-abri ont perdu la vie dans toute la région Île-de-France depuis le 1er janvier d’après la liste non exhaustive du collectif Les Morts de la Rue (CMDR) –, la ville de Paris est en première ligne dans l’accueil et l’hébergement des plus démunis. La capitale, qui dispose de 10 000 places d’hébergement d’urgence et en a ouvert plus de 1 000 supplémentaires dans le cadre du plan « grand froid », cumule à elle-seule 40 % des capacités d’hébergement d’urgence d’Île-de-France. En parallèle, « à Paris, on dispose de 16 000 places d’hébergement pérennes. Ce sont 2500 places de plus qu’en 2014, grâce à la mobilisation conjointe de la ville et de l’État. Nous y ajoutons 1500 places pendant l’hiver, sans compter d’autres initiatives, comme les 160 places du dispositif Hiver Solidaire ouvertes par les paroisses », a détaillé Anne Hidalgo dans un entretien à la Croix.

Plus globalement, chaque soir en Île-de-France, plus de 30 500 personnes sans domicile sont hébergées dans des centres spécialisés dans l’accueil d’urgence, la stabilisation ou l’insertion et plus de 33 000 personnes sont accueillies dans des hôtels, détaille la direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement (DRIHL). Les dispositifs de logement de transition (Solibail …) accueillent pour leur part près de 16 000 personnes.

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