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Eugénie Paris, de la pastorale étudiante au synode des jeunes

EUGENIE SYNOD
Âgée de 25 ans, Eugénie Paris est responsable de la pastorale étudiante du diocèse de Rouen.
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Eugénie Paris, Claire Caralp et Adrien Louandre ont été choisis pour être la voix des jeunes chrétiens de France. Du 19 au 24 mars, ils vont participer – comme près de 300 autres venus du monde entier – au pré-synode des jeunes qui se tiendra à Rome à l’initiative du pape François. L’objectif : impliquer la jeunesse dans la préparation du synode des évêques d’octobre sur le thème "les jeunes, la foi et le discernement des vocations". Rencontre.

Normande d’origine, Eugénie Paris, 25 ans, habite à Rouen où elle s’occupe de la pastorale étudiante du diocèse.

Aleteia : Comment vivez-vous votre foi au quotidien ?
Eugénie Paris : Ayant grandi dans une famille catholique, j’ai suivi un parcours relativement « classique » en recevant le baptême et en effectuant ensuite ma première communion, ma profession de foi et ma confirmation. Mais c’est à l’âge de 16 ans, lors d’un voyage à Taizé avec mon lycée, que j’ai redécouvert la foi. D’une certaine manière, ça a été une deuxième conversion. J’ai commencé à prier et à m’engager, à mon rythme. Aujourd’hui je prie la liturgie des heures, les laudes ainsi que les vêpres et je vais à la messe quotidiennement car c’est vraiment l’Eucharistie qui est à la source de toute ma vie chrétienne. Comme beaucoup de jeunes de ma génération j’ai soif de grands rassemblements comme les JMJ mais, au-delà de ces temps forts, je trouve important de mettre le Seigneur au centre de nos vies. C’est avec cet esprit-là que j’avais décidé à l’issu de mon BTS de consacrer un an au diocèse de Rouen en tant que « Jeune Volontaire en Église ».

À côté de mon travail, je suis également des cours de théologie. J’ai choisi de le faire pour approfondir ma connaissance de l’Église : quand on reçoit ce type de mission il faut se former, surtout quand on est jeune… et qu’on est au service des jeunes. C’est important d’avoir ces clefs de compréhension pour répondre aux questions qu’on me pose sur ma foi et la vie de l’Église.

Je dirais également que ma vie spirituelle est nourrie tout particulièrement par trois saints : Jean Paul II, qui a beaucoup écrit sur la question de l’amour humain, un thème important pour les jeunes, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, dont la fête est célébrée le 1er octobre, qui correspond à mon anniversaire et au jour de ma conversion, et enfin sainte Jeanne d’Arc qui est un magnifique modèle de jeune femme ayant vécu sa foi jusqu’au bout. Ces figures spirituelles m’aident à cheminer sur le chemin de la sainteté à laquelle nous sommes tous appelés.

Pourquoi et comment avez-vous été choisi ?
J’ai reçu un courrier de Mgr Percerou, l’évêque accompagnateur de la pastorale des jeunes en France… et je l’ai relu 30 fois car je n’arrivais pas à y croire ! J’imagine que j’ai été choisie pour l’engagement que j’ai auprès des jeunes.

Le « oui » me paraissait évident mais j’ai confié ma réponse à la prière. Je le vis comme un appel en Église, on m’a choisi et c’était à moi de dire oui ou non. J’étais très heureuse, évidemment, mais je me suis également dit que nous n’étions que trois pour représenter la France. C’est une lourde responsabilité tout en étant une très belle expérience à partager avec 300 autres jeunes.

Qu’attendez-vous de ce pré-synode ?
Je suis très heureuse de voir que le Pape souhaite impliquer des jeunes directement dans la réflexion pré-synodale. C’est un vrai effort de réflexion sur la place des jeunes et la manière dont l’Église peut les aider à grandir et à se construire. Quand je dis les jeunes, je parle aussi ceux qui n’attendent rien de l’Église. Je pense qu’ils ont également de grandes soifs à assouvir et qu’il faut réfléchir à la manière dont l’Église peut les rejoindre. La dimension missionnaire de l’Église doit être mise en avant au cours de ce pré-synode.

Quel regard portez-vous sur les jeunes catholiques de France ?
Je suis agréablement étonnée de voir chez eux cette soif de s’engager, de grandir spirituellement. De plus en plus de jeunes s’investissent dans le scoutisme, les aumôneries étudiantes… Il y a une vraie soif de vie intérieure, un désir de participer à l’Eucharistie, à des temps d’adoration.

Mais ils ont également une grande difficulté à s’engager sur le long terme. Aujourd’hui, le désir des jeunes de s’engager se traduit plus par de la spontanéité que par un engagement de long terme. Cela pourrait être une des réflexions de ce synode : comment les aider à prendre des engagements longs ? Si on parle d’une crise des vocations ce n’est pas pour rien ! Les jeunes ont une soif de donner mais éprouvent une grande difficulté à le faire dans la durée. Moi-même je me suis engagée petit à petit. Si mon volontariat avait duré plus d’un an, peut-être l’aurais-je décliné.

Si vous aviez une demande à adresser au Pape… 
J’aurais beaucoup de choses à dire au pape François mais cela ne peut pas rentrer en une phrase. Vous me donnez matière à réfléchir ces prochaines semaines !

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