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Comment soutenir les proches d’un malade en fin de vie ?

DYING MAN
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Ils doivent être forts pour accompagner un parent en soins palliatifs et sont en même temps confrontés à leurs propres angoisses. Comment apporter du réconfort aux proches d'un malade en fin de vie ? Que dire à ce moment-là ?

Les malades en fin de vie sont soutenus par leur famille, par l’équipe soignante, par des accompagnateurs bénévoles. Mais qui soutient les membres de la famille, confrontés à cette période délicate qu’est la fin de vie d’un père ou d’une mère ? Leur position est difficile car tout en étant confrontés à leurs propres angoisses face à la maladie et à la mort, ils se doivent d’être forts et présents pour soutenir le malade. Comment leur apporter du réconfort lorsqu’ils sont affectés, bouleversés, parfois déboussolés, par l’idée de perdre bientôt un parent ?

Ce serait le rôle de tout un chacun, mais il arrive que l’on se sente mal à l’aise, mal placé, à ne pas savoir quoi dire, ni quoi faire, alors on ne dit rien. Ce qui, soit dit en passant, nous rend encore plus indélicats que si on avait osé quelques mots !

S’intéresser à l’autre

La toute première étape, avant même d’écouter l’autre, est de se mettre dans une position d’ouverture bienveillante. Certains fermeraient volontiers les yeux pour ne pas avoir à aborder le sujet, pour ne pas savoir comment l’autre va réellement. Pourtant, une présence bienveillante et disponible, au moment où un être cher traverse cette épreuve, est un premier pas.

Nul besoin de se mettre la pression pour trouver des paroles de réconfort. Il suffit de donner à l’autre la possibilité de parler de lui-même, de ses peurs, de ce qu’il ressent. La simple question « Comment te sens-tu ? » est un bon début. Veillez à poser des questions ouvertes pour faire naître la discussion et laisser émerger petit à petit les réponses.

Ecouter l’autre

En prêtant une oreille attentive à une personne en train de perdre un proche, vous allez deviner ce qui l’anime : l’amertume, la révolte, la tristesse, le regret, la peur. Laissez-la s’exprimer, autorisez-la à pleurer. C’est ainsi que vous pourrez l’encourager, la rassurer, ou la réconforter. Prouvez-lui votre présence et votre disponibilité. Dites-lui que oui, c’est une épreuve difficile à traverser, mais que vous êtes à ses côtés.

Faire preuve d’empathie à ce moment-là, c’est être prêt à partager avec l’autre toute sa détresse. Plus la personne sentira cette empathie, plus elle s’ouvrira et parlera de ce qui la touche vraiment. Cette attitude n’est pas toujours évidente, il faut le savoir, car réconforter une personne affectée par l’idée de la mort prochaine d’un proche, nous renvoie à l’idée de notre propre mort, et cela fait peur.

Que dire ?

Une fois que vous avez adopté une attitude d’ouverture à l’autre, une fois que vous l’avez écouté, reste à savoir quoi dire ! Une accompagnatrice de malade en soins palliatifs de l’association JALMALV Orléans (Jusqu’à La Mort, Accompagner La Vie) nous livre quelques pistes pour que nous aussi, nous sachions réconforter des personnes éprouvées par la mort prochaine d’un proche.

Inciter les proches à parler sincèrement avec le malade. Parce que bien souvent se met en place un cercle vicieux : la famille n’ose pas parler avec le malade pour le préserver, et de la même manière, le malade n’ose pas parler avec sa famille pour la préserver. Il est utile, donc, d’encourager les proches à oser se parler, en profondeur, à oser délier les langues.

Anselm Grün, moine bénédictin de l’abbaye de Münsterschwarzach en Allemagne, écrit dans son dernier livre Tu peux avoir confiance (Salvator) : « L’accompagnant les encourage à rester auprès du mourant, à lui parler ou à lui tenir la main ; il les assure qu’ils recevront comme un cadeau le fait d’avoir assisté le malade et approfondi leur relation avec lui. Car c’est souvent une chance inespérée qui leur est donnée de pouvoir se réconcilier, se dire des mots d’amour, d’attachement que l’on n’a pas osé prononcer au cours de la vie. »

Déculpabiliser les proches. Bien souvent, les membres de la famille entourant le malade regrettent de ne pas être assez présents. Ils disent régulièrement : « Je ne suis pas assez là », « Je ne viens pas assez souvent ». C’est le moment de les déculpabiliser, en soulignant notamment qu’un malade a aussi, parfois, besoin d’être seul face à lui-même et face à la maladie. Autre cause de culpabilité : ne pas être aux côtés du malade à l’instant où celui-ci décède. Cela peut être vécu comme un drame par les proches, d’autant plus s’ils se sont investis totalement dans l’accompagnement. Là encore, savoir qu’il est fréquent que le malade « lâche prise » quand justement son fils ou sa fille est parti se chercher un café, peut soulager leur conscience.

Encourager les proches à rassurer le malade. Parce que le malade peut s’angoisser à l’idée d’abandonner son mari, sa femme ou ses enfants, il est nécessaire de le soulager en lui disant que telles ou telles dispositions ont été prises, qu’il peut partir en paix.

Enfin, n’hésitez pas à proposer aux proches de prier ensemble pour le malade. La prière est une source inépuisable de réconfort et de grâces. Qu’ils soient croyants ou non, pratiquants ou non, invitez-les à prier avec vous ! Et n’oubliez pas de prier pour eux, afin qu’ils aient la force et le courage de traverser cette épreuve sereinement.

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