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Jusqu’où gâter son enfant ?

PARENTS SON CROWN
By Valery Sidelnykov | Shutterstock
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Les parents font tout pour que leurs enfants ne manquent de rien. Mais il arrive que parfois, ils en fassent trop !

Alors qu’il s’attache à donner la meilleure éducation possible, un parent qui gâte son enfant, sous couvert de « je lui offre ce à quoi je n’ai pas eu droit petit(e) », en réalité, ne lui rend pas service. Cela peut aller des déjeuners quotidiens au Mc Do à l’achat continuel de vêtements de marque, de T-shirts qu’il ne porte qu’une fois, de jouets dont il ne profite guère.

Éviter l’engrenage des mauvaises habitudes

Si l’enfant, qui n’a pas encore acquis le sens de la proportion dans ce qu’il demande, voit que tout ce qu’il exige lui est donné, alors il n’arrête pas de demander. Prenons l’exemple des repas. Il arrive que ce soit l’enfant qui décide de ce qu’il veut manger, et non le parent. Et bien sûr, il demande les produits qu’il voit dans les publicités, au détriment de sa santé et de sa croissance. Les parents sont de bonne volonté, ils cherchent simplement à lui offrir ce qu’ils n’ont pas eu plus jeunes, et accèdent à ses désirs. Ceci est un engrenage sans fin et mauvais pour le bon développement de l’enfant.

Les dangers de la projection sociale

Un parent peut parfois chercher à afficher sa position sociale et sa réussite à travers son enfant, en montrant qu’il est capable d’exaucer tous ses vœux. Il veut briller aux yeux de l’enfant lui-même, aux yeux de son conjoint ou de ceux des autres. Alors il prend l’habitude d’offrir des cadeaux onéreux, de partir en vacances au bout du monde, d’organiser des fêtes d’anniversaire dignes de soirées VIP.

Est-ce positif d’éduquer un enfant comme cela ? Au début, l’enfant montrera de l’enthousiasme, mais très vite, on se rend compte que ces élans vers des choses matérielles sont en fait très éphémères. Après la planche à roulettes, il aura envie d’un vélo, puis d’un drone, puis… C’est une chaîne interminable. L’envie sera toujours là, mais les objets, eux, ne généreront plus de joie.

Consumérisme et caprices : vers l’enfant-tyran

Un enfant éduqué dans le consumérisme et le désir instantanément exaucé est blessé. Il n’est pas préparé aux difficultés de la vie. De plus, cet enfant n’apprend pas à distinguer la valeur des choses. Il lui semble que tout est facile à obtenir. Il le veut et il le veut maintenant. L’enfant ainsi éduqué devient un tyran. Sans le savoir, il sera le tyran de ses propres parents parce qu’il exigera de plus en plus d’eux, et leur reprochera de ne pas lui donner ce qu’il demande le jour où, enfin, ils diront non.

Les parents qui agissent de la sorte le font souvent par amour, par ignorance. Mais il est toujours temps de remettre les choses à leur place, d’être aidé par quelqu’un qui, de l’extérieur, aide à fixer des limites aux dépenses et à espacer ce que l’enfant reçoit. La mesure optimale pourrait être : « C’est tout ce dont tu as besoin pour être bien éduqué ». Et l’enfant comprendra, et s’adaptera. Pour son bien.

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