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« Hiver solidaire, c’est l’Évangile en action »

HIVER SOLIDAIRE
Corinne SIMON I CIRIC
L’opération Hiver Solidaire mobilise cette année 27 paroisses parisiennes. Le diocèse de Lyon devrait suivre prochainement le mouvement.
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Porté par des dizaines de paroisses parisiennes, l’opération Hiver solidaire a fêté ses dix ans. Cette initiative tournée vers l’accueil des personnes de la rue n’a cessé de prendre de l’ampleur au fil du temps. Témoignages.

« Je souhaite à nos hivers de se faire chaque année plus solidaires ». Ces mots, prononcés ce vendredi 19 janvier au Collège des Bernardins à l’occasion des 10 ans de l’opération Hiver solidaire, qui mobilise 27 paroisses parisiennes cette année, ont fait leur bout de chemin dans les cœurs de centaines de bénévoles. Étudiants, jeunes actifs, parents, religieux, retraités… Ils sont nombreux ces femmes et ces hommes à avoir choisi de consacrer une partie de leur temps à l’accueil des personnes de la rue dans leur paroisse. Le principe de l’opération : accueillir dans un esprit familial les personnes sans-abri dans les paroisses pendant la saison froide. « Les créneaux – temps du diner, nuit, petit-déjeuner – sont établis en amont et bien délimités ce qui permet à tous les volontaires d’en trouver un qui correspond à son emploi du temps », explique Marie, une étudiante parisienne qui participe à Hiver solidaire pour la deuxième année consécutive.

Des rencontres décapantes

À Saint-Ferdinand-des-Ternes, dans le XVIIe, Hiver solidaire a été mis en place il y a plus de six ans. « La première année, nous avons accueilli deux personnes de la rue, se souvient une paroissienne qui a fait partie de l’équipe lors du lancement de l’initiative. Directement ou indirectement, nous avons vu une centaine de personnes se porter volontaire ». Un engagement que cette retraitée porte en étendard et met au cœur de sa vie de chrétienne. « C’est l’Évangile en action, vous apprenez à vous dépouiller pour aller à l’essentiel. En tant que chrétienne, ces rencontres avec les personnes de la rue m’ont décapé. Face à elles vous ne pouvez pas porter de masque. »

Réfléchissant aux rencontres qu’elle a faites à Hiver solidaire, son sourire se fait doux et ses yeux pétillants. « Je me souviendrais toujours de l’une des deux premières personnes que nous avons hébergées. Opérée d’une tumeur, elle se laissait mourir, lentement mais surement. Au cours de ces quelques mois à la paroisse, nous l’avons vu reprendre goût à la vie et, progressivement, se remettre debout. Elle a aujourd’hui trouvé une place dans une maison. »

Retrouver une dignité, prendre le temps de nouer une relation, ouvrir son cœur à l’autre. Par des gestes, des mots ou tout simplement l’acceptation du silence. C’est en décembre 2008 que Mgr André Vingt-Trois demandait aux paroisses de s’organiser pour accueillir les sans-abris, pendant la saison froide. Depuis ce premier Hiver solidaire, auquel dix paroisses avaient participé, l’initiative a pris plus d’ampleur chaque année. L’hiver dernier, 166 personnes ont été accueillies sur une période de deux à quatre mois, 93 personnes ont trouvé un toit à la sortie, dont 47 en hébergement pérenne et 46 en hébergement d’urgence. L’église Saint-Jacques-du-Haut-Pas, dans le Ve arrondissement, est l’une des paroisses à avoir rejoint Hiver solidaire cette année. Sophie, bénévole, a fait partie du comité d’organisation. « J’ai été touchée par l’alchimie qui est naturellement apparue au sein de notre petit groupe – la paroisse héberge quatre personnes de la rue. Chacun est attentif à l’autre, c’est une vraie ambiance de famille, se réjouit-t-elle. Il faut parfois peu de chose pour réaliser que nous sommes tous frères dans l’humanité, dans le Christ. »

« C’est cette charité qui me donne l’espérance »

Elle, elle les appelle affectueusement les « gars de la rue ». Eux, ce sont des sans-abris qui vivent dehors. En somme, « des gens comme vous et moi », s’amuse Véronique, bénévole à Saint-Ambroise, dans le XIe arrondissement, qui participe à Hiver solidaire depuis sa création. « Quand Mgr André Vingt-Trois a dit de se mobiliser, nous avons répondu à l’appel ! », sourit-elle. Cette année, la paroisse accueille cinq personnes. « Nous disposons d’une grande salle mais nous voulons que cela reste familial, on essaye de faire en sorte que la table ne dépasse pas dix personnes », rappelle également Véronique. Pour elle, Hiver solidaire a permis de fédérer la paroisse : « Des gens venaient à la messe le dimanche mais ne se connaissaient pas ! Cette opération leur a permis de se découvrir tout en changeant leur regard sur les sans-abris ». « Pour moi, les gens de la rue sont des amis qui m’ont permis de (re)découvrir et d’approfondir ma foi. C’est cette charité qui me donne l’espérance. Quand on y réfléchit ce sont eux qui me nourrissent et non l’inverse ».

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