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Conçus par amour des enfants, les albums du Père Castor inscrits à l’Unesco

ROULE GALETTE
Père Castor
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Depuis le 31 janvier, Poule rousse, Roule galette, Michka, et tant d’autres personnages du père Castor, font désormais partie du registre « Mémoire du Monde » de l’Unesco.

Les archives de la collection de livres pour enfants du Père Castor, conservées dans le Limousin, à la médiathèque du Père Castor à Meuzac, viennent de se voir inscrites au registre « Mémoire du Monde » de l’Unesco. Ces archives, compilées entre 1931 et 1967 par Paul Faucher, fondateur de la collection Père Castor chez Flammarion, comprennent des documents ayant trait à la conception, à la fabrication et à la diffusion des « Albums du Père Castor », mais également des dessins originaux, des correspondances entre l’éditeur et des artistes, des premières éditions, et des courriers d’enfants envoyés au Père Castor.

« Ces livres de jeunesse auxquels des créateurs russes, allemands, polonais, tchèques, hollandais, suédois, belges et français ont collaboré, sont aujourd’hui considérés comme des classiques de la littérature enfantine, traduits dans une vingtaine de langues », indique l’Unesco. Le registre « Mémoire du monde » de l’organisation de l’ONU pour l’éducation, la science et la culture, a pour souci de préserver les ressources documentaires, en les conservant avec des techniques appropriées, mais aussi de les faire connaître, en favorisant leur numérisation par exemple.

Des albums intemporels

Pour l’Unesco, ces ouvrages, ainsi que les jeux éducatifs conçus par L’Atelier du Père Castor, « ont rendu efficients et accessibles au plus grand nombre, les acquis théoriques des pédagogues du mouvement de l’éducation nouvelle », dont Paul Faucher était un pionnier. Les premiers albums remontent aux années 1930, et pourtant, ils ne sont ni démodés, ni dépassés, et plaisent encore aux jeunes enfants. Pourquoi ? Parce que Paul Faucher, leur créateur, s’est consacré à en faire bien plus qu’une histoire. Ils sont devenus de véritables objets affectifs.

« Je suis persuadé que les premiers albums, les premières images, ont sur la sensibilité, sur le goût, sur le jugement des enfants, une influence déterminante et que les bons albums forment de bons lecteurs. C’est que pour l’enfant, l’album n’est pas seulement une histoire, c’est un objet affectif », écrit-il dans la revue L’Ecole nouvelle française, en avril 1961. En outre, Paul Faucher n’a pas cherché, à l’époque, à faire de la publicité. Il n’a pas cherché à séduire la jeune génération, mais à aiguiser leur imagination et leur intelligence. La plupart des livres de littérature jeunesse actuels cherchent plus à attirer les jeunes lecteurs, avec des couleurs criardes et des histoires rocambolesques, plutôt que de les servir, comme le souhaitait l’éditeur.

« Tous ces albums ont été faits pour l’amour des enfants, près d’eux, souvent avec eux, et dans la seule intention de les servir. Ils ont été faits dans le double respect que Pasteur portait aux enfants, pour ce qu’ils sont et pour les hommes qu’ils pourront devenir, avec la volonté de répondre sans mensonge aux élans de leur curiosité et de s’adapter aussi près que possible à leurs capacités, avec l’idée que le meilleur, le plus beau leur est dû », explique-t-il dans la même revue. En inscrivant les Albums du Père Castor au patrimoine de l’Unesco, l’ONU salue et cherche à conserver tout à la fois leur qualité artistique et leur valeur éducative.

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