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Le Chili et le Pérou confiés à la « force motrice » de la Vierge Marie

POPE VIRGIN CARMEL
Vincenzo PINTO - AFP
Le pape François à Santagio du Chili le 16 janvier 2018.
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Entre couronnements et bénédictions, messes et prières faites à Marie, le Saint-Père, rentré à Rome de sa sixième visite apostolique en Amérique latine, laisse derrière lui une abondance de références mariales

Le Pape l’avait annoncé avant de partir dans un message vidéo quelques jours avant son voyage apostolique au Chili et au Pérou : « Je mets ce voyage apostolique et toutes les intentions que nous portons dans notre cœur entre les mains de la Vierge Marie, Mère de l’Amérique, afin que comme une bonne Mère, elle puisse les accueillir et nous enseigner le chemin vers son Fils ». Et il l’a fait concrètement à la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome, la veille de son départ, en déposant des fleurs et se recueillant aux pieds de l’icône de Marie « Salut du Peuple romain », comme il le fait avant chaque voyage international.

L’importance de la Vierge Marie dans les pensées du Saint-Père a des racines profondes liées à la vie religieuse en Amérique latine, son continent d’origine. Les sanctuaires mariaux y sont importants et attirent périodiquement des multitudes de fidèles. Ce sont de vrais centres de spiritualité qui ont permis d’entretenir la foi en Amérique latine face aux difficultés d’une société en évolution, mais face aussi aux attaques provenant de l’extérieur par ceux qui nourrissaient des intérêts de prosélytisme.

Et c’est dans cette mouvance que s’inscrivait ce sixième voyage du Pape dans deux pays d’Amérique latine, le Chili et le Pérou — après le Brésil, Cuba, Équateur, Bolivie, Mexique, Colombie — où abondaient encore une fois les références mariales, rehaussées de plusieurs couronnements : celui d’une statue représentant Notre-Dame du Mont-Carmel et l’Enfant-Jésus, sainte patronne du pays, après une messe devant près de 400 000 fidèles à Santiago du Chili, le 16 janvier dernier ; une autre à Iquique, vénérée sous le vocable de Notre-Dame du Carmel de la Tirana, où les festivités mariales attirent chaque année des centaines de milliers de personnes ; et la Vierge immaculée de la Porte d’Otuzco à Trujillo, le 20 janvier, au Pérou.

Marie, « force motrice » du Pérou

Au Pérou, toutes les localités sont placées sous le patronage d’une dévotion particulière au Christ, à la Sainte Vierge ou à un saint, pour aider le chrétien à « demeurer dans l’espérance ». La Vierge de la Porte, comme son nom l’indique montre « le chemin de la Vie (…) qui ne dépérit pas », a souligné le Pape en clôturant sa visite à Trujillo, dernière étape avant son retour à Rome, rapporte l’agence I-Media.

En la proclamant « Mère de la Miséricorde et de l’Espérance », le Saint-Père entend rappeler que la Mère du Christ indique toujours le chemin qui mène à son Fils. Ce chemin que les chrétiens sont appelés à « démultiplier » pour apporter à tous la bonté miséricordieuse de Dieu. « Chers frères et sœurs, a-t-il assuré, il n’y a pas de meilleure médecine pour soigner tant de blessures qu’un cœur qui connaît la miséricorde, qu’un cœur qui sait avoir de la compassion face à la souffrance et au malheur, face à l’erreur et au désir de se relever, de tant de personnes qui souvent ne savent pas comment y parvenir ».

Et prier la Sainte Vierge c’est aussi penser aux mères et aux grands-mères, la véritable « force motrice » des familles et de la nation toute entière, a réaffirmé le Saint-Père, et ne pas oublier le « rempart » que celles-ci représentent au sein de chaque société. En ce samedi, consacré traditionnellement à la Vierge Marie, cette cérémonie, sur une place noire de monde, fut l’occasion pour le Pape de dénoncer les crimes qui touchent tant de femmes en raison de leur sexe sur le continent américain, et d’exhorter à combattre cette souffrance « cachée derrière tant de murs ». Un terrible fléau — « le féminicide  » — contre lequel, aujourd’hui, seuls dix pays d’Amérique latine – dont le Pérou depuis 2011 — sur vingt ont adopté des lois.

En même temps que la bien-aimée Vierge Immaculée de la Porte d’Otuzco le Pape a honoré d’autres images et statues de la Vierge ou de saints apportées en procession : Notre-Dame de Grandes Grâces de Huamachuco, la Vierge de l’Assomption d’Usquil ou encore les reliques des martyrs conventuels de Chimbote.

Marie, icône de l’hospitalité au Chili

Au Chili, en l’honneur de « Notre Dame du Mont Carmel », Mère et Reine du Chili, qu’il a couronnée lors de sa première messe sur le sol chilien dans le parc O’Higgins de Santiago, le pape François s’est également rendu au sanctuaire élevé en son honneur, après la guerre d’indépendance en 1818, pour y retrouver les jeunes du pays, le 17 janvier. « Comme elle a accompagné tant de Chiliens durant ces deux cents ans, Marie veut continuer à accompagner les rêves que Dieu met dans vos cœurs : rêves de liberté, rêves de joie, rêves d’un avenir meilleur », a déclaré le souverain pontife en encourageant les jeunes Chiliens à être « les protagonistes » du pays dont « rêvent » leurs cœurs. Ce sanctuaire, a-t-il insisté,  est « un foyer pour le Chili, un foyer pour vous, chers jeunes, où Notre-Dame du Carmel vous attend et vous reçoit le cœur ouvert ».

Et Marie était également au cœur de de sa messe à Iquique, le 18 janvier, dernière étape de sa visite dans le pays, centrée sur « l’intégration des peuples ». Dans une région connue pour sa forte piété populaire , il a demandé aux Chiliens de prendre modèle sur Marie en veillant à préserver et transmettre leur joie « aux autres ». Cette terre est une terre de rêve, cependant « faisons en sorte qu’elle soit toujours également une terre d’hospitalité » pour les autres, en l’occurrence les migrants, a exhorté le Pape.

Face « à toutes les situations d’injustice et aux nouvelles formes d’exploitation » qui conduisent beaucoup d’entre eux « à perdre la joie de la fête… à vivre la précarisation du travail qui détruit des vies et des foyers », « efforçons-nous », sur le modèle de Marie, « d’apprendre à être attentifs sur nos places et dans nos villages et à reconnaître ceux dont la vie ‘‘prend de l’eau’’ ; qui ont perdu – ou on leur a volé – les raisons de célébrer. Ceux qui ont le cœur triste. Et n’ayons pas peur d’élever la voix pour dire : ils n’ont pas de vin », a exhorté le Saint-Père.

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