Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Ruée sur le Nutella en promotion dans des grandes surfaces

NUTELLA JAR
JENS KALAENE I DPA
Des pots de Nutella sur une étagère dans un supermarché. Photo:†JENS†KALAENE/dpa
Partager

La gourmandise, un vilain défaut ? Une opération marketing très médiatisée ces dernières heures nous permet de nous rafraîchir la mémoire.

Depuis plusieurs jours une offre promotionnelle circule sur les réseaux sociaux : « -70% de remise immédiate, uniquement du 25 au 27 janvier » sur votre pot de Nutella de 950 grammes. Une annonce qui a provoquée ce jeudi 25 janvier des scènes d’émeutes dans les magasins d’une grande enseigne hexagonale. Près de Saint-Etienne des centaines de pots ont été liquidés en un quart d’heure : « Ça se battait. On a vendu ce qu’on vend en trois mois. Sur les tapis des caisses, il n’y avait que du Nutella » raconte une salariée au quotidien Le Progrès.

Le spectacle offert sur les réseaux sociaux met mal à l’aise. Mais bon nombre de consommateurs, et jusqu’aux lecteurs d’Aleteia, reconnaitront volontiers un faible pour cette pâte à tartiner. Un faible qui a toutes les apparences de la gourmandise…  S’il faut bien relire ce passage de l’Evangile selon saint Matthieu pour l’apprécier, le Christ était lui même décrit par des hommes de son temps comme « un glouton et un ivrogne » (Mt 11, 19). Nous pouvons donc entamer notre pot de Nutella !

Toutefois, le Saint-Curé d’Ars nous rattrape et nous aiguille sur ce sujet : « est-ce que quand nous aimons ce qui est bon, nous pêchons par gourmandise ? Non, nous sommes gourmands lorsque nous prenons de la nourriture avec excès : plus qu’il n’en faut pour soutenir notre corps ». C’est donc peut-être le moment de reposer le pot de Nutella que vous venez d’arracher à votre voisin.

Le Père Pierre-Marie Castaignos de l’Abbaye d’Ourscamp complète sur son blog avec cette explication: « Il n’est pas interdit d’apprécier les bonnes choses ! C’est lorsque c’est désordonné que cela devient mauvais ». Pour mieux discerner posons nous la question : « quelle place la nourriture occupe–t-elle dans mon esprit ? » et sommes nous encore libre, maître de nous même ?

Heureusement Saint Augustin lui même tente de relativiser : « Dans le manger et le boire, qui est celui, Seigneur, qui ne s’emporte pas quelque fois au-delà des bornes de la nécessité ? » (Confessions X, 31).

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]
Pour que la lumière continue à briller dans l'obscurité

Depuis notre création en 2012, le nombre de lecteurs de Aleteia a augmenté rapidement dans le monde entier. Notre équipe est déterminée à fournir des articles qui enrichissent, inspirent et informent votre vie catholique. C'est la raison pour laquelle nous voulons que nos articles soient librement accessibles à tout le monde, mais pour ce faire, nous avons besoin de votre aide. Un journalisme de qualité a un coût (que la publicité sur Aleteia ne peut couvrir entièrement). C'est pourquoi des lecteurs comme VOUS font une différence majeure en faisant un don d'à peine 3 euros par mois.